Football canadien: les Schooners plus motivés que jamais

Même si le nombre de spectateurs a franchi à peine la moitié des précédents Touché Atlantique, l’enthousiasme des partisans à Moncton renouvelle la résolution des dirigeants des Schooners de Halifax d’inclure la ville dans les rangs de la LCF à long terme. Ils admettent avoir voulu limiter l’ampleur de l’événement afin de ne pas nuire au Congrès mondial acadien.

La vente des billets pour le 4e Touché Atlantique tournait au ralenti jusqu’au début de la semaine dernière. Par contre, les organisateurs ont remarqué une accélération soudaine du rythme des ventes depuis.

Tout laissait croire que l’événement serait présenté à guichets fermés dimanche. Bien qu’on n’ait pas eu à installer des gradins temporaires, le nombre de partisans a suffi pour convaincre l’équipe de Schooners Sports and Entertainment que Halifax doit faire partie de leurs plans à long terme.

En 2010, 20 725 personnes ont assisté au premier Touché Atlantique. En 2011, ils ont été 20 153, puis en 2013, 15 123. Dimanche, 10 126 amateurs ont franchi les tourniquets du stade de l’Université de Moncton.

«Quand on s’est entendu avec la Ville de Moncton, en janvier, elle nous a demandé d’être un peu plus discret qu’on aurait aimé. Nous n’avions pas de problème avec ça. Elle ne voulait pas qu’on éclipse le Congrès mondial acadien. Au début, on voulait organiser un spectacle le samedi soir et une plus grande fête d’avant-match», affirme Anthony LeBlanc, fondateur de Schooners Sports and Entertainment.

L’ancien président des Coyotes de l’Arizona de la LNH assure que l’avenir des Schooners de Halifax ne dépendait pas du nombre de spectateurs à Moncton ce week-end. Il explique que le commissaire de la ligue, Randy Ambrosie, lui a téléphoné en décembre afin de savoir si son groupe serait en mesure d’organiser le 4e Touché Atlantique en raison d’un conflit d’horaire au stade des Argonauts de Toronto.

Cette année, l’équipe torontoise a accueilli de 11 000 à 16 000 partisans à ses parties au BMO Field.

«Dans notre opinion, il s’agissait simplement d’une bonne occasion pour avoir du football de la LCF dans les Provinces maritimes.»

L’équipe de M. LeBlanc et les employés de la Ville de Halifax doivent s’entendre dans les prochains mois sur un échéancier pour la construction d’un stade. Par la suite, elle négociera avec les administrateurs de la ligue entourant l’expansion.

En attendant la construction du stade, l’équipe de Halifax pourrait disputer ses matchs à Moncton. Cela aiderait à mousser l’intérêt pour les Schooners à travers les Provinces maritimes.

«C’est notre vision depuis le début: on veut créer une équipe pour les gens allant d’Edmundston, au Nouveau-Brunswick, jusqu’à Saint-Jean, à Terre-Neuve-et-Labrador. Si on regarde le modèle qui fonctionne bien à la Saskatchewan, plus de 40% des détenteurs d’abonnements habitent à plus de deux heures de route de Regina.»

«La bonne nouvelle, avec le football, est qu’il y a neuf matchs par an. On n’est pas en train de demander aux gens de faire le trajet quarante fois.»