Le beau risque de Don’t Blink

Les promotions Don’t Blink prennent-ils un grand risque en organisant dès leur premier gala professionnel un combat de championnat canadien mettant en vedette leur principale vedette Dominic Babineau? S’il y a beaucoup à gagner au niveau de la crédibilité avec une victoire, le contraire est-il aussi vrai en cas de défaite?

Interrogé à ce sujet, le principal intéressé soutient que Don’t Blink n’a absolument rien à perdre. Son entraîneur Philippe Baraly est également du même avis.

Rappelons que Babineau (11v, 1d, 9 K.O.) affrontera le Néo-Écossais de Lower Sackville Joey Laviolette (11v, 2d, 8 K.O.), le samedi 24 août, au Centre Kent-Nord Imperial de Richibucto. Ils se disputeront pour l’occasion le titre canadien des superplumes de la Canadian National Boxing Authority (CNBA).

«Je ne vois pas ça comme ça, affirme Babineau au sujet de ce match de grande importance pour la jeune écurie. Dans la boxe, tu prends un risque à chaque combat. Que ce soit Joey Laviolette, un Mexicain ou peu importe qui soit devant toi, ça ne prend parfois qu’un coup de poing pour perdre.»

«Je sais très bien que Joey est battable. Ce n’est quand même pas le Bon Dieu. Il s’est même déjà fait knocker chez les amateurs. Je le connais bien et il me connaît bien lui aussi. Il n’y aura donc aucune surprise», révèle le pugiliste âgé de 27 ans qui s’attend à ce que le match s’éternise à la limite des 10 rondes prévues.

Baraly, de son côté, ne voit pas où est le risque quand il sait que son poulain est certain de l’emporter.

«Nous allons gagner ce match, soutient Baraly, qui agira également comme planificateur des cinq combats à l’affiche. Dominic a un coffre à outils beaucoup plus grand que celui de Joey.»

«Et même si sa fiche dit le contraire, Joey n’est pas quelqu’un qui frappe fort. Ses K.O. ont été réalisés parce que l’arbitre a mis fin aux combats. Dominic, lui, assomme ses adversaires. Je m’attends malgré tout à un combat spectaculaire et j’ai hâte de voir si Joey a un bon menton. Il n’a jamais fait face à quelqu’un qui frappe aussi dur que Dominic», indique le vétéran entraîneur.

Selon Babineau, ça fait déjà un bon bout de temps que ce duel entre lui et Laviolette est dans l’air. Le promoteur Ian MacKillop est d’ailleurs l’un des promoteurs qui a récemment tenté d’organiser ce match avant de changer d’avis.

«Quelques promoteurs étaient intéressés à organiser ce combat, mais ils reculaient parce que ça coûte cher. C’est justement pourquoi Don’t Blink a décidé de se lancer dans la promotion et d’organiser le combat», explique Babineau, qui détient déjà le titre international des super plumes de la Canadian Professional Boxing Council (CPBA).

«Je ne suis pas nerveux et je ne ressens pas davantage de pression parce que le combat est présenté dans mon coin de pays. J’ai fait la finale du gala de Bouctouche il y a deux ans et c’était seulement à 15 minutes de route de chez nous. Je sais ce que j’ai à faire», précise-t-il.

Si la vente des billets va plutôt bien, il reste néanmoins plusieurs bons billets. Notons que le Centre Kent-Nord Imperial peut accueillir jusqu’à 1200 spectateurs.

«Nous serons très satisfaits si nous pouvoir avoir de 900 à 1000 personnes, souligne Baraly. Pour un premier gala, ce serait très bien et nous sommes convaincus que nous ferons encore mieux ensuite.»

Une carte bien remplie

Quatre autres combats sont présentés lors de la soirée de boxe du 24 août au Centre Kent-Nord Imperial de Richibucto.

Ainsi, chez les poids lourds, Annie Mazerolle (7v, 3d, 1 K.O.), de Saint-Ignace, affrontera la Mexicaine Giovanna Gonzalez (3v, 2d, 1 K.O.) dans un combat de six rondes.

Dans un duel de quatre rondes entre poids mouches, Jani Babineau (1v, 2d), de Richibucto Village, sera confrontée à la Mexicaine Brenda Balderas (0v, 1d).

Chez les super-légers, les spectateurs auront droit à un match de quatre assauts mettant en vedette deux combattants d’arts martiaux mixtes qui feront leur début en boxe, soit Corey Cern-Fullerton, de Fredericton, et le Prince-Édouardien de Charlottetown Morgan Rhynes.

Enfin, dans un autre match prévu de quatre rondes, mais cette fois-ci chez les lourds légers, Greg Weeks (1v, 1d, 1 K.O.), lui aussi de l’Île-du-Prince-Édouard, fera face à Alex Paul (1v, 3d, 1 K.O.), de Fredericton.