Quatre noms s’ajoutent au Temple de la renommée sportive de Dalhousie

Le Temple de la renommée sportive de Dalhousie va introniser trois bâtisseurs et un athlète, samedi soir, à la salle Archibald du Récréaplex.

Il s’agit de l’entraîneur de soccer René Fecteau, de l’entraîneure de patinage artistique Gisèle Giroux, de l’arbitre de hockey Eddie Guitard et du joueur de baseball Ronald Morin.

Ils viennent s’ajouter à une liste d’immortels comprenant entre autres le boxeur Freddie Corrigan (1989), les hockeyeurs Kevin Foran (1994), Clément Tremblay (1999) et Roch Bois (2009) et le patineur artistique Hugh Yik (2014).

René Fecteau, malheureusement décédé en 2016 d’un cancer du cerveau, a profondément marqué les jeunes athlètes de soccer dans la grande région de Dalhousie.

Sa fille aînée Krystyna LeBlanc conserve d’ailleurs des souvenirs impérissables de ce papa qu’elle trouvait extraordinaire.

«Tous les athlètes l’adoraient, affirme-t-elle. Et moi comme j’étais sa fille, tout le monde me connaissait. J’étais la fille à René.»

«Pourtant, ma soeur Kara et moi fréquentions Dalhousie High et mon père était donc l’entraîneur de l’équipe ennemie, mentionne-t-elle en riant. En fait, il était notre entraîneur l’été dans le soccer mineur. C’est incroyable à quel point c’était un passionné.»

«Je vivais à Moncton depuis peu quand je suis allée le voir au Championnat provincial féminin de 2011 à Petitcodiac. Les Cyclones ont remporté la bannière et c’était incroyable de voir la relation qu’il avait avec ses joueuses. Tout le monde pleurait, lui aussi. Il est resté un passionné de soccer jusqu’à la fin. Même dans la maladie, il savait tout ce qui se passait avec les équipes de soccer des Cyclônes», ajoute Krystyna LeBlanc.

«Il a été quelqu’un d’important dans ma vie, affirme pour sa part Stéphane Carrier, qui est devenu à son tour un entraîneur de soccer. René état toujours prêt à aider et pas seulement dans le sport. Comme enseignant, je sais qu’il a convaincu plusieurs jeunes de ne pas abandonner l’école. Il a tellement aidé de jeunes. Je pourrais même dire qu’il a sauvé des vies.»

«René était mon mentor. Quand j’ai fait mes débuts comme entraîneur aux Jeux de l’Acadie, il était à mes côtés. René m’avait alors appris le côté humain du coaching. N’importe lequel entraîneur est capable d’expliquer quelque chose au tableau. Mais l’aspect humain, lui, est souvent oublié et c’est pourtant tellement important. René m’a appris à ne pas seulement regarder le talent. Il savait simplement en regardant un jeune que ses problèmes à la maison faisaient en sorte qu’il avait moins le goût de s’entraîner ce jour-là. Il prenait alors le temps de parler au jeune. C’est quelque chose que j’ai retenu», confie-t-il.

Stéphane Carrier se souvient également que René Fecteau était un fin renard qui arrivait toujours à ses fins.

«Lors de la saison 1993-1994, l’année où nous avons gagné la bannière provinciale AA avec les Cyclones d’Aux-Quatre-Vents, René nous avait dit dès le premier entraînement: “Je vous regarde et c’est évident que vous n’êtes pas les plus talentueux. Mais vous allez êtes les plus en forme par contre”. Et là il nous emmenait au pied d’une butte avec des escaliers à Dalhousie que l’on devait monter et descendre à tour de rôle. Il a finalement eu raison parce que nous étions l’équipe la plus en forme et c’est la raison que nous avons gagné. Pourtant, il savait qu’il y avait des joueurs de talent dans l’équipe. Mais lui il tenait à ce que tous ses joueurs soient traités de la même façon. C’était ça René.»

«Vers la fin de sa vie, René ne pouvait plus rien faire même s’il avait tout sa tête. Il était en chaise roulante et sa maison avait besoin de rénovations. Plusieurs anciens de ses élèves ont appris dans quelle situation il était et sont allés chez lui pour construire un escalier avec une rampe. Ça te montre comment il avait marqué les gens. Tu ne verras pas ça souvent d’anciens élèves se regrouper pour aider leur ancien professeur», raconte Stéphane Poirier.

Parmi les prix remportés par René Fecteau, mentionnons le prix d’Excellence en éducation en 1994 et l’entraîneur avec le meilleur esprit sportif par l’Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick en 2009.

La cérémonie débute à 17h et un souper sera servi aux environs de 18h.

Des immortels qui ont fait leur marque

Si René Fecteau a marqué plusieurs générations de joueurs de soccer, Gisèle Giroux, Eddie Guitard et Ronald Morin ont également contribué de belle façon à l’histoire sportive de la municipalité de Dalhousie.

Gisèle Giroux voit au développement des patineurs et patineuses artistiques du nord de la province depuis déjà 38 ans. Bien qu’elle a été associée au club de Dalhousie pendant toutes ces années, elle a aussi donné des coups de main aux clubs de Belledune (17 ans), Campbellton (10 ans) et Beresford (huit ans).

Au fil des ans, plusieurs de ses athlètes ont remporté des médailles sur les scènes provinciales, régionales et même de l’Atlantique.

En 2018, Gisèle a reçu le prix d’entraîneure bénévole de l’année de Patinage Nouveau-Brunswick.

Edde Guitard, qui est décédé en 2015, s’est impliqué pendant plus de 25 ans comme arbitre au hockey mineur. Il a également été le responsable des arbitres de la région pendant une quinzaine d’années.

En plus d’avoir aussi agi en tant que président du hockey mineur (1989-1992), Eddie a aussi été l’entraîneur de quelques équipes, dont les Rangers junior (1972-1975) et les formations pee wee AAA, bantam AAA et midget.

Il a déjà reçu le prix Ralph Hachey pour son implication ans le hockey mineur et le prix de bénévole de l’année auprès de Hockey Canada.

Enfin, Ronald Morin, qu’un peu tout le monde surnommait Gallie, aura été l’un des plus grands joueurs de baseball dans l’histoire de Dalhousie.

Morin aura été associé aux Dodgers de Dalhousie pendant 25 saisons. D’abord comme préposé à l’équipement les deux premières années, puis ensuit comme joueur dès 1962.

Morin et les Dodgers ont remporté dès sa première saison avec l’équipe le Championnat provincial intermédiaire. Après une première retraite en 1980, il effectuera des retours en 1989 et 1990, puis en 1996 et 1997.

Au milieu des années 1990, il évolue aussi pour les Old Timers de Belledune. Lors des Championnats canadiens des 35 ans et plus de 1995 présentés en Saskatchewan, il guide son équipe sur la deuxième marche du podium, puis sur la troisième marche l’année suivante. Les deux fois il a été choisi le joueur le plus utile tout en étant le plus vieux joueur du tournoi. Il a aussi été entraîneurs d’équipe de basketball, de ski de fond et de course à pied.