Les Wildcats gardent espoir

Avant que la COVID-19 ne vienne mettre un terme à la saison régulière, les Wildcats de Moncton faisaient figure de rouleau-compresseur dans la LHJMQ. Depuis le 12 janvier, soit dans un total de 25 rencontres, les hommes de Daniel Lacroix ont enregistré 23 victoires et ont amassé 47 points sur une possibilité de 50.

Au cours de cette séquence, les Wildcats ont également inscrit 118 buts et n’en ont alloué que 42 à l’adversaire. Mieux encore, 19 fois lors de ces 25 duels ils n’ont permis que deux buts ou moins à leurs opposants, dont six fois par blanchissage.

En infériorité numérique, ils ont maintenu un taux de succès de 90%. Ils ne trônent pas au sommet de la LHJMQ pour rien de la très relevée Association Est.

Étrangement, l’avantage numérique pourrait faire nettement mieux puisque leur taux de 19% dans ces 25 duels est inférieure à leur moyenne de 22,5% pour l’ensemble de la saison.

Sur le plan individuel, plusieurs joueurs ont évidemment tiré leur épingle du jeu lors deux derniers mois.

À commencer par les gardiens Olivier Rodrigue et Dakota Lund-Cornish. Rodrigue a remporté 16 de ses 18 décisions, dont cinq par jeu blanc, tout en maintenant une moyenne de buts alloués de 1,77 et un taux d’arrêts de ,932. Lund-Cornish, pour sa part, montrait une moyenne de 1,27 et un taux d’efficacité de ,947. Il a gagné ses sept décisions, dont une fois par blanchissage.

Alexandre Khovanov et Jeremy McKenna ont produit de leur côté à un rythme infernal. Khovanov affiche 46 points (12-34) dans ses 25 derniers duels, contre 42 (19-23) pour McKenna. Ils ont aussi maintenu des différentiels respectifs de +33 et +31.

Benoit-Olivier Groulx (11-21=32, +15), Jakob Pelletier (14-15=29, +31), Gabriel Fortier (12-14=26, +23), Jordan Spence (6-19=25, +30), Mika Cyr (15-8=23, +18), Zachary L’Heureux (6-14=20, +17), Jared McIsaac (4-13=17, +33), Tristan Dejong (4-7=11, +23) et Christian Huntley (1-8=9, +20) sont d’autres éléments du club qui ont présenté des chiffres bien au-dessus de la moyenne.

Bref, avec de tels chiffres, vous pouvez facilement comprendre qu’un peu tout le monde au sein de l’organisation se croise les doigts pour que les séries éliminatoires soient sauvées.

Les Wildcats sont équipés pour veiller tard. Très tard même.

Ils ont non seulement les éléments pour remporter la coupe du Président, mais également ce qu’il faut pour challenger n’importe quelle équipe au pays pour l’obtention de la coupe Memorial.

«Ce serait plate pour tout le monde si tout est annulé, convient Daniel Lacroix. À commencer par les gars qui ont attendu de trois à cinq ans pour avoir cette chance. En même temps, il y a d’autres clubs qui peuvent aspirer à la victoire. Nous ne sommes pas seuls.»

«Bien sûr, je sais que ça n’augure pas bien. Mais nous gardons espoir que la pandémie sera contrôlée dans un temps acceptable. Nous demeurons optimistes», confie Lacroix, dont le ton de voix trahit malgré tout un certain malaise de parler hockey.

«Tu sais, le hockey c’est tellement secondaire en ce moment quand tu regardes ce qui se passe. C’est pourquoi nous nous devons de prendre les récents succès de l’équipe avec humilité. Nous nous devons de nous en détacher et nous concentrer davantage sur l’aspect humain», confie-t-il.

«Il faut penser aux gens. C’est important d’avoir une responsabilité en suivant les directives qui nous ont données», poursuit-il.

Et qu’est-ce que Daniel Lacroix fait pour passer le temps pendant ce repos forcé?

«Comme beaucoup de monde, je regarde des vieux matchs à la télévision. Je travaille aussi un peu sur l’ordinateur, je fais de la lecture et je prends des marches avec mon chien», indique l’entraîneur-chef des Wildcats.