Titan: la patience de Couturier s’effrite

Toujours en quête d’une première victoire en 2019-2020, les hommes de Mario Durocher devront trouver un moyen de se relancer et plus tôt que tard. Perdre soir après soir, ça n’est jamais très bon dans le développement d’une jeune équipe. C’est d’ailleurs pourquoi la patience de Sylvain Couturier envers certains vétérans commence sérieusement à s’effriter.

Le directeur général n’a pas voulu montrer personne du doigt, mais il est clair que les attaquants Evan MacKinnon et Mathieu Desgagnés font partie des vétérans visés.

Le rendement de ces deux vétérans de quatre saisons est non seulement navrant, pour ne pas dire inacceptable, mais il est aussi fort gênant.

À eux deux, MacKinnon (1-4=5) et Desgagnés (0-3=3) n’ont inscrit qu’un maigre but en 12 matchs. On parle ici de deux gars dont l’organisation prévoyait des saisons de 40 à 50 points.

«C’est certain que nous sommes déçus de la tenue de quelques vétérans et nous allons d’ailleurs les rencontrer. Je me considère comme quelqu’un qui est très patient, mais à un moment donné, il va falloir qu’ils trouvent une solution. Quand un joueur traverse une mauvaise passe, il doit travailler deux fois plus fort pour s’en sortir. Il doit aussi tout faire pour aider le club et ça comprend d’être meilleur dans les détails», révèle Couturier.

«En plus, ces vétérans ne peuvent pas chialer sur leur temps de jeu. Mario leur en donne en masse. C’est fâchant parce que nous avons une bien meilleure équipe que ne l’indique notre fiche. Si certains de nos vétérans avaient marqué quelques buts de plus, nous aurions probablement deux ou trois victoires à notre fiche», dit-il.

«Nous avons par exemple perdu deux fois contre Saint-Jean, dont le noyau est composé de joueurs de 17 ans. Ce n’est pas normal que des vétérans de notre club ne parviennent même pas à générer un peu d’offensive contre une jeune équipe», confie-t-il

Une chose est sûre, le voyage ce week-end au Québec arrive à un bon moment. Le Titan affrontera jeudi les Huskies de Rouyn-Noranda, vendredi les Foreurs de Val-d’Or et dimanche les Olympiques de Gatineau.

Ce sont là trois clubs, particulièrement les Huskies et les Olympiques, qui sont à la portée de l’équipe.

«C’est drôle à dire, mais même si nous n’avons pas encore gagné nous ne sommes qu’à cinq points de la 13e place. Il reste encore beaucoup de matchs et ce n’est pas le moment de lancer la serviette. Nos gardiens vont très bien, nos jeunes aussi et c’est maintenant aux vétérans de livrer la marchandise», souligne Sylvain Couturier.

Notons que malgré sa fiche, le Titan a été dans le coup dans 10 de leurs 12 rencontres. Cinq fois l’équipe s’est inclinée en prolongation ou en fusillade et cinq autres fois le match s’est décidé dans les dernières minutes.

Seulement deux fois le Titan s’est fait malmener, soit contre le Cap-Breton (6-3) lors du premier week-end de la campagne et face à Moncton (6-1), samedi dernier.