Simon Richard rêve de paralympisme

Simon Richard aime tellement le hockey qu’il a récemment décidé de laisser tomber le goalball, un sport qui lui a pourtant permis de participer aux Jeux paralympiques de Rio de Janeiro en 2016.

Le Dieppois, qui fait partie depuis deux ans de l’équipe nationale de hockey pour aveugle, dit avoir le sentiment de prendre part à quelque chose d’important.

«Je veux voir comment le hockey pour aveugle va se développer dans les prochaines années», dit-il.

«Nous sommes des pionniers de notre sport. Nous le pratiquons sans savoir si nous allons récolter le fruit de nos efforts qui est de voir le hockey pour aveugle parmi les disciplines des Jeux paralympiques d’hiver. En ce moment, nous sommes en train de semer quelque chose. Ça prend bien quelqu’un pour le faire non?», questionne-t-il.

Selon Simon, le sport se développe tout de même à grande vitesse. Par exemple, il prendra part en fin de semaine, à Ottawa, à la deuxième édition de la Série Canada – États-Unis. Les deux formations vont disputer trois rencontres.

«Le calibre de jeu s’est beaucoup amélioré dans la dernière année. Nous avions gagné nos trois matchs assez facilement l’an dernier contre les États-Unis, mais je m’attends à ce que ce soit beaucoup plus serré cette fois-ci. Ça se développe vite. Nous avons un bassin d’environ 300 joueurs et joueuses au Canada. Les États-Unis en ont près de 350», ajoute-t-il.

«Et là, des pays comme la Finlande, la Russie et l’Angleterre viennent de lancer leur propre programme. Je sais que c’est dans les plans d’inviter ces pays à venir jouer des matchs au Canada. C’est sans oublier que la Chine et la Suède, entre autres, organisent depuis peu des cliniques afin de faire découvrir ce sport aux personnes aveugles de leur pays. À moyen terme, le plan est d’organiser un Championnat mondial avec six équipes d’ici 2022 ou 2023», raconte Simon.

En attendant, l’athlète de 25 ans se concentrer sur sa propre progression.

«J’ai toujours été un joueur d’équipe et je veux devenir le joueur le plus complet possible. Bien sûr, j’espère quand même d’en mettre une couple dans le filet en fin de semaine», affirme le numéro 19 d’Équipe Canada.

En bref…

Dans la photo publiée avec le texte, vous remarquez le B3 dans le haut à gauche, tout juste sous le prénom de Simon. B3 veut simplement dire l’acuité visuelle de l’athlète. Ce qui veut dire que B1 est un athlète complètement aveugle, B2 est un athlète qui possède une acuité entre 1 et 5%, alors que B3 requiert une vision de 5 à 10%. «Moi, je suis presque dans la catégorie B2. Je suis vraiment à la limite», révèle Simon… Les membres d’Équipe Canada et d’Équipe États-Unis seront présents au TD Place Arena afin d’assister au match des 67’s d’Ottawa face aux Generals d’Oshawa. Il faut dire que toutes les parties de la Série Canada – États-Unis seront présentées dans le même aréna… Le hockey pour aveugle est un sport mixte même si on ne retrouve aucune fille dans la formation canadienne. «Les États-Unis avaient deux filles l’an dernier, mais elles ne sont pas avec le club en fin de semaine. Mais si une fille est de niveau pour jouer, c’est certain qu’elle va faire sa place», assure Simon Richard.