«C’est spécial ce qui se passe ici» – Roberto Luongo

Roberto Luongo conserve de merveilleux souvenirs du Centre régional K.-C.-Irving. Il y a complété une brillante carrière junior parsemée de deux coupes du Président. La première à Val-d’Or et la seconde devant 3524 partisans hystériques à Bathurst.

Luongo, qui sera assurément intronisé au Temple de la renommée dans les prochaines années, est encore ému de voir son numéro 1 figurer parmi les immortels du Titan. Rappelons que son chandail a été retiré en août 2012.

De revoir ça n’est d’ailleurs pas sans lui rappeler qu’il s’apprête à vivre en janvier une seconde fois l’expérience, cette fois-ci en tant que joueur des Panthers.

Désormais retraité, le Montréalais ne s’est évidemment pas fait prier de venir représenter les Panthers dans le cadre de l’événement Kraft Hockeyville (Renous).

Il s’est même promis d’aller taquiner un brin Claude Julien quand un journaliste lui a demandé s’il se souvenait d’avoir battu ce dernier en finale de la coupe du Président en mai 1999. Julien était alors qu’il était à la barre des Olympiques de Hull.

«Je n’y avais pas pensé en arrivant ici, mais je vais le lui rappeler quand je vais le voir. Je me souviens que les Olympiques avaient gagné leurs trois matchs à la maison et que nous avons gagné nos quatre parties parties ici», a-t-il mentionné d’entrée de jeu.

«Sérieusement, c’est spécial ce qui se passe ici. Le monde est excité. Pour plusieurs, c’est probablement leur première chance de voir une partie de ce niveau avec les meilleurs joueurs au monde. Je suis content pour Bathurst. Cette ville le mérite bien. C’est également plaisant d’être ici pour reprendre contact avec les gens», dit-il.

À savoir s’il s’ennuie un peu du hockey, Luongo assure que non.

«Cet été, je me suis demandé comment j’allais me sentir quand le camp allait commencer. Je vais à l’aréna chaque jour pour regarder les entraînements. C’est sûr que parfois j’aimerais être sur la glace, mais en fin de compte, j’ai pris la bonne décision de me retirer», indique-t-il.

«Évidemment, les premiers mois ont été un peu difficiles, poursuit-il. Mais dernièrement, j’ai recommencé à m’entraîner et je passe plus de temps avec les enfants. J’ai même l’occasion d’aller les porter et les chercher à l’école.»

Cela dit, Roberto Luongo espère d’être en mesure de renouer bientôt avec le hockey dans un autre rôle.

«J’aimerais vraiment rester dans le hockey. C’est ma passion. Le hockey, c’est quelque chose que je connais depuis que je suis tout jeune. Qu’est-ce que j’aimerais faire exactement? Je ne le sais pas encore», souligne-t-il.

En attendant, il voit d’un bon œil les changements opérés au sein des Panthers. L’embauche de Joel Quenneville à la barre de l’équipe, ainsi que les acquisitions du gardien Sergei Bobrovsky, du défenseur Anton Stralman et des attaquants Brett Connolly et Noel Acciari devraient grandement aider l’équipe.

Ils viennent s’ajouter à un noyau plus que solide comprenant Aleksander Barkov, Jonathan Huberdeau, Aaron Ekblad, Keith Yandle, Mike Matheson, Vincent Trocheck, Mike Hoffman, Frank Vatrano et Evgenii Dadonov. C’est sans oublier le jeune Henrik Borgstrom qui est rempli de promesses.

«(Le directeur général) Dale Tallon et Joel ont gagné la Coupe Stanley à Chicago et ils espèrent de faire la même chose en Floride. Je sais que nos partisans sont très excités par l’arrivée de Joel et aussi de Bobrovsky. C’est l’un des meilleurs gardiens de la ligue. Il est impressionnant. Tu vois que c’est un gardien qui prend les petits détails à cœur», révèle Luongo.

Pour terminer, un collègue a eu l’idée de lui demander ce qu’il appréciait le plus depuis qu’il est à la retraite.

«Manger!», s’est exclamé Luongo en provoquant l’hilarité générale.