L’U de M dévoile son plan stratégique pour les sports

Annoncé depuis 2018, le plan stratégique pour les sports de l’U de M a finalement été présenté officiellement mardi. Plusieurs orientations ont été données pour les cinq prochaines années.

«Ce document pose les bases et va nous permettre de prendre les bonnes décisions jusqu’en 2025, assure le recteur et vice-chancelier par intérim Jacques-Paul Couturier. Pour cinq ans, nous aurons un outil auquel nous référer.»

Devant une quarantaine de personnes, parmi lesquelles plusieurs athlètes de l’université, le recteur et plusieurs administrateurs sont venus dévoiler ce nouveau plan stratégique des sports 2020-2025, établi par une firme québécoise de consultants. Annoncé la première fois après une réunion du Conseil des gouverneurs en septembre 2018, ce nouveau plan était attendu par la communauté universitaire.

«C’est une très bonne nouvelle, il n’y avait pas eu de plan stratégique pour les sports depuis une dizaine d’années, se réjouit Camille Thériault, ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick et coprésident de la campagne de financement de l’U de M. J’aurais malgré tout aimé voir l’université s’engager financièrement, même dans un contexte que l’on sait difficile. Cela aurait été l’occasion de démontrer encore plus la volonté d’être compétitif dans le domaine des sports universitaires.»

En effet, si le plan 2020-2025 a dégagé quatre grandes orientations et une douzaine de stratégies, aucune mesure concrète n’a pour le moment été annoncée.

«On veut être méthodique et s’assurer que l’on suit les bonnes étapes afin d’atteindre nos résultats, se défend le recteur intérimaire. On ne veut pas partir dans une direction, pour en changer un mois plus tard. Notre service des activités physiques et sportives aura désormais pour mission de mettre en place de manière très concrète les stratégies identifiées aujourd’hui.»

Développer le sentiment d’appartenance, favoriser la réussite académique et sportive, ou encore améliorer la capacité financière de l’université en matière de sport, telles sont les grandes lignes de ce nouveau plan stratégique. La question du recrutement a également été évoquée ce mardi. Avec la concurrence des universités anglophones et québécoises, se rendre attrayante auprès des futurs athlètes est un enjeu pour l’Université de Moncton.

«Si l’on parle du hockey, je vois énormément de progrès au cours des dernières années, estime Camille Thériault. Pour la saison prochaine par exemple, déjà quatre joueurs de haut calibre ont été signés en provenance de la ligue junior majeure du Québec. Il y aussi eu l’embauche d’un directeur des opérations pour le hockey, et de l’argent investi dans un nouveau vestiaire. Beaucoup de choses ont été faites.»

À plusieurs reprises lors de la présentation du plan, le recteur a insisté sur la nécessité de développer la «marque» Aigles Bleues et Aigles Bleus, et de développer le sentiment d’appartenance de la communauté envers leurs équipes universitaires.

«Nous avons déjà invité les jeunes du hockey mineur à venir assister aux matchs. Ils sont désormais présents à l’aréna Jean-Louis Lévesque. Cela peut créer des vocations, assure Jacques-Paul Couturier. Plusieurs de nos anciens diplômés sont engagés pour nous soutenir dans nos démarches actuelles.»

Neuf équipes féminines et masculines défendent actuellement les couleurs bleues et or. Le hockey, le soccer, le volley-ball, l’athlétisme et le cross-country sont les disciplines représentées par les athlètes de l’université de Moncton.