LHJMQ: vers une cuvée historique?

Bien qu’une troisième coupe Memorial consécutive s’avère utopique en regardant les effectifs des 18 formations, la 51e saison de la Ligue de hockey junior majeur du Québec s’annonce néanmoins pour être l’une des plus intéressantes de son histoire.

Plusieurs raisons nous permettent de croire à cette belle saison en devenir.

Il y a d’abord l’abondance d’espoirs de premier plan en vue du repêchage de la Ligue nationale en 2020. Encan qui aura d’ailleurs lieu au Centre Bell de Montréal.

La banque de talents est aussi bonne, sinon supérieure, aux meilleures cuvées. Certes, il n’y a pas de Mario Lemieux ou de Patrick Roy comme en 1984, mais ils sont plusieurs à avoir tout ce qu’il faut pour devenir des joueurs de premier plan dans la meilleure ligue au monde.

On a qu’à penser à Alexis Lafrenière qui est considéré comme le meilleur espoir de cet encan. La vedette de l’Océanic de Rimouski risque bien de devenir le 11e produit de la LHJMQ à entendre son nom le premier après Guy Lafleur (1971, Québec), Dale Hawerchuk (1981, Cornwall), Mario Lemieux (1984, Laval), Pierre Turgeon (1987, Granby), Alexandre Daigle (1993, Victoriaville), Vincent Lecavalier (1998, Rimouski), Marc-André Fleury (2003, Cap-Breton), Sidney Crosby (2005, Rimouski), Nathan MacKinnon (2013, Halifax) et Nico Hischier (2017, Halifax).

Sans être nécessairement un Sidney Crosby ou un Connor McDavid, Lafrenière est déjà vu comme une future grande vedette en raison de son physique, de sa capacité à contrôler le jeu et de son intelligence.

Hendrix Lapierre des Saguenéens de Chicoutimi, Justin Barron et Senna Peeters des Mooseheads de Halifax, Jérémie Poirier des Sea Dogs de Saint-Jean, Mavrick Bourque et Vasily Ponomarev des Cataractes de Shawinigan, Lukas Cormier des Islanders de Charlottetown, Dawson Mercer des Voltigeurs de Drummondville et Jérémie Biakabutuka des Foreurs de Val-d’Or sont d’autres candidats qui sont vus comme de potentielles sélections de première ronde.

L’actuel record pour la LHJMQ, qui remonte à 1998, est de sept sélections en première ronde. Vincent Lecavalier, Alex Tanguay, Mathieu Chouinard, Éric Chouinard, Mathieu Biron, Simon Gagné et Jiri Fischer avaient tous trouvé preneurs au premier tour. Notons les six choix de première ronde lors des encens de 1988 et 2013, de même que les cinq sélections de premiers tours en 1977, 2006, 2011 et 2015.

En plus des joueurs mentionnés ci-haut, il faut ajouter à ce groupe sélect les Noah Delémont du Titan d’Acadie-Bathurst, Théo Rochette des Saguenéens, Charles Beaudoin des Cataractes, Elliot Desnoyers des Wildcats, Patrick Guay du Phœnix, ainsi que Dawson Stairs, Joona Lehmus, Charlie DesRoches et William Villeneuve des Sea Dogs parmi les joueurs à surveiller.Phœnix Bien sûr, certains de ces joueurs pourraient dégringoler vers les troisième ou quatrième rondes, mais ils disposeront des prochains mois pour assurer leur place dans le top-62 du repêchage de 2020.

La saison s’annonce également exaltante en raison du Phœnix et des Saguenéens qui partent favoris pour dominer leur association respective. Cela dit, si le Phoenix devrait faire cavalier seul dans la faible association Ouest, les Saguenéens devront se méfier des Eagles du Cap-Breton et des Wildcats de Moncton dans l’Est.

Autre élément qui rend cette saison attirante, la présence de plusieurs patineurs de 16 ans au talent exceptionnel. En fait, à ce niveau, c’est aussi riche que la saison dernière.

On a qu’à penser à Joshua Roy des Sea Dogs, Justin Robidas des Foreurs, Olivier Nadeau des Cataractes, Riley Kidney du Titan, Oscar Plandowski des Islanders, Zachary Dean des Olympiques de Gatineau, Cameron Whynot des Mooseheads, Zachary L’Heureux des Wildcats, Israël Mianscum du Phoenix et Jérémy Langlois des Eagles.