Daniel Lacroix succède à John Torchetti

Pour son grand retour dans la LHJMQ, Daniel Lacroix ne pouvait pas souhaiter une meilleure situation. Non seulement le nouvel entraîneur-chef des Wildcats connaît et adore la Ville de Moncton, mais il hérite aussi d’un club de premier plan qui aspire aux grands honneurs.

À l’écouter parler, on sent que l’homme de hockey âgé de 50 ans est reconnaissant de cette chance qui vient de lui être offerte.

«C’est une occasion que je ne pouvais vraiment pas laisser passer, a-t-il révélé peu avant souper en entrevue téléphonique. Un cycle junior prend de trois à quatre années et tu bâtis toujours ton club pour avoir la chance de gagner la coupe une fois à maturité. J’ai la chance d’hériter d’un club qui est rendu là dans son cycle.»

Évidemment, Daniel Lacroix aura besoin d’une période d’adaptation afin de se familiariser avec les joueurs et ses adjoints.

«Je connais déjà très bien la ville et l’organisation. Il me reste à me familiariser avec les joueurs et mon personnel. Je m’attends à ce que ça se fasse très rapidement. L’an dernier, je suis devenu l’entraîneur-chef d’un club en Allemagne (Cologne) qui était composé uniquement d’Européens. Mais une fois sur la glace, tout ce que les joueurs voulaient c’est d’être coachés. C’est partout pareil», dit-il.

Si au départ ses adjoints Darryl Boyce et Ryan Salvis seront mis davantage à contribution afin de l’aider à se familiariser avec les joueurs, Lacroix a l’intention de mettre rapidement son empreinte sur son équipe.

«J’ai été adjoint assez longtemps pour comprendre qu’un entraîneur-chef ne fait pas le travail tout seul. Nous avons tous besoin d’aide. Cela dit, j’ai hâte de mettre mon étampe sur ce club», a-t-il imagé.

«Je veux que les joueurs aient en tête de compétitionner chaque soir. J’aime une équipe avec de la vitesse, qui possède une bonne relance et aussi une bonne transition. Je tiens aussi à ce que les joueurs soient engagés défensivement. Quand tu joues bien en défensive et que tu prends le contrôle de la rondelle, ça te permet ensuite d’être créatif à l’attaque», explique-t-il.

Travail d’équipe

Un autre point sur lequel Daniel Lacroix compte insister auprès des joueurs, c’est d’aborder chaque rencontre avec l’idée de jouer pour les 19 autres gars en uniforme. Le même état d’esprit que les mousquetaires d’Alexandre Dumas finalement. Tous pour un, un pour tous.

«Un match de hockey ne se gagne pas seul et ça prend du leadership pour y arriver. Certains soirs, il peut arriver que ce soit un gars qui profite de moins de temps de jeu qui réussit le but vainqueur. Les gars doivent comprendre qu’ils ont tous un rôle à jouer et qu’ils peuvent tous apporter du leadership à leur façon. Tous les gars ont le devoir d’apporter quelque chose sur la table», mentionne Lacroix.

Le nouveau pilote des Chats Sauvages aura l’occasion de diriger un premier entraînement le 27 décembre au Centre Avenir. Le lendemain soir, Moncton accueillera Lukas Cormier et les Islanders de Charlottetown.

«J’ai hâte d’être sur la glace avec les gars. J’ai entendu beaucoup de bonnes choses, entre autres, sur Jakob Pelletier. On me dit qu’il joue la game de la bonne façon. C’est important d’avoir un capitaine qui montre l’exemple sur la glace», dit-il.

Lacroix ignore encore à quoi va ressembler la composition de ses trios.

«Il faut d’abord que j’évalue mon personnel et les joueurs. Et une fois que ce sera fait, il s’agira de trouver la bonne recette. Il y a des nouveaux joueurs qui vont se greffer au club et dans leur cas il faudra trouver avec qui ils auront une meilleure chimie», ajoute l’entraîneur.

Le propriétaire et président de l’équipe Robert K. Irving n’a pas caché sa joie d’avoir pu rapatrier Daniel Lacroix.

«Dan est un grand communicateur qui possède une formidable expérience derrière le banc, a fait savoir M. Irving dans un communiqué. C’est un homme passionné et il fait profiter ses joueurs de cet enthousiasme chaque jour. Nous sommes ravis de savoir que Dan se joint à notre équipe et nous aide à gagner.

Le directeur des opérations hockey, Ritchie Thibeau, se dit également content du retour de Lacroix dans le giron des Wildcats.

«Dan connaît bien l’organisation. Il comprend notre culture et nos valeurs. Ç’a été un élément important de notre processus de sélection d’un nouvel entraîneur-chef. Dan a fait partie d’organisations gagnantes dans le passé et il sait ce que ça prend pour gagner», a fait savoir Thibeau.

Un retour au bercail

Daniel Lacroix en sera donc à un deuxième passage à Moncton. Il a été entraîneur adjoint pendant cinq campagnes entre 2002 et 2006. Il a de plus remplacé Christian La Rue à la barre de l’équipe pour les 21 derniers matchs de la saison 2004-2005. Sous ses ordres, le club avait maintenu un dossier de huit victoires, huit revers, quatre verdicts nuls et une défaite en prolongation.

Il a par ailleurs été entraîneur adjoint avec les Islanders de New York (2006 à 2009), le Lightning de Tampa Bay (2010 à 2013), les Rangers de New York (2013-2014) et le Canadien de Montréal (2014 à 2018).

La saison dernière, il a dirigé les Sharks de Cologne en première division en Allemagne, ainsi que l’équipe nationale de la Lituanie.

Sa nomination veut donc dire qu’il ne prendra pas part aux Jeux olympiques d’hiver de la jeunesse à Lausanne, en Suisse, qui aura lieu du 9 au 22 janvier. Lacroix devait agir comme adjoint au Néo-Brunswickois Gordie Dwyer.

Comme joueur, Lacroix a disputé 188 matchs dans la LNH, au cours desquels il a marqué 11 buts et obtenu sept passes pour un total de 18 points. Il a aussi purgé 379 minutes de pénalités. Repêché en deuxième ronde (31e au total) par les Rangers de New York en 1987, il a – outre les Rangers – porté les couleurs des Bruins de Boston, des Flyers de Philadelphie, des Oilers d’Edmonton et des Islanders de New York.

Il a aussi disputé trois saisons dans la LHJMQ avec les Bisons de Granby, où il a compilé 78 buts et 115 passes pour 193 points en 182 rencontres, en plus de 1097 minutes de pénalités.

Daniel Lacroix succède à John Torchetti qui a été congédié le 14 décembre.