Les Wildcats doivent-ils revoir leurs plans?

Ce n’est pas souvent que l’on voit le ciel tomber sur la tête d’une équipe comme c’est arrivé dans les derniers mois pour les Wildcats de Moncton. Heureusement qu’un chat dispose selon les croyances de neuf vies, aussi sauvage soit-il.

N’empêche que les récentes pertes de Jeremy McKenna et Jonathan Aspirot, deux joueurs de 20 ans sur qui on comptait énormément pour la saison 2019-2020, ont fait mal.

Et par la bande, ils forcent la réflexion. Les Wildcats prendront-ils la décision de faire un pas en arrière pour mieux rebondir l’an prochain? Rien n’est moins sûr.

De son côté, le jeune attaquant Elliot Desnoyers croit au contraire que les Chats Sauvages ne dérogeront pas de leur plan qui était de tenter le tout pour le tout cette saison.

En attendant, Desnoyers se dit heureux pour ses deux anciens coéquipiers.

«C’est sûr qu’ils étaient deux gros morceaux de notre équipe. Sauf que quand tu as des joueurs de 20 ans de cette qualité, tu dois t’attendre à ce que ça arrive. Ça fait partie de la business du hockey. Nous les joueurs, nous sommes tous contents pour eux. Ils étaient prêts pour passer à la prochaine étape», affirme Desnoyers.

«Je crois tout de même que nous sommes encore des prétendants pour remporter la coupe, poursuit-il. Bien sûr, ce n’est pas évident de remplacer un gars comme Jeremy à l’attaque, qui peut te produire près d’une centaine de points, mais nous avons encore beaucoup de profondeur.»

Il souligne d’ailleurs avec justesse que Jakob Pelletier, Mika Cyr et Alexander Khovanov font tous trois partie de l’élite du circuit.

Il aurait pu également ajouter Jacob Hudson, Dylan Seitz et lui-même parmi les attaquants capables de produire à un bon rythme. Desnoyers est aussi d’avis que les Manuel Alberg, Philippe Daoust et Zachary L’Heureux sont déjà en mesure d’avoir un impact immédiat. Les trois joueurs ont effectivement connu un excellent camp d’entraînement, mais il reste à voir s’ils sauront transposer leurs succès dans de véritables matchs.

«Ils ont été très bons pendant le camp. Daoust, les gens vont rapidement l’adorer. Alberg aussi. Et Zachary est déjà prêt à jouer un rôle important», soutien Desnoyers.

Le numéro 9 des Wildcats ajoute qu’un club prétendant se doit d’avoir un gardien numéro 1 solide, un quart-arrière digne de ce nom et d’un grand leader à l’attaque. Il souligne que les Wildcats disposent justement de ces trois éléments avec Olivier Rodrigue, Jordan Spence et Jakob Pelletier.

«L’ambiance est très bonne dans l’entourage de l’équipe, assure Desnoyers. Nous sommes prêts pour connaître un bon début de saison.»

Les prochains mois seront d’autant plus importants pour Elliot Desnoyers qu’il s’agit de son année de repêchage. Sans oublier que l’encan aura lieu au Centre Bell de Montréal, lui qui a grandi tout près de là à Saint-Hyacinthe.

«Je sais que ça ne sera pas facile, mais j’essaye de ne pas trop y penser, confie l’ailier gauche de 5 pieds 10 pouces et 178 livres. J’espère d’être capable de doubler ma production offensive. Si je joue comme j’en suis capable, je peux le faire. Surtout que je vais avoir de bons coéquipiers.»

La saison dernière, Desnoyers a amassé 12 buts et 19 passes pour 31 points en 61 rencontres. Il est l’un des six joueurs de 16 ans qui ont réussi à franchir le cap des 30 points avec Mavrik Bourque des Cataractes, Hendrix Lapierre et Théo Rochette des Saguenéens, Patrick Guay du Phoenix et Lukas Cormier des Islanders.