Yvan Cournoyer n’est pas près de passer à l’oubli

Il y a des hockeyeurs qui sont qualifiés de légendes auprès des partisans des équipes où ils ont évolué. Puis, il y en a d’autres qui sont légendaires point à la ligne. Coast to coast legends, comme disent les anglophones. Yvan Cournoyer est ce genre de légende. Un véritable glorieux qui, à bientôt 76 ans, tend encore le flambeau bien haut.

La feuille de route du petit et très rapide numéro 12, que tout le monde surnomme encore le Roadrunner, est éloquente.

  • – Dix coupes Stanley.
  • – Un trophée Conn Smythe en 1973.
  • – En 968 matchs, tous dans l’uniforme du CH, il a totalisé 428 buts, 435 passes et 863 points.
  • – Auteur de 64 buts et 63 passes pour 127 points en 147 parties éliminatoires.
  • – Quatre nominations au sein de la deuxième équipe d’étoiles.
  • – Élu au Temple de la renommée du hockey en 1982.
  • – Son chandail numéro 12 a été retiré en 2005.
  • – Seul joueur dans l’histoire de la LNH à avoir remporté la coupe Stanley lors de chacune de ses années comme capitaine (1975-1976 à 1978-1979).
  • – Est l’auteur de la passe qui a mené au but vainqueur de Paul Henderson lors du dernier match de la Série du Siècle en 1972.

Bref, ils ne sont pas nombreux les hockeyeurs qui ont un meilleur curriculum vitae que Yvan Cournoyer.

En visite au Nouveau-Brunswick dans le cadre de la tournée Kraft Hockeyville Canada qui vise à célébrer la localité de Renous, Yvan Cournoyer dit apprécier au plus haut point son expérience.

«Je croyais qu’il y aurait surtout des jeunes, mais non il y avait autant d’adultes. C’est incroyable de voir autant de gens venir nous rencontrer. Je suis encore surpris de voir les gens me demander des autographes alors que ça fait quand même 40 ans que je suis retiré. J’apprécie beaucoup ces moments», a-t-il confié.

«C’est incroyable l’ampleur des Canadiens un peu partout. Hier (mardi), j’ai signé des autographes pendant deux heures. Nous sommes vraiment choyés de représenter le CH. Parfois, quand j’arrive à la maison, je dis à ma femme que ça ne se peut pas de vivre encore cet engouement après tant d’années à la retraite», dit-il.

«Quand je rencontre des gens de mon âge, j’aime leur dire que nous avons grandi ensemble. Eux devant la télévision et moi sur la patinoire», lance-t-il.

Questionné par le confrère Martin McGuire sur la sortie de Stéphane Richer qui, cette semaine, a fait savoir qu’il n’y avait pas assez d’anciens du Tricolore dans l’entourage de l’équipe, Cournoyer s’est montré habile politicien en évitant de mettre de l’huile sur le feu.

«On en a parlé beaucoup dans les derniers jours, a d’abord souligné le Roadrunner en riant. Mais moi ça fait 40 ans que je suis retiré, alors c’est normal un peu qu’ils (les jeunes joueurs) ne me reconnaissent pas.»

«Mais quand je ne reconnais pas un joueur, je me présente à lui comme étant Yvan Cournoyer, ancien joueur de l’organisation des Canadiens, et lui se présente à moi. Je lui dis qui j’étais et avec qui je jouais. Ça nous donc fait une belle présentation pour les deux», a-t-il ajouté en souriant.

Pour terminer, j’ai voulu connaître l’origine de son surnom qu’il n’avait pas à son arrivée dans la LNH.

«Lors d’une partie disputée à New York où j’avais marqué une couple de buts, un journaliste de Sports Illustrated est venu me voir dans le vestiaire pour me dire que j’étais un véritable roadrunner. Il m’a dit que j’étais tellement rapide que personne ne pouvait me toucher. Le surnom m’est resté depuis», m’a-t-il raconté.

Beep Beep!