Maple Leafs: Mike Babcock congédié

Les Maple Leafs de Toronto ont congédié leur entraîneur-chef Mike Babcock.

Le président Brendan Shanahan a annoncé la nouvelle-choc par voie de communiqué en fin d’après-midi, mercredi, au lendemain d’une défaite de 4-2 des Maple Leafs aux mains des Golden Knights de Vegas.

Les Maple Leafs ont aussi annoncé que Sheldon Keefe, qui occupait les fonctions d’entraîneur-chef avec les Marlies de Toronto, le club-école des Maple Leafs dans la Ligue américaine, prendra la relève.

«Au fil des cinq dernières saisons, Mike a joué un rôle intégral dans le changement de direction de notre concession. L’implication et l’infatigable éthique de travail de Mike ont placé notre organisation dans une meilleure position, et nous sommes extrêmement reconnaissants des assises qu’il a contribué à bâtir ici», a tenu à dire Shanahan dans le communiqué officiel de l’équipe.

«À ce moment-ci, a-t-il enchaîné, nous étions tous d’avis qu’il était préférable de confier le rôle à Sheldon Keefe. Le dossier de Sheldon avec les Marlies, en ce qui a trait au développement et aux succès sur la patinoire durant ses années avec notre organisation, nous a amenés à croire qu’il est le candidat approprié pour nous mener au prochain stade de notre évolution.»

Des confrères de Babcock ne sont pas restés indifférents à la nouvelle, incluant Claude Julien, qui a travaillé avec lui aux Jeux olympiques de 2014, à Sotchi, et à la Coupe du monde de 2016.

«Comme à toutes les fois qu’un entraîneur est congédié, on se supporte beaucoup», a déclaré Julien avant le match du Canadien, mercredi face aux Sénateurs d’Ottawa.

«Ce n’est pas un boulot qui est facile. Une chose qu’on sait tous, Babcock a fait ses preuves à tous les niveaux, il a gagné à tous les niveaux. C’est un bon entraîneur qui, s’il le veut, devrait trouver du travail assez rapidement.»

D.J. Smith, le rival de Julien mercredi soir au Centre Bell, a été l’adjoint de Babcock pendant quatre ans avec les Maple Leafs. Il a rendu hommage à son professionnalisme.

«Il m’a donné ma chance dans la Ligue nationale de hockey. Il m’a montré la LNH et a fait un excellent travail tous les jours. Il s’agit d’un moment difficile pour lui et sa famille et j’ai certainement mal pour lui.»

Les Maple Leafs affichent un dossier de 9-10-4 pour un total de 22 points et occupaient le 10e rang au classement général de l’Association Est, à deux points du huitième échelon avant les matchs de mercredi.

Au coeur d’un périple de six rencontres à l’étranger, la formation torontoise affiche un dossier de 0-5-1 à ses six dernières sorties. Elle n’a pas gagné depuis le 7 novembre, alors qu’elle avait battu les Golden Knights 2-1 en prolongation à l’Aréna Scotiabank. Il s’agissait alors de la 700e victoire de Babcock à titre d’entraîneur-chef dans la LNH.

Les Maple Leafs ont accordé au moins quatre buts lors de chacune de leurs cinq dernières rencontres, et viennent au 30e rang du circuit Bettman avec 81 buts concédés. Seuls les Red Wings de Detroit (86) ont fait pire jusqu’à maintenant.

Embauché le 20 mai 2015, date à laquelle il a signé un contrat de 50 M$ US pour huit ans – le plus lucratif pour un entraîneur-chef dans l’histoire de la LNH – Babcock, 56 ans, a dirigé 351 matchs avec les Maple Leafs. Il a présenté une fiche globale de 173-133-45, mais les équipes n’ont gagné que huit matchs sur 20 en séries éliminatoires.

Après avoir été exclus des séries lors de la première saison de Babcock, en 2015-2016, les Maple Leafs ont été éliminés dès le premier tour lors de chacune des trois saisons suivantes, la première année par les Capitals de Washington et les deux autres, par les Bruins de Boston.

Babcock s’était présenté à Toronto avec un impressionnant curriculum vitae, incluant une conquête de la coupe Stanley avec les Red Wings de Detroit en 2008 et des médailles d’or olympiques consécutives lors des Jeux de 2010, à Vancouver, et de 2014. Il a aussi mené les Red Wings et les Mighty Ducks d’Anaheim aux finales de la coupe Stanley en 2009 et en 2003, respectivement

En carrière, il présente une fiche de 700-418-19 avec Toronto, Detroit et Anaheim.

Âgé de 39 ans, Keefe avait entamé sa cinquième saison derrière le banc des Marlies. En 319 matchs, Keefe a mené les Marlies à une fiche de 199-89-22-9, et a aidé l’équipe à finir au premier rang du classement général de la Ligue américaine en deux occasions.

En quatre participations aux séries éliminatoires, les Marlies ont présenté une fiche de 38-21 avec Keefe à la barre. L’équipe a récolté sa première conquête de la coupe Calder en 2018.