Kim Deschênes comblée après le retrait de son numéro

C’est en tenant sa petite nièce Gabrielle dans ses bras et entourée des autres membres de sa famille que Kim Deschênes a vu son chandail numéro 9 être hissé au plafond de l’aréna du CEPSUM, vendredi soir, lors du match d’ouverture des Carabins de l’Université de Montréal.

La hockeyeuse de Saint-Quentin, là où chaque maison ou presque produit un athlète élite, est devenue la première porte-couleurs des Carabins à recevoir pareil honneur.

«Je suis enfin descendue de mon nuage, affirme Kim. Je ne pouvais pas demander meilleur scénario. Je suis vraiment contente. Et comme c’était aussi les 10 ans des Carabins, plusieurs des anciennes joueuses étaient là, y compris Édith Aubert-Lehoux et Audrey Fortin. Nous avons débuté en même temps et nous sommes les trois premières à avoir disputé cinq saisons avec les Carabins.»

«J’ai été capable de me contrôler et je ne n’ai pas pleuré, poursuit-elle en riant. Ça m’a fait tout drôle quand mon chandail a commencé à monter dans les airs. J’avais ma nièce Gabrielle dans les bras à ce moment-là. Peut-être qu’elle ne se rappellera de rien, mais j’espère que oui parce que ça va lui fait un beau souvenir.»

La semaine dernière, Kim Deschênes avait révélé dans nos pages avoir hâte que les cérémonies soient du passé parce qu’elle ne contrôlait plus rien et continuellement en état de stress. Ça lui a d’ailleurs pris quelques jours pour s’en remettre.

«Après la journée de samedi, tout est retombé et je me suis sentie très fatiguée. J’ai même été un peu malade lundi et mardi. Mais là ça va mieux maintenant», dit-il.

Bien entendu, elle a eu l’occasion de lire plusieurs messages de félicitations sur les médias sociaux. En fait, elle n’avait pas encore terminé de tout lire au moment de l’entrevue parce que les messages ont été nombreux. Et parmi ceux-ci, il y en avait évidemment une tonne en provenance de Saint-Quentin.

«J’ai tellement eu beaux messages sur Facebook, confie-t-elle. Il y en avait plusieurs de la communauté de Saint-Quentin. Les gens de chez nous ont toujours été derrière moi et ils sont fiers de ce qui m’arrive.»

«Ma sœur Jessie a même reçu un message d’une maman disant que j’étais l’idole de sa petite fille. J’ai décidé d’envoyer un petit cadeau à la petite, soit un chandail et un bâton. Saint-Quentin, c’est là où a commencé mon histoire dans le hockey. Tu n’es pas consciente de tout ça quand tu es toute jeune. Tu veux juste aller à l’aréna patiner et jouer au hockey avec les autres. Mais avec le temps, tu réalises que ces années-là ont été les plus belles de ta vie», raconte Kim avec un brin de nostalgie dans la voix.

En cinq saisons avec les Carabins, Kim Deschênes a compilé pas moins de 157 points en 128 rencontres, séries éliminatoires incluses. C’est elle qui a inscrit le premier but dans l’histoire de l’équipe et c’est également elle qui a marqué le but vainqueur lorsque les Carabins ont remporté le championnat canadien en 2013.

Au cours de ses cinq campagnes universitaires, Kim a également représenté le Canada à deux reprises aux Universiades (Turquie, 2011; Italie, 2013). Deux sélections qui se sont d’ailleurs terminées chaque fois avec une médaille d’or autour du cou.