Le Restigouche songe joindre Olympiques Spéciaux NB

Le Restigouche est la seule des dix régions de la province à ne pas avoir un comité en place pour le programme des Olympiques spéciaux. Mais les choses pourraient bien changer prochainement.

Un groupe de la région fait campagne afin de combler cette lacune.

À sa demande, la direction d’Olympiques Spéciaux Nouveau-Brunswick (OSNB) s’est déplacée la semaine dernière afin discuter du programme et de la potentielle mise sur pied d’un conseil d’administration dans la région.

Ce programme, rappelons-le, offre aux personnes à besoins spéciaux – souffrant de déficiences intellectuelles – la possibilité de prendre part à différentes disciplines sportives. Le tout chapeauté par des entraîneurs qualifiés. Selon leurs aptitudes et leur intérêt, les athlètes pourraient éventuellement faire compétition sur la scène provinciale, nationale et même internationale.

Au Nouveau-Brunswick, il y aurait environ 20 000 personnes souffrant d’une déficience intellectuelle. De ce nombre, seulement 1000 sont inscrites au programme OSNB, ce qui laisse donc beaucoup de place pour le développement. Le programme propose actuellement 17 sports (onze d’été et six d’hiver). Toutes les régions n’ont toutefois pas l’obligation d’être actives dans chacune de ces disciplines. À noter aussi qu’il s’agit d’un programme ouvert à tous les âges, pas seulement à la jeunesse.

«Dans le cas du Restigouche, on suggère de commencer à petite échelle avec peut-être un ou deux sports. Et des sports plutôt faciles à organiser comme, par exemple, les quilles. Mais tout ça restera à la discrétion du comité qui sera mis en place», explique John Astle, directeur général d’OSNB, qui s’est déplacé au parc Sugarloaf pour l’occasion.

Selon lui, la région a tous les atouts pour l’instauration du programme alors qu’on y dénombre une foule d’infrastructures sportives à portée de mains. Il fait notamment référence aux centres aquatiques et arénas du Centre civique et du Récréaplex, aux pistes du club de ski de fond des Aventuriers de Charlo, à celle de ski alpin du parc Sugarloaf, ainsi qu’aux différentes allées de quilles.

«C’est la région parfaite pour un tel programme. On pourrait avoir de la natation, du patinage de vitesse, du ski de fond, du ski alpin… Tout est là. Ça ne prend finalement que quelques personnes pour mettre sur pied un comité et établir une programmation sportive afin de développer des athlètes», explique-t-il.

Selon ce dernier, le Restigouche se retrouverait sensiblement dans la même situation qu’était la communauté de Grand-Sault, il y a quelques années. Elle n’avait pas de comité, mais des bénévoles ont pris les choses en main et on y dénombre aujourd’hui quelque 70 athlètes dans cinq disciplines différentes.

Pour M. Astle, il se pourrait d’ailleurs que certains athlètes avec des déficiences intellectuelles fassent déjà partie de disciplines ou de programmes sportifs réguliers au Restigouche. Ceux-ci pourraient donc être éligibles également pour les Olympiques spéciaux.

En faire plus

Cette rencontre était l’initiative de Claude Vermette, responsable de la section locale des Chevaliers de Colomb. Celui-ci est catégorique: la région n’en fait pas assez pour les personnes atteintes de déficiences intellectuelles. C’est d’ailleurs lors de ses voyages un peu partout dans la province pour le compte des Chevaliers de Colomb qu’il a constaté ce manque.

«Je me suis rendu compte que tous les autres districts faisaient quelque chose pour les OSNB. Mais ici, il n’y avait rien. J’en étais gêné et j’ai pensé bon que l’on change cette situation», exprime-t-il.

Afin de démontrer leur soutien au projet, les Chevaliers de Colomb ont remis un montant de 2000$ à l’organisation OSNB afin de l’aider à s’implanter dans la région. Ce montant s’ajoute à un second de 5000$ déjà mis de côté par l’OSNB pour l’implantation du programme dans la région. Cet argent doit servir à l’achat d’équipement, à la location d’infrastructure, au transport vers les compétitions et à la formation des entraîneurs, entre autres.

Selon M. Vermette, le futur conseil prendrait sous son aile la totalité du Restigouche, ce qui signifie donc également l’ouest de la région (Kedgwick et Saint-Quentin).

À la suite de la réunion, aucun comité formel n’a toutefois été formé.

«Aujourd’hui, le but était surtout d’informer les gens et de leur donner le goût de s’impliquer. À partir d’ici, on va continuer le travail jusqu’à ce qu’on trouve des gens intéressés à prendre ça en main», dit-il.