La finale Castors-Olympiens est l’événement sportif de l’année

C’était une année de première à l’Acadie Nouvelle quand est venu le temps de choisir l’événement sportif par excellence des 12 derniers mois. Pour la toute première fois, le journal a fait d’un match de football son plus grand épisode sportif de l’année. Il s’agissait aussi de la première fois dans l’histoire de l’Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick qu’une finale de football opposait deux écoles francophones.

Ce qui est certain, c’est que cette finale disputée le samedi 10 novembre dans la capitale provinciale restera longtemps gravée dans la mémoire des 76 jeunes impliqués dans cette rencontre historique. Un duel que les Olympiens de L’Odyssée de Moncton ont remporté 35 à 15 devant les Castors de l’École Sainte-Anne de Fredericton.

Il s’agissait d’un deuxième sacre pour les Olympiens qui ont également été couronnés en 2014.

Pour le porteur de ballon des Olympiens Caleb Fogarty, cette finale l’a même transformé.

«Ç’a été une journée très émotive et je ne vais jamais l’oublier, dit-il. J’ai énormément appris de cette finale. J’ai appris autant sur moi-même que sur le plan sportif. J’ai vécu ce dont une équipe était capable d’accomplir quand l’enjeu est important.»

«Ce championnat a été le résultat de quatre mois d’efforts qui nous ont menés au plus gros match de football de notre vie», mentionne celui qui a complété sa quatrième et dernière campagne avec les Olympiens.

«Avant même le début de la saison, nous savions que nous étions en mesure de faire un long bout de chemin. Tous les gars ont mis la main à la pâte. Nous nous sommes entraînés comme des forcenés. Peu importe la température, que ce soit la pluie, les gros vents, etc., nous étions chaque jour sur le terrain pour nous entraîner», souligne Fogarty.

Évidemment, le fait que la partie opposait deux écoles francophones rend le tout encore plus spécial aux yeux de Fogarty.

«Il y a de quoi être fier, s’exclame-t-il. Après notre victoire contre St. Malachy’s en demi-finale, je me suis dit que ça n’avait pas dû arriver souvent que deux écoles francophones s’affrontent en finale. J’ai finalement appris que c’était la première fois quand j’ai posé la question à Jonathan Diodati (entraîneur).»

Dans l’autre camp, même si la défaite a fait mal, les joueurs ont vite réalisé qu’ils devaient au contraire garder la tête haute à la suite de leur grande saison. Après tout, quel programme de football, peu importe le niveau, peut se vanter d’avoir atteint la finale à sa deuxième année d’opération?

«Nous sommes vraiment fiers de notre saison, affirme l’arrière défensif Caden Coghlan. Ce que nous sommes allés chercher cette année c’est le respect des autres écoles. D’ailleurs, il y a justement des écoles qui ont envoyé des messages à nos entraîneurs pour leur dire que les Castors avaient été impressionnants en 2019.»

Si les Olympiens ont été parfaits avec un dossier de 10 victoires en autant de rencontres, séries éliminatoires incluses. Les Castors, eux, n’ont subi que deux revers en 10 duels, chaque fois devant les Olympiens.

«La différence entre les deux équipes à mon avis était que les Olympiens avaient de bons athlètes à chaque position. Pour notre part, nous avions plusieurs gars qui n’avaient jamais joué au football avant la naissance du programme en 2018. Nous manquions donc d’expérience», confie Coghlan.

«Mais malgré le manque d’expérience de plusieurs de nos joueurs, nous avons réussi à connaître une très bonne saison parce que nous avons toujours donné notre 100%», a tenu à préciser l’athlète de 12e année.

Même s’ils ne seront pas de retour avec leur équipe respective, les deux joueurs sont d’avis que les Olympiens et les Castors seront encore très compétitifs en 2020.

«C’est vrai que nous sommes 19 gars de 12e année qui vont quitter, mais les 27 autres gars auront une année de plus d’expérience en plus des recrues qui vont arriver. Les Olympiens seront corrects autant en défensive qu’en offensive», prédit Caleb Fogarty, qui n’a pas encore pris de décision s’il allait jouer au football l’automne prochain.

«Pour moi, l’école passe en premier, lance Fogarty. Il se pourrait toutefois que je me laisse tenter d’aller jouer dans un cégep au Québec. J’ai d’ailleurs été approché par quelques-uns. On verra.»

En ce qui concerne les Castors, Caden Coghlan voit très bien ses coéquipiers batailler pour le championnat.

«Plusieurs des 30 joueurs dans l’équipe seront de retour et notre belle saison va sûrement donner le goût à d’autres gars de tenter leur chance. Ça avait justement été le cas après notre première année et parmi les nouveaux venus qui s’étaient greffés au club, plusieurs ont fini par jouer des rôles importants dans l’équipe», raconte Coghlan qui, comme Fogarty, est courtisé par quelques cégeps du Québec.

Les sujets qui ont aussi retenu notre attention

Le fiasco des Jeux de la Francophonie

Seul le temps nous fera peut-être oublier le fiasco des Jeux de la Francophonie qui devaient être présentés en 2021 à Moncton et Dieppe.

La facture des jeux, qui devait à l’origine s’élever à 17 millions $, a rapidement atteint des montants vertigineux dépassant les 130 millions $. Le budget a beau avoir été revu à la baisse pour passer d’abord à 80 millions $ et ensuite à 62 millions $, le mal était déjà fait.

Le cauchemar a finalement pris fin le 31 janvier lorsque le premier ministre Blaine Higgs a décidé de retirer le Nouveau-Brunswick du dossier en expliquant cette volte-face par des coûts organisationnels trop élevés et par le refus du fédéral de contribuer davantage.

Après quelques semaines de doute, au cours desquelles les villes de Sherbrooke, au Québec, et de Nantes, en France, ont manifesté un certain intérêt, mais à certaines conditions, nous avons finalement appris que les jeux de 2021 avaient été attribués à la République démocratique du Congo.

Le duel Canadien-Panthers à Bathurst

Le centre K.C. Irving était presque plein pour l’entraînement matinal du Canadien. – Acadie Nouvelle: Robert Lagacé

En marge d’un concours national Kraft Hockeyville remporté par la localité de Renous, qui a reçu un montant de 250 000$ pour la rénovation de l’aréna Tom-Donovan et un autre de 10 000$ de l’Association des joueurs de la LNH pour l’achat d’équipements, nous avons aussi eu droit à un match préparatoire opposant les Canadiens de Montréal et les Panthers de la Floride au Centre régional K.-C.-Irving de Bathurst.

En plus du match remporté 4 à 3 par le CH, les partisans ont eu droit à une multitude d’activités, dont l’arrivée des membres des deux équipes en matinée sur un tapis rouge qui a permis aux joueurs de signer des autographes et de se faire prendre en photo. Un beau moment qui a attiré quelques milliers de personnes.

Quelques anciennes vedettes de la LNH étaient également présentes, à commencer par le nouveau retraité et immortel de l’organisation du Titan d’Acadie-Bathurst Roberto Luongo. Le légendaire Yvon Cournoyer était aussi sur place.

Et comme le Centre régional K.-C.-Irving était rempli, plusieurs partisans ont pu se réunir sur la rue Main pour visionner le match sur un écran géant.

C’était la quatrième fois que le CH venait disputer un match préparatoire au Nouveau-Brunswick. Les trois premières rencontres, qui se sont toutes soldées par une défaite du Bleu Blanc Rouge, ont eu lieu en 1975, en 2004 et en 2007, chaque fois au Colisée de Moncton.

La saison de rêve du Magic

– Gracieuseté: Magic de Moncton

Le Magic de Moncton a connu une saison 2018-2019 qui ne sera pas oubliée de sitôt par les amateurs de basketball du Grand Moncton.

Après sept saisons dans la Ligue nationale de basketball du Canada (NBL), où l’équipe n’a jamais pu faire mieux que de se faire sortir rapidement deux fois en demi-finale (2012-2013, 2017-2018), le Magic est enfin sorti de sa coquille en raflant d’abord le championnat de la saison régulière, puis le championnat des séries éliminatoires.

«Remporter un championnat, c’était notre objectif depuis le début de la saison», avait révélé l’entraîneur de l’année dans la NBL Joe Salerno.

Mené par Billy White, Corey Allmond, Trey Kell et Nick Evans, le Magic a complété la saison régulière avec un dossier de 27 victoires contre seulement 13 revers.

Une fois en séries, le Magic a d’abord éliminé le Riptide de Saint-Jean en trois matchs consécutifs. En demi-finale, il a toutefois fallu tout le petit change du Magic pour venir à bout des Hurricanes de Halifax dans le septième et ultime duel. Enfin, en finale, le Magic n’a fait qu’une bouchée du Edge de St John’s qu’il a défait en quatre parties consécutives.

Reste maintenant à voir si le Magic pourra répéter sa grande saison en 2019-2020 et les choses vont plutôt bien jusqu’ici. Les hommes de Joe Salerno n’ont toujours pas subi la défaite après trois rencontres.

Treize mois sans victoire à domicile pour le Titan

– Gracieuseté: Wildcats/Daniel St-Louis

La séquence de 13 mois sans remporter un seul match à domicile est un triste exploit qu’aucune équipe ne souhaite vivre.

C’est pourtant ce que le Titan a fait endurer à ses partisans du 5 octobre 2018 jusqu’au 8 novembre 2019. Dans l’intervalle, la formation d’Acadie-Bathurst a encaissé 39 revers.

Un record de la LHJMQ qui prendra vraisemblablement beaucoup de temps avant d’être battu.

Au cours de ces 39 défaites d’affilée, le Titan a été blanchi trois fois et n’a réussi à marquer qu’un seul but au cours de 17 autres rencontres. Au total, c’est 189 buts que le Titan a permis à l’adversaire alors qu’il n’en a réussi que 76. Treize fois il a permis au club adverse d’inscrire six buts ou plus.

Parmi tous les joueurs de l’équipe, seul Evan MacKinnon aura été en uniforme pour ces 39 défaites. Ce n’est sans doute pas pour rien qu’il a obtenu deux mentions d’aide lors du triomphe du 8 novembre face aux Wildcats de Moncton.

À noter que l’acquisition quatre jours plus tôt du vétéran Rémy Anglehart des Voltigeurs de Drummondville a certes eu un impact dans le réveil soudain du Titan, lui qui a amassé au moins un point au cours de ses six premiers matchs avec l’équipe.