Grand-Sault fébrile à la veille des Jeux

Les Jeux de l’Acadie sont en bonne santé, autant financièrement que sportivement. Tellement, que la directrice générale pense que cette belle manifestation de la vitalité de la communauté acadienne est partie pour un autre 40 ans!

Cet événement créé en 1979 est aujourd’hui devenu le rendez-vous annuel par excellence de plusieurs centaines de jeunes athlètes et participants des quatre coins de l’Acadie.

Mylène Ouellet-LeBlanc parle d’une machine bien huilée qui fonce vers l’avenir à plein régime.

«On peut voir qu’après 40 ans, l’enthousiasme est encore là. Il y a encore de l’intérêt partout où on va. C’est l’une des raisons pour laquelle on veut être à jour et apporter des modifications à nos sports et faire des ajouts, comme la voix des groupes. On veut que les jeunes aiment encore venir aux Jeux de l’Acadie» souligne celle qui est directrice générale de la Société des jeux de l’Acadie depuis 2012.

«On voit que les jeunes veulent encore compétitionner pour pouvoir venir aux jeux. C’est encore important pour eux. On entend aussi beaucoup de parents qui veulent encourager leurs enfants à vivre cette expérience.»

Selon elle, il y a encore de l’intérêt pour l’organisation des jeux parmi les municipalités acadiennes des différentes régions.

«Un de nos objectifs est de rester accessible. On ne veut pas devenir les Jeux olympiques. On essaie quand même de garder ça d’une taille raisonnable.»

Pour mettre sur pied une finale, on parle d’un budget d’environ 400 000$, financé à la hauteur de 10% par la ville hôtesse.

Selon Mylène Ouellet-LeBlanc, la municipalité de Grand-Sault est fin prête pour accueillir la deuxième finale de son histoire, après celle de 1992.

«Je vois des bénévoles courir partout et des gens un peu stressés, mais c’est un beau stress», rigole-t-elle.

«On a ajouté une épreuve au para-athlétisme (le disque) et on a séparé le relais mixte en deux dans l’épreuve du vélo de montagne.»

Au cours des prochains jours, ce sont plus de 1450 athlètes et accompagnateurs qui vont débarquer à Grand-Sault, incluant la délégation invitée (l’Acadie des terres et des forêts).

Ce groupe, qui se veut un petit clin d’œil au Congrès mondial acadien de 2014 tenu dans la région, comprendra des athlètes du Madawaska, du Maine et du Témiscouata.

Tout ce beau monde se rencontrera dans 11 disciplines sportives, un volet de vie active et dans différentes épreuves à saveur culturelle et artistique.

«Notre principal objectif est d’encourager les jeunes à bouger et d’être actifs. C’est aussi un événement important pour la culture acadienne. On voulait donc être inclusif avec les jeunes qui ne sont pas nécessairement sportifs», mentionne la directrice générale.

Pour Mylène Ouellet-LeBlanc, les Jeux de l’Acadie ont toujours eu un petit quelque chose de personnel.

Impliquée au sein de la Société des jeux depuis 2008, elle a d’abord participé comme athlète en 1996 (softball), 1997 (volleyball), 1998 (basketball) et en 1999 (tennis), avant d’être entraîneuse en tennis de la délégation Chaleur jusqu’en 2005.

«Ma famille a toujours été impliquée à différents niveaux. Mes parents étaient sur le comité organisateur en 1988. Ils ont aussi été chefs de mission, adjoints et accompagnateurs. Ma mère est encore présidente du comité régional Chaleur», précise-t-elle.

«Les jeux ont changé ma perception de la francophonie. Je vois son importance pour notre langue et notre culture. Je veux avoir plus que seulement les célébrations du 15 août. C’est l’importance de la fierté d’être francophone.»