Linda White se souvient de la première visite de la LNH à Bathurst

Pour la deuxième fois de son histoire, le Centre régional K.-C.-Irving se veut le théâtre d’un match préparatoire de la Ligue nationale de hockey. La première fois, c’était lors du lancement officiel de cet amphithéâtre moderne en septembre 1996.

Ce soir de première opposait les Sénateurs d’Ottawa et les Whalers de Hartford.

Du côté des Sénateurs, les principales têtes d’affiche avaient pour noms Alexei Yashin, Daniel Alfredsson, Alexandre Daigle et Steve Duchesne. Du côté des Whalers, Geoff Sanderson, Andrew Cassels, Kevin Dineen et Keith Primeau sonnaient la charge.

Linda White s’en souvient comme si c’était hier. Linda, qui est la seule employée du Jour 1 toujours en place, a même cumulé deux fonctions ce soir-là. Elle a débuté la soirée à la billetterie, puis une fois la partie commencée, elle allée donner un coup de main comme placière.

«L’ambiance était incroyable, se rappelle Linda. Le monde était aussi excité qu’il l’est aujourd’hui. Il faut dire que l’aréna est neuf. Ça sentait le neuf partout. Les gens regardaient partout. C’est comme s’ils ne pouvaient pas en voir assez.»

C’est ce fameux soir de septembre que le Centre régional K.-C.-Irving a affiché complet pour la première fois. C’était deux ans avant l’arrivée du Titan. À l’époque, les principaux locataires étaient les Alpines de Bathurst, une formation de hockey senior.

«Comme c’était nouveau, les gens avaient beaucoup de questions, surtout les plus vieux. Ils voulaient savoir s’il allait faire froid ou chaud. S’ils pouvaient s’asseoir ici ou là. Qu’est-ce qui va arriver avant que le match commence? Ils avaient plein de questions. C’était plein. Ç’a été notre première salle comble. Je me rappelle qu’on ne voyait même pas le bout de la filée dehors. Ça allait jusque dans la rue», raconte Mme White.

Et comment aurait été l’ambiance s’il avait fallu que ce soit les Canadiens avec les Vincent Damphousse, Mark Recchi, Saku Koivu, Stéphane Richer, Pierre Turgeon pour le soir de première en 1996?

«Ayoye… ayoye… ayoye…», que m’a rétorqué Linda en y allant de sa plus belle imitation de Gilles DeGrâce.