Geneviève Lalonde gonflée à bloc pour la finale à Doha

«Je sais où je suis physiquement et je sais qu’il y a bien du jus dans la réserve.»

Avec un tel état d’esprit, Geneviève Lalonde ne laisse aucun doute quant à ses intentions pour la finale de lundi à Doha, au Qatar, où se poursuivent jusqu’à dimanche les Championnats mondiaux d’athlétisme de l’IAAF.

La spécialiste du 3000m steeple veut améliorer son record canadien de 9min29s82 et elle croit dur comme fer qu’elle peut y arriver.

Vendredi, l’Acadienne de Moncton est passée à 19 centièmes de seconde d’y arriver lors de sa vague de qualification avec un chrono de 9min30s01. Il s’agit de son troisième meilleur chrono à vie.

C’est vous dire qu’elle a assurément retrouvé la forme après un passage à vide lors de sa dernière épreuve de la Ligue diamant à Zurich il y a un mois.

«C’était vraiment proche, confirme-t-elle. Je savais que ma vague allait être rapide, mais je savais aussi que ça allait tout prendre pour me rendre en finale. Aujourd’hui, je sais où je suis physiquement et donc je sais qu’il y a bien du jus dans la réserve.»

Lalonde assure qu’elle sera prête pour la finale.

«C’est d’ailleurs par exprès que nous avons fait deux courses de suite chaque fois que j’allais quelque part pour une compétition. C’est pourquoi je sais que je serai pleine d’énergie dès lundi», explique-t-elle.

Comment a-t-elle occupé son temps depuis sa qualification de vendredi?

«J’ai eu droit à de la physiothérapie, à de la massothérapie et à de la chiropratique. J’ai aussi fait des petites courses et beaucoup dormi», dit-elle.

«Sinon, j’ai été encourager mes coéquipiers et j’ai passé un peu de temps à préparer le Sommet de course à pied féminin qui aura lieu le 2 novembre à Saint-Jean. La vie ne s’arrête pas après les Mondiaux», ajoute-t-elle avec humour.

Outre Lalonde, les autres membres de la finale seront Emma Coburn et Courtney Frerichs des États-Unis, Marusa Mismas de la Slovénie, Caroline Grovdal de la Norvège, Gesa Krause de l’Allemagne, Mekides Abebe de l’Éthiopie, Béatrice Chepkoech, Hyvin Kiyeng et Celliphine Chespol du Kenya, Genevieve Gregson de l’Australie, Anna Moller du Danemark, Winfred Yavi du Bahrain, Peruth Chemutai de l’Ouganda et Luiza Gega de l’Albanie.

Si la Kényane Chepkoech est la grande favorite, elle devra tout de même se méfier de ses compatriotes Chespol et Kiyeng. Les Américaines Frerichs et Coburn ne devraient pas être elles aussi trop éloignées du podium. À surveiller aussi l’Allemande Krause et l’Ougandaise Chemutai.