Annie Mazerolle promet d’en mettre plein la vue

Annie Mazerolle réserve une belle surprise à ses nombreux partisans, ce samedi, au Centre Kent-Nord Impérial de Richibucto. La boxeuse de Saint-Ignace, qui n’a de cesse d’afficher ses origines peu importe où elle est appelée à combattre, effectuera son entrée au son d’une nouvelle musique acadienne.

Mazerolle (7v, 3d, 1 K.-O.), qui fera les frais de la demi-finale, promet de livrer un excellent spectacle aux plus de 1000 partisans attendus pour ce gala concocté par les promotions Don’t Blink.

À noter que l’attraction principale sera un combat de championnat canadien pour le titre des super-plumes de la Canadian National Boxing Authority (CNBA) entre Dominic Babineau et Joey Laviolette.

Mais pour revenir à Mazerolle, elle sera confrontée pour une quatre fois consécutive à une Mexicaine au nom de Giovanna Gonzalez (3v, 2d, 1 K.-O), surnommée la reine des reines dans son coin de pays à Jalisco.

L’Acadienne de 35 ans ne semble pas s’en faire outre mesure au sujet de cette dernière, elle qui dans les derniers mois est venue à bout d’une démolisseuse (Martha Gaytan), d’un tsunami (Maria Jose Velis) et de Claudia Ramirez, dont on cherche encore la principale qualité.Mazerolle a vaincu Ramirez par décision unanime des juges le 4 mai dernier au Centre civique de Miramichi.

Pourtant, du moins mentalement, son duel contre Gonzalez était loin d’être aussi clair il y a un mois.

«Je te ferai pas de cachette, le camp d’entraînement a été difficile, confie-t-elle. Avec l’achat du magasin incluant un restaurant avec mon amie de coeur, disons que ç’a été difficile de combiner tout ça avec l’entraînement.»

«Même que je n’étais carrément pas satisfaite de mon camp à un certain moment donné et que j’ai cru abandonner. Finalement, j’ai décidé de poursuivre et je suis contente de ne pas avoir abandonné. Je me sens même très bien», affirme-t-il.

«Je suis même très satisfaite de mon camp finalement. Je bouge bien, mes combinaisons ont plus de punch et je suis confiante. La Mexicaine risque de souffrir», dit-elle.

«J’ai hâte à samedi parce que ça va être spéciale de me battre à Richibucto. J’ai même décidé de changer mon entrée. Je vais maintenant arriver avec une nouvelle musique acadienne», indique Mazerolle.

Et qu’en est-il de son combat de championnat canadien prévu contre l’Ontarienne Claire Hafner?

«C’est encore dans l’air, soutient-elle. Je suis confiante que nous allons nous affronter à un moment donné. Je sais qu’elle livrer un combat de championnat du monde contre Geovana Peres en octobre. On verra après.»

«Tout le monde va être là» – Jani Babineau

Le gala de samedi soir au Centre Kent-Nord Impérial aura les allures d’une rencontre de famille pour la famille Babineau.

Non seulement Dominic va combattre pour le titre canadien des super-plumes contre le Néo-Écossais Joey Laviolette, mais sa soeur Jani (1v, 2d) sera également de la partie dans un duel entre poids mouches avec la Mexicaine Brenda Balderas (0v, 1d).

«Ça va vraiment être spécial, révèle la pugiliste de Richibucto-Village. Tout le monde va être là, ma famille, ma gang de chum, tous.»

«Même ma grand-mère Léona, qui a 81 ans, va être là. Tu devrais la voir, elle est toute petite. Elle ne mesure que 4 pieds 2 pouces et c’est la première fois qu’elle va voir un combat de boxe. Ça va être comme une réunion de famille», mentionne Janie, qui dit s’être entraînée comme une forcenée dans les deux derniers mois.

«Je me suis beaucoup donnée à l’entraînement, dit-elle. Je n’ai jamais été en aussi grande forme que maintenant de toute ma vie. J’ai aussi l’impression de m’être beaucoup améliorée.»

Invitée à nous faire sa prédiction sur l’issue de son combat, elle a préféré citer son père Éric.

«Mon père m’a dit qu’elle allait retourner au Mexique avec une autre défaite. J’ai hâte. Même que mon frère Dominic m’a dit que ce serait bien que j’ajoute un premier K.-O. à ma fiche», raconte une Jani Babineau rayonnante.

«Le plus gros combat depuis LeBlanc et Flin» – Phil Baraly

Philippe Baraly en a vu des combats de boxe dans sa vie. Des milliers. Et celui que son protégé Dominic Babineau livrera ce samedi contre Joey Laviolette fera selon lui partie de l’histoire de la boxe néo-brunswickoise.

«C’est le plus gros combat de boxe dans la province depuis celui entre LeBlanc et Flint», exprime-t-il.

Le match dont Baraly fait allusion est le combat de championnat canadien que Jacques LeBlanc avait livré au Néo-Écossais Darrell Pee Wee Flint le 30 mars 1989 au Colisée de Moncton. L’Acadien de Memramcook l’avait emporté par décision partagée.

Pour la petite histoire, les deux hommes s’étaient retrouvés quatre mois plus tard au Amherst Stadium et c’est Flint qui avait eu le dernier mot.

«J’étais là ce soir-là et je peux te dire que Dominic et Joey sont du même niveau. Je m’attends à un combat aussi spectaculaire», révèle Baraly.

«Je suis confiant que Dominic va gagner. Et il ne fera pas comme les autres champions qui se cachent derrière leur ceinture. Dominic va défendre son titre régulièrement et il va démontrer pourquoi il est le meilleur au Canada», mentionne Phil Baraly.

Outre deux deux combats féminins mettant en vedette Annie Mazerolle et Jani Babineau, l’autre duel professionnel opposera les lourds légers Greg Weeks (1v, 1d) et Alex Paul (1v, 3d).

Quatre combats amateurs seront également au programme.

Anthony Hogan, du club East Coast Boxing de Rothesay, affrontera l’Irlandais Shane ONeill. Yan Shinerman, du club Don’t Blink, se mesurera à Jon Johnson d’Oromocto. Travis Raymond, du club F.I.S.T.S. de Moncton en viendra aux prises avec le Néo-Écossais Koko McNeil. Enfin, l’Irlandais Evan Fitzgerald sera confronté à Mohamed Milad de Dartmouth.

Ça débute dès 19h30.
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