Campbellton-Edmundston: une série qui s’annonce serrée

S’il y a une série qui promet de faire grimper le taux d’adrénaline, tant chez les partisans qu’auprès des membres des deux organisations, c’est bien celle qui va opposer le Blizzard d’Edmundston aux Tigres de Campbellton, à compter de vendredi, au bruyant Centre Jean-Daigle.

Non seulement les deux formations de la division Nord ont su développer une belle rivalité au cours des trois dernières années, mais six des huit duels qui ont impliqué les deux clubs cette saison ont pris fin par la marge d’un seul but.

Et même si le Blizzard (34-9-9) a dominé avec cinq victoires, un revers et deux défaites en fusillade, contre trois gains, quatre revers et une défaite en prolongation pour les Tigres (29-18-5), les deux équipes ont marqué exactement le même nombre de buts, soit 32.

Bref, si vous envisagez d’aller voir des matchs, attendez-vous à veiller tard parce qu’il faudra probablement quelques prolongations pour départager les deux adversaires. Même qu’ils sont plusieurs à croire que la série va se prolonger à six ou sept duels.

Le jeune attaquant Alex Arsenault, qui a été choisi cette semaine au sein de l’équipe d’étoiles des recrues, se doute bien que les Tigres ne seront pas une proie facile.

«Je m’attends à une série chaudement disputée, mentionne l’Acadien de Saint-Charles-de-Kent. Les deux équipes ont une grande rivalité et ils ont plusieurs bons bons joueurs, dont William Basque, Pascal Valcourt et Connor Richard.»

Le gardien Antoine Lyonnais, lui aussi honoré au sein de l’équipe des recrues de la LHM, croit que le Blizzard a fait des pas de géant au cours des derniers mois.

«Quand la saison a commencé, jamais je n’aurais cru que nous terminerions la saison au deuxième rang du classement général, confie-t-il. Mais l’ajout d’Evan White aux Fêtes a fait beaucoup de bien. Nous avions besoin d’un défenseur offensif comme lui. Et l’arrivée de Jérémy Duguay a également apporté beaucoup à l’équipe.»

Lyonnais ajoute que le Blizzard a de plus l’avantage de compter sur un amphithéâtre intimidant, aidé il faut bien le dire par les 2700 spectateurs qui franchissent régulièrement les tourniquets.

«C’est plaisant de jouer dans un aréna plein chaque soir, indique le Trifluvien. Et pour nous, c’est vraiment le cas, la foule joue régulièrement le rôle de septième joueur. Je pense à la dernière visite des Crushers de Pictou qui menaient 2 à 1 en fin de match. La foule s’est alors mise à nous encourager bruyamment et le temps de le dire nous avons marqué trois buts rapides. C’est arrivé à quelques autres occasions pendant la saison que la foule a soudainement décidé d’embarquer dans le jeu de cette façon.»