Junior A: Les Tigres croient en leurs chances

Dans le camp des Tigres de Campbellton, le défenseur Frédéric Castonguay et le gardien Isaak Pelletier sont tous deux convaincus que la série va s’éterniser jusqu’à au moins six matchs, si ce n’est pas sept.

«Il y a beaucoup de vitesse des deux côtés et offensivement. Même si le Blizzard a un premier trio plus explosif, je dirais que ça se compare, analyse Castonguay. Nous avons peut-être plus de profondeur dans les autres trios.»

Castonguay, qui a gravité autour de l’équipe lors des séries éliminatoires du printemps dernier, estime que les Tigres peuvent encore une fois légitimement aspirer à une participation à la finale.

«C’est vrai que l’équipe de l’an dernier était construite autour d’un Big Four défensif avec Pierre-Luc Lurette, Francis Thibeault, Brendan Bornstein et Pier-Olivier Michaud, mais ces gars-là ont été très bien remplacés. Et comparativement à l’an dernier, les Tigres jouent un peu plus offensifs», révèle le hockeyeur d’Atholville.

«Contre le Blizzard, il s’agira de garder les choses simples et de ne pas se compliquer la vie. De cette façon, on va éviter les revirements. Il faudra surtout s’assurer de mettre la rondelle dans le territoire ennemi et mettre de la pression sur leurs défenseurs, particulièrement sur Evan White. Celui-là, il faudra lui enlever le maximum d’espace possible pour faire des jeux», mentionne Castonguay.

Isaac Pelletier est lui aussi d’avis que la série va s’éterniser.

«Tous les matchs en saison ont été serrés et ça peut donc aller d’un bord comme de l’autre, note le portier originaire de Saint-Quentin. Je crois que nous avons plus de profondeur qu’eux en attaque, bien que leur premier trio est dangereux avec Brock McLeod, Tristan Gagnon et Chrystopher Collin.»

«Ils ont aussi deux bons défenseurs offensifs avec White et Tristan Mercure, poursuit-il. Ça leur permet d’avoir un très bon avantage numérique et il faudra que nous soyons disciplinés. Disciplinés et intenses tout en tirant profit de notre vitesse.»

Et qu’en est-il de l’intimidante foule du Centre Jean-Daigle? Comment composer contre celle-ci?

«C’est sûr que ça les aide, mais ça peut aussi jouer en notre faveur. Les gars peuvent s’en servir pour se motiver à mieux jouer encore. J’ai confiance. Nous avons tellement de bons leaders dans cette équipe. Et nous avons des joueurs de 20 ans comme Pascal Valcourt, William Basque et Charles-William Gagné qui sont très déterminés à terminer leur carrière junior sur une bonne note», complète Pelletier, qui dit s’attendre à voir une foule de 1700 spectateurs pour le deuxième match de la série, dimanche, au Centre civique Memorial.