Le duathlon, une épreuve nouvelle pour Michael Roy

Le 15e Championnat de l’Atlantique de duathlon de Moncton a enflammé les esprits dimanche dernier.

Des 83 athlètes qui ont participé à l’épreuve, Michael Roy, de Dieppe, a fini deuxième, juste derrière son entraîneur, Cédric Boily.

Pas mal pour son premier duathlon.

Habitué du triathlon, l’homme de Dieppe a rapidement constaté le défi supplémentaire de la première étape de course.

«Quand on commence avec la nage, on ne met pas trop de force sur nos jambes. Nos jambes sont donc assez fraîches quand on embarque sur le vélo.»

Au duathlon par contre, c’est la fatigue qui frappe lorsque les athlètes arrivent au premier changement.

«Je ne m’attendais pas vraiment à un aussi bon résultat. Mon sport est vraiment le triathlon, mais j’ai décidé de participer pour appuyer l’événement parce que c’est une course locale.»

Il n’a tout de même pas lésiné sur l’effort pour autant.

«J’ai été capable de réussir la deuxième place, ce qui était une belle surprise.»

L’entraîneur de triathlon Cédric Boily avait tout de même près de 8 minutes d’avance sur son disciple.

«Cédric, c’est une méchante bête qui est top shape. C’est quelque chose de spécial de le voir performer les jours de course. Ça a été spécial d’être sur le podium avec un athlète de cette qualité-là», fait valoir «Mike» Roy.

Nous avons rejoint le vainqueur, qui a enregistré un temps de 57 minutes et 15 secondes.

«C’est toujours plaisant de courir avec du monde que je côtoie chaque jour. Je le faisais pour m’amuser, mais je le prends quand même au sérieux. À chaque fois, je me pousse au maximum.»

Cédric Boily se prépare pour le triathlon Chaleur cette fin de semaine prochaine à Beresford, et aussi pour le défi Ironman à Mont-Tremblant à la fin du mois d’août.

Une autre de ses protégés, Sarah Quintin, est arrivée deuxième chez les femmes (19e en tout), derrière Brigitte L’Heureux (14e).

«Je m’entraîne beaucoup pour un événement longue-distance à la fin de l’été, je fais un demi-ironman, alors les distances plus courtes sont plus difficiles pour moi», affirme Sarah, qui vise l’endurance plus que la vitesse.

Elle raconte que malgré l’intensité de l’épreuve, l’atmosphère était à la fête.

«C’était vraiment amusant. À peu près la moitié des athlètes n’avaient jamais fait de duathlon. C’était bien de voir autant de nouveaux.»

L’événement s’est bien déroulé malgré un changement de parcours causé par des travaux dans certains secteurs, selon la directrice de l’événement, Tanya Owens.

Les duathlètes ne se sont cependant pas plaints du changement de paysage, et la GRC était sur le terrain pour assurer la sécurité des participants.

«On a eu pas mal de bon feedback sur le nouveau parcours, parce qu’il y a des gens qui avaient déjà fait l’ancien trajet. C’était plat et rapide», assure Tanya Owens.

Le championnat de dimanche servait d’épreuve de qualification pour le championnat mondial en 2020. La liste des athlètes choisis n’est pas encore connue.