Les efforts de Mika Cyr portent leurs fruits

Mika Cyr a épaté la galerie lors de son récent passage au camp d’entraînement des Flyers de Philadelphie. Désormais convaincu que son potentiel pour évoluer chez les professionnels est bien réel, le hockeyeur de Sainte-Anne-de-Madawaska a l’intention d’aider les Wildcats de Moncton à connaître une grande saison.

Si Cyr s’est bien amusé dans la ville de l’amitié fraternelle, il le doit surtout aux efforts placés pendant son entraînement estival. Et à l’évidence, ç’a porté ses fruits.

«J’ai surtout travaillé ma force et ma vitesse. J’ai également perdu sept livres. Je suis moins lourd que la saison dernière, mais je suis nettement plus fort», assure le talentueux attaquant de 20 ans qui fait désormais osciller le pèse-personne à 170 livres.

«Quand je me suis présenté au camp des recrues des Flyers, mon plan était de me faire inviter au gros camp. Je n’étais pas trop nerveux parce que j’avais déjà goûté à ça l’an dernier en Arizona. Je voulais leur forcer la main et c’est ce que j’ai fait. J’ai même joué un match préparatoire contre Noah Dobson et les Islanders de New York. Je n’ai pas marqué, mais j’ai joué un bon match», confie-t-il.

Une fois au gros camp, même s’il n’a pas joué de match, Cyr a tout de même poursuivi son bon travail. À un point tel que l’organisation des Flyers a même songé à l’envoyer au camp de leur club-école de Lehigh Valley dans la Ligue américaine.

«Ils ont finalement décidé que ce serait mieux pour moi de terminer mon stage junior à Moncton. Ils veulent voir ma constance. Ils m’ont dit qu’ils allaient me suivre de près. J’ai bien l’intention de dominer. D’autant plus qu’il n’y a pas que les Flyers dans la LNH. Je suis un agent libre et mon objectif ultime cette saison est de convaincre une équipe de la LNH de me signer», révèle Cyr qui dit avoir eu le temps de piquer une petite jasette avec Philippe Myers.

«Il est vraiment très gentil. Comme il était lui aussi au camp des recrues, nous avons parlé un peu. Pour ce qui est de Sean, nous n’étions pas dans le même vestiaire et nous ne nous entraînions pas en même temps. Je n’ai malheureusement pas pu lui parler, mais je l’ai vu patiner. C’est incroyable comment Philippe, Sean et Claude Giroux patinent. Tu apprends beaucoup à les voir aller. La LNH, c’est vraiment une ligue de patineurs», souligne-t-il.

«J’ai également compris que je devrai améliorer encore plus mon positionnement sur la glace. Je vais travailler là-dessus cet hiver. C’est important d’être au bon endroit au bon moment», mentionne-t-il.

Questionné sur les chances des Wildcats de figurer parmi les prétendants, Cyr réplique aussitôt que ça ne fait aucun doute dans son esprit.

«C’est sûr que les pertes de Jeremy McKenna et Jonathan Aspirot font mal, mais pas au point de nous empêcher en nos chances. Bien sûr, nous sommes contents pour eux. C’est le rêve de tous les gars de passer au prochain niveau. Mais nous avons déjà tourné la page. Nous croyons avoir les éléments pour battre n’importe qui dans la ligue. D’ici Noël, nous voulons nous mettre en position afin que la direction puisse aller chercher les morceaux qu’il va nous manquer pour les séries», affirme Cyr.

«Nous avons un très bon gardien numéro un (Olivier Rodrigue), un bon quatuor en défensive (Jordan Spence, Christian Huntley, Tristan DeJong et Sean Stewart) et de la profondeur à l’attaque (Jacob Pelletier, lui-même, Alexander Khovanov, Jacob Hudson, Dylan Seitz, Elliot Desnoyers, Manuel Alberg, Zachary L’Heureux et Kyle Foreman). Un jeune comme L’Heureux, il ne paraît pas du tout comme un joueur de 16 ans sur la glace», indique Cyr.

Les Wildcats disputeront leur match d’ouverture vendredi soir au Centre Avenir en accueillant le Titan d’Acadie-Bathurst.