Championnats nationaux: Geneviève Lalonde a le vent dans le dos

À quelques heures du début des championnats nationaux d’athlétisme à Montréal, Geneviève Lalonde espère seulement que ses adversaires lui offriront une compétition de taille.

Forte de sa première place au 3000m steeple à Liège, en Belgique, Geneviève Lalonde se sent confiante.

En entrevue avec l’Acadie Nouvelle mardi soir, elle affirme que malgré sa confiance, le niveau de compétition s’est quand même élevé au Canada.

Elle est actuellement détentrice du titre de championne nationale, qu’elle a remporté à deux reprises. Elle tentera de défendre à nouveau son titre au cours des championnats de Montréal, qui se tiennent du 25 au 28 juillet.

«J’y vais pour mon troisième titre comme championne nationale, et c’est sûr que cette année, il y a quelques filles derrière moi qui ont obtenu les standards pour les championnats du monde, donc c’est certain qu’il va avoir des filles sur mes talons», dit-elle.

Elle estime que plusieurs de ses adversaires sont de taille.

«Je pense que ça va être une bonne compétition, et c’est bon de voir que le niveau s’élève au plan national.»

Elle garde toujours en tête qu’elle court pour le plaisir. Mais cela ne l’empêchera pas de décupler d’effort pour remporter la victoire.

«J’espère qu’on va bien s’amuser. Mais c’est quand même mon objectif de revenir avec le titre encore une fois, pour ensuite me qualifier pour les championnats du monde»

Elle est de loin la favorite pour gagner cette compétition. Sans s’asseoir sur ses lauriers, Lalonde estime qu’elle peut tout de même se féliciter pour ses exploits récents.

«Jusqu’à maintenant, j’ai eu une très bonne saison, donc les choses vont bien. J’ai eu le record canadien au mois de mai, et avant ça j’étais aux championnats du monde de cross-country où j’ai obtenu le plus haut placement des femmes canadiennes depuis 2004. Les choses vont quand même dans la bonne direction.»

L’athlète affirme qu’elle se sent motivée à conserver son titre à Montréal. Malgré l’esprit de compétition, elle ne ressent pas énormément de stress, ce qu’elle attribue à son niveau d’expérience.

«Je pense que je suis motivée et que l’entraînement va très bien. Si je ressens de la pression, ça vient de moi-même. La pression extérieure, je ne la ressens pas vraiment.»

«Il faut savoir faire taire les nerfs un peu, et il faut se rappeler de s’amuser, parce que c’est pour ça qu’on fait le sport. Et c’est aussi pour essayer de se dépasser», affirme la coureuse.

Côté entraînement, les choses sont simples pour l’instant: Geneviève Lalonde court. Beaucoup. C’est à l’approche des championnats panaméricains et mondiaux que les choses se compliqueront.

«Il reste à peu près deux mois à ma saison, donc jusqu’au début du mois d’octobre. D’ici ce temps-là, l’entraînement commence à être plus spécifique, et je ferai plus d’entraînement sur la piste, comme de la technique au-dessus des haies.»

Il s’agira alors de raffiner les plus petits détails avant d’arriver sur la piste de compétition, selon elle.

Après les championnats nationaux, elle fera son départ pour les championnats panaméricains à Lima, au Pérou, qui ont lieu du 26 juillet au 11 août.

Elle s’entraîne aussi en préparation aux championnats du monde d’athlétisme à Doha, au Qatar, du 27 septembre au 6 octobre.