«Mon sport c’est le hockey» – Pénéloppe Ringuette

Il aura fallu 56 ans pour que les Aigles Bleus de l’Université de Moncton fassent de la place à un premier joueur de hockey de Sainte-Anne-de-Madawaska, soit Mika Cyr. Ça n’aura toutefois pris que quelques semaines à l’équipe féminine pour emboîter le pas, elle qui a confirmé jeudi la signature de Pénéloppe Ringuette.

Il faut dire que l’organisation du Bleu et Or n’a pas eu à chercher trop loin pour sa nouvelle trouvaille.

Pénéloppe habite la maison juste à côté de Mika. Et tenez-vous bien, ils sont du même sang puisque la maman de Mika (Lise) est la soeur du papa (Denis) de Pénéloppe.

Une situation qui n’est d’ailleurs pas sans rappeler celle de Mathieu Labrie et sa cousine Kristine Labrie, qui ont évolué au même moment dans la deuxième moitié des années 2000 à l’U de M.

«Nous nous connaissons très bien Mika et moi parce que nous avons grandi ensemble, s’exclame Pénéloppe en riant. Nous avons tellement joué au hockey ensemble, que ce soit dans la cave ou encore dehors au hockey-boule. Nous avons d’ailleurs cassé quelques trucs dans la cave chez Mika.»

Affirmation que confirme l’ancienne vedette des Wildcats.

«Mon père faisait aussi une patinoire derrière la maison et on jouait chaque jour qu’il faisait beau. Notre cousin Yannick s’habillait en gardien de but et Pen et moi on se disputait des matchs un contre un. Je gagnais souvent, mais elle ne lâchait jamais. Pen a beaucoup de talent et je suis extrêmement content pour elle qu’elle joue avec les Aigles Bleues», raconte Mika.

Ne jamais lâcher est justement le trait de caractère qui résume le mieux quel genre d’athlète pourra compter l’entraîneur-chef Marc-André Côté la saison prochaine.

«Je suis agressive, rapide et intense. Sur la patinoire, j’essaie d’aider mon équipe du mieux que je peux dans les trois zones», dit-elle.

Et à ceux et celles qui la croient trop petite pour tenir son bout au hockey universitaire, Pénéloppe a des petites nouvelles à leur donner au sujet de ses modestes 5 pieds.

«Je l’ai souvent entendu que j’étais trop petite avec les années, mais ça ne m’a jamais découragé. Le hockey, ça se passe dans le coeur. Moi, je n’ai jamais peur sur la glace. Quand bien même que la fille devant moi serait 6 pieds, je vais aller avec elle dans le coin», confie la joueuse de centre qui a dominé toutes ses coéquipières des Reds de l’Ouest au niveau midget AAA avec 12 buts et 21 points en 39 rencontres.

Fait à noter, ça fait déjà trois ans que les Aigles Bleues l’ont à l’oeil.

«Ils ont commencé à me parler quand j’étais en neuvième année à la Cité des Jeunes. Ç’a depuis longtemps été mon rêve de jouer pour les Aigles Bleues. C’est sûr que toutes les filles souhaitent de jouer chez les professionnelles un jour comme Marie-Jo Pelletier, mais moi mon objectif c’était surtout de jouer pour l’Université de Moncton», mentionne-t-elle.

Par ailleurs, avec un nom de famille comme le sien, on est évidemment en droit de se demander si elle a déjà joué à la ringuette.

«Jamais», répond-elle en riant.

«Mon sport c’est le hockey. C’est ma passion. Et je m’entraîne actuellement sérieusement afin de me préparer pour la saison. Je ne peux pas patiner parce que les arénas sont fermés, mais nous avons un petit gymnase à la maison et je cours aussi. Je travaille surtout pour améliorer ma force physique», termine celle qui endossera le numéro 15 avec le Bleu et Or.