Hockey: Marie-Jo Pelletier signe avec les Beauts de Buffalo

Manifestement, Marie-Jo Pelletier n’en a pas encore terminé avec le hockey. Loin de là. Cinq mois après avoir complété une brillante carrière universitaire de quatre saisons avec les Wildcats de l’Université du New Hampshire, la jeune Acadienne de Dalhousie fait le saut chez les professionnelles. Elle a paraphé lundi un pacte d’une saison avec les Beauts de Buffalo dans la Ligue nationale féminine de hockey (NWHL).

Comme quoi quand Marie-Jo Pelletier dit qu’elle aime le hockey, ne doutez pas une seule seconde de sa sincérité.

Au lieu de se trouver un emploi en lien avec ses études en gestion et marketing comme l’aurait fait la majorité d’entre nous, Pelletier a plutôt décidé de se lancer dans l’aventure professionnelle au sein d’une ligue où les très modestes salaires obligent l’athlète à se trouver un emploi d’appoint afin de tenir les deux bouts.

Cela dit, à un mois du camp d’entraînement, elle ignore encore où elle va demeurer, si ce n’est que ce sera en Ontario, tout près de la frontière américaine. Et bien sûr, elle doit aussi se trouver du boulot.

Si vous doutez encore de sa soif de hockey, attendez de savoir ce que notre sport national représente pour elle.

«Le hockey est une véritable passion. En fait, le hockey est pour moi un mode de vie. Je veux jouer aussi longtemps que je pourrai. Je vais continuer tant que mon corps va m’allouer de jouer», dit-elle.

Ce printemps, Pelletier avait laissé entendre dans nos pages qu’elle rêvait plutôt de l’Europe.

Une équipe de Suède lui a d’ailleurs démontré un certain intérêt, sauf que les négociations traînaient trop en longueur à son goût. Puis, la semaine dernière, les Beauts de Buffalo l’ont approché. Les derniers détails de l’entente ont été complétés lundi.

«Sans la présence des Olympiennes du Canada et des États-Unis, qui ont décidé de boycotter la NWHL depuis que l’autre ligue (Ligue canadienne de hockey féminin) est tombée à l’eau, c’est sûr que le calibre de jeu sera un peu moins fort. Mais ça va quand même être un bon niveau. Ce sont des filles qui aiment le sport et plusieurs d’entre elles ont déjà cogné à la porte de leur équipe nationale respective. En plus des Canadiennes et des Américaines, il y aura aussi quelques Européennes», révèle l’athlète de 21 ans.

En ce qui concerne son rôle avec les Beauts, l’arrière de 4 pieds 11 pouces soutient qu’on souhaite la voir jouer sensiblement de la même façon qu’elle le faisait à New Hampshire.

«Ils ont aimé ma façon de jouer avec les Wildcats, dit-elle. Ils voudraient aussi me voir contribuer à l’attaque. Je suis en forme et comme je croyais en mes chances d’aller en Europe je me suis entraînée tout l’été.»

Les équipes de la NWHL disputent un calendrier de 24 rencontres, toutes pendant le week-end, en plus des séries éliminatoires. C’est d’ailleurs ce qui permet aux joueuses de travailler la semaine en plus de prendre part à deux entraînements hebdomadaires.

Les Beauts entameront leur saison régulière le samedi 5 octobre en visitant le Whale du Connecticut. Après un programme double à Boston (12 et 13 octobre) pour se mesurer au Pride, Pelletier et ses coéquipières joueront un premier match local le samedi 19 octobre face au Whale.

Les deux autres équipes du circuit sont les Whitecaps du Minnesota et les Metropolitan Riveters.