Le vélo de montagne toujours en attente au Sugarloaf

Alors que l’été approche et que le déconfinement s’amorce, les amateurs de vélos de montagne se questionnent à savoir s’ils pourront utiliser la remontée mécanique du parc provincial Sugarloaf et dévaler ses sentiers.

La saison de ski au parc Sugarloaf a pris fin abruptement avec l’application des mesures d’urgence liées à la COVID-19. Heureusement pour les amateurs toutefois, il ne restait que deux semaines d’activités avant la fermeture, et l’une d’elles s’est déroulée sous la pluie. L’impact de la pandémie ne s’est donc pas fait ressentir outre mesure à ce chapitre.

Le parc provincial restigouchois n’est toutefois pas reconnu que pour ses installations de ski.

Au cours des dernières années, la direction a investi du temps et des sommes considérables au développement de pistes de descentes pour vélo de montagne, au point où le parc s’est forgé une solide réputation auprès des adeptes de cette discipline dans l’est du pays. Le Sugarloaf est d’ailleurs le seul parc provincial au Nouveau-Brunswick à proposer cette activité.

Mais en raison de la pandémie, il est encore incertain si ces amateurs de sensations fortes pourront dévaler les pistes au courant de l’été.

«On est toujours en attente de voir ce que le gouvernement entend permettre et pas au cours de l’été, quels services nous pourrons offrir au public? Parce que jusqu’à présent, nous ne pouvons en offrir aucun. La seule chose permise dans le parc en ce moment c’est l’utilisation des sentiers pédestres», indique le directeur général du parc, Greg Dion. L’ensemble des bâtiments est fermé au public précise-t-il.

Selon ce dernier, il serait relativement facile de faire respecter les mesures de distanciation à vélo, ne serait-ce qu’en limitant les télésièges à un seul usager.

«On s’entend que le vélo de montagne c’est un sport plus individualiste. Il y a très peu de contact entre les personnes sur les pentes. Je ne vois donc pas beaucoup de différence entre cela et permettre à quatre personnes de jouer au golf», dit-il.

Le directeur avoue qu’il n’est toutefois pas encore trop inquiet par rapport à la situation. C’est que l’ouverture du parc de vélo n’est prévue qu’à la mi-juin, ce qui lui laisse une certaine marge de manœuvre.

«Nous avons une marge de manœuvre, un peu de temps devant nous puisqu’il y a toujours de la neige dans les sentiers. Même si nous voulions commencer les travaux de préparation des pistes, ce serait impossible», affirme M. Dion.

Outre le vélo de montagne, l’autre gros point d’interrogation demeure ce qu’il adviendra du terrain de camping. Car plusieurs des adeptes de vélo de montagne logent au camping durant leur séjour au Restigouche.

«Nous n’avons pas encore reçu le feu vert de Fredericton pour ouvrir nos terrains cet été. On sait que ça fait partie probablement de la prochaine vague de déconfinement – dû moins pour certains campings –, mais on ne connaît pas les détails comme les restrictions qui pourraient être requises», indique le directeur général.

Ce dernier se demande d’ailleurs à quelle sorte d’achalandage s’attendre même s’il est en mesure d’ouvrir son parc de vélo, son camping et ses autres services connexes (terrains de tennis, terrain de jeu, etc.).

«Plusieurs de nos visiteurs proviennent de l’extérieur de la province, surtout les usagers de notre parc de vélo où l’on retrouve beaucoup de Québécois et de Néo-Écossais. Mais avec la situation des frontières, le trafic risque d’être réduit de beaucoup. Certes, cela a encore le temps de changer, mais pour l’instant une grande partie de notre clientèle ne pourrait même pas traverser la frontière», dit-il.