Delémont heureux de tenter l’aventure nord-américaine

Heureux, fier et ému. Voilà comment Noah Delémont s’est senti quand il a vu son nom s’exhiber au tableau de l’encan européen, jeudi, sur la page web de la Ligue canadienne de hockey.

Delémont, un jeune défenseur d’origine suisse, plus précisément de Bienne, est devenu le premier choix du Titan d’Acadie-Bathurst, la troisième sélection au total.

«Lorsque j’ai vu mon nom s’afficher, j’ai senti une très grande fierté de faire partie de l’organisation du Titan. Ce sont des émotions qui sont dures à décrire. Je pense qu’il faut le vivre pour comprendre. Je vais assurément m’en rappeler toute ma vie de ce très beau moment», affirme celui qui est devenu le deuxième francophone européen à être repêché par le Titan après le Français Antonin Manavian en 2005.

De son propre aveu, la décision de venir jouer au Canada ne s’est pas prise sans heurts. C’est facile de l’oublier, mais ça demande du cran de quitter son pays à l’adolescence. Quand bien même c’est pour poursuivre son rêve.

«La décision de partir n’a pas été facile, dit-il. À la fin de la dernière saison, j’ai eu des discussions avec mon club (Biel-Bienne), avec lequel j’ai évolué toute ma vie.»

«Mais à cause de quelques problèmes externes, dont l’école, nous n’avons pas réussi à trouver une solution qui soit satisfaisante autant pour le club que pour mes ambitions personnelles. Dès lors, il était clair pour moi que je voulais tenter l’expérience nord-américaine, dont j’ai entendu le plus grand bien», révèle Delémont.

Du haut de ses modestes 5 pieds 9 pouces et 165 livres, l’arrière gaucher de 17 ans s’amènera à Bathurst avec une solide réputation de joueur à caractère offensif.

«Je suis un défenseur à vocation offensive qui aime avoir la rondelle pour créer des jeux. J’aime avoir la rondelle en zone offensive. Je suis petit de taille certes, mais je n’ai pas peur d’aller me frotter aux gros gabarits. Je suis aussi quelqu’un qui prend ses responsabilités au sérieux, tant sur la patinoire que hors glace», confie-t-il lorsqu’on lui demande de se décrire comme athlète.

Notons par ailleurs que Noah Delémont n’en sera pas à une première visite au Canada. Il a même pris part à deux reprises au Tournoi international pee-wee de Québec.

«Ce tournoi m’a marqué très positivement et j’ai toujours eu l’ambition par la suite de jouer un jour au sein d’une équipe de la LHJMQ», avoue-t-il.

Delémont dit avoir eu des conversations très positives avec le directeur général Sylvain Couturier dans les dernières semaines.

«Il m’a fait savoir que le Titan était intéressé à m’avoir dans leur équipe la saison prochaine et j’ai répondu avec plaisir que je suis prêt à relever un nouveau défi. J’ai hâte de porter le chandail du Titan pour les saisons à venir. Mon rôle au sein de l’équipe n’a pas été évoqué, mais je sais que c’est un club en reconstruction. J’espère seulement de pouvoir m’intégrer rapidement afin d’obtenir plus de responsabilités au fur et à mesure que la saison va avancer», souligne-t-il.

«Après tout, c’est une année importante pour moi puisque c’est mon année de repêchage. Si j’ai accepté de venir jouer pour le Titan, c’est parce que je suis convaincu que cette équipe et le niveau de jeu de la LHJMQ sont les meilleures options afin que je puisse continuer à progresser comme joueur», prétend-il.

«Au Canada, la visibilité auprès des recruteurs est totalement différente qu’en Suisse. D’autant plus que dans cette ligue très relevée, tu te dois d’être à 100% dans chaque match. Je sais que ce sera une bonne expérience et que je vais progresser pour devenir un meilleur joueur de hockey. J’ai vraiment hâte de porter ce chandail lors d’un match officiel», ajoute-t-il.