La course Clarence Bastarache cède la place au CMA

La course Clarence Bastarache – nommée ainsi en l’honneur d’un coureur paralympique bien connu à Bouctouche – n’aura pas lieu cette année.

Les organisateurs expliquent que la tenue du Congrès mondial Acadien dans la région rend l’organisation compliquée puisqu’il faut bloquer la route afin de pouvoir rendre l’activité sécuritaire pour les coureurs.
Avec l’achalandage prévu pendant le CMA, ce pari n’est pas simple.

L’événement annuel, qui comporte une épreuve en chaise roulante en plus d’un 10km et d’un 5km à pied, était aussi victime d’une baisse des inscriptions ces dernières années, selon Luc Cormier, directeur des loisirs de la Ville de Bouctouche.

La décision d’annuler la course, prévue pour le 17 août, ne fut pas prise de gaieté de coeur, exprime-t-il.

«Quand on a commencé à planifier le CMA, on pensait que ça allait être une bonne idée d’avoir une course comme activité. Mais pour la course, il faut qu’on redirige tout notre trafic, qui va être multiplié par quatre ou cinq», laisse entendre l’organisateur.

«Il va y avoir encore plus de monde qui va grouiller dans Bouctouche et on ne se sent pas confortable sur le plan sécurité».

Ce sera une occasion de repenser l’organisation et de peaufiner l’organisation de la course en 2020, selon Luc Cormier.

«On veut se réinventer et revenir en force l’année prochaine. On ne veut pas juste continuer, mais s’améliorer», dit-il avant d’assurer que la course portera toujours le nom de Clarence Bastarache.

Il lance l’appel au coureurs de la région qui voudraient aider à organiser la course. Luc Cormier affirme qu’il aimerait créer un comité de coureurs pour redorer le blason de l’événement.

«C’était plus ou moins la même chose d’année en année. On aimerait donc ajouter quelque chose qui amènerait les gens à venir pour qu’on puisse augmenter le nombre de participants.

Le trajet pittoresque qui débute à la Dune de Bouctouche longe la côte pour se terminer près de l’Hôtel de ville. L’an dernier, seulement une soixantaine de coureurs y étaient.

«C’est une belle course et c’est dommage [que l’inscription est à la baisse]», dit Luc Cormier.

L’athlète paralympique Clarence Bastarache, maître de la chaise roulante, a lui-même lancé la course avec l’aide de sa famille en 2001, mais a passé le flambeau à la Ville de Bouctouche en 2015.

L’an dernier, les athlètes Julie Duplessis et Pier-Luc Roy ont pris la plus haute marche. L’épreuve en chaise roulante était restée sans participants.