Sylvio Bourque en a assez d’attendre sa 26e médaille

Blanchi lors des trois dernières années, Sylvio Bourque affiche une confiance renouvelée aux 41es Mondiaux de tir au poignet qui sont présentement à l’affiche dans la ville portuaire de Constanta, en Roumanie.

L’Acadien de Grande-Digue, qui habite depuis quelques années à Beresford, croit plus que jamais en ses chances de devenir le plus grand médaillé canadien à cette compétition annuelle.

Actuellement à égalité avec le Britanno-Colombien Dave Hicks – lui aussi détenteur de 25 médailles – Bourque pourrait écrire une page d’histoire dès jeudi avec l’épreuve du bras gauche chez les grands maîtres (60 ans et plus) de 75 kg. Vendredi, il affrontera l’élite mondiale du côté droit. Il s’agit pour lui d’une première participation dans le groupe des sexagénaires.

«Je suis confiant et je serai sûrement parmi les hommes à battre, affirme-t-il. Mais on ne sait jamais. Tout peut arriver. C’est une grande planète. Regarde au hockey, il y a des clubs qui gagnent la coupe Stanley une année et qui ne parviennent pas à faire les séries l’année suivante.»

Pour cette première participation chez les 60 ans et plus, Bourque dit avoir mis les bouchées doubles à l’entraînement.

«J’y ai mis le paquet comme je l’avais fait en 2009 quand j’ai eu 50 ans. La première des choses c’est que je voulais à tout prix retourner chez les 75 kg. Ça n’a vraiment pas bien été l’an dernier chez les 90 kg en Turquie. Les gars étaient beaucoup trop gros pour moi. Dans la dernière année, je me suis entraîné en me disant que ce n’était jamais assez», dit-il.

En 2018, Bourque a dû se contenter d’une 10e position du bras gauche aux Mondiaux d’Antalya.

«Ça fait trois ans de suite que je rentre à la maison bredouille et j’en ai assez. Dans mon sport, même une quatrième place vaut zéro. Pourtant, la différence entre une quatrième et une troisième place est tellement minime. Je veux une médaille d’or du bras gauche et je crois que j’ai aussi des chances du côté droit», indique-t-il en faisant bien sûr allusion à son quatrième échelon en 2017 à Budapest.

Onze autres athlètes du Canada ont fait le voyage en Roumanie.

La dernière médaille de Sylvio Bourque aux Mondiaux remonte à 2015 à Kuala Lumpur en Malaisie. Il avait alors pris la deuxième place du bras gauche.

Les 25 médailles de Sylvio Bourque aux Mondiaux (5 d’or, 13 d’argent, 7 de bronze):

  • 1999, Tokyo, Japon – argent (bras gauche), bronze (bras droit).
  • 2000, Rovaniemi, Finlande – argent (gauche), bronze (droit).
  • 2001, Gdynia, Pologne – bronze (gauche), bronze (droit).
  • 2002, Springfield, Illinois, États-Unis – bronze (droit).
  • 2004, Durban, Afrique du Sud – argent (gauche), argent (droit).
  • 2005, Tokyo, Japon – argent (gauche), argent (droit).
  • 2006, Manchester, Angleterre – bronze (gauche).
  • 2007, Veliko Tarnovo, Bulgarie – argent (gauche).
  • 2008, Kelowna, Colombie-Britannique, Canada – argent (gauche).
  • 2009, Rosolina Mare, Italie –  or (gauche), argent (droit).
  • 2010, Mesquite, Texas, États-Unis – or (gauche).
  • 2011, Almaty, Kazakhstan – or (gauche), argent (droit).
  • 2012, Sao Paulo, Brésil – or (gauche), or (droit).
  • 2013, Gdynia, Pologne – argent (gauche), bronze (droit).
  • 2014, Vilnius, Lituanie – argent (gauche).
  • 2015, Kuala Lumpur, Malaisie – argent (gauche).