Samuel Savoie parmi les premiers de classe

Dans ce qui s’annonce un repêchage historique pour le hockey de l’Atlantique, la Centrale de soutien au recrutement (CSR) a confirmé le vif intérêt de la LHJMQ envers Samuel Savoie. L’attaquant des Flyers de Moncton figure au quatrième échelon des meilleurs espoirs, ce qui l’assure aussi bien dire de devenir le 10e Acadien à se voir sélectionner dans le top-10 dans l’histoire du circuit québécois.

À noter qu’un peu plus du tiers des 90 meilleurs espoirs de la liste du CSR provient des provinces de l’Atlantique, soit 33 joueurs.

À titre comparatif, rappelons que 25 patineurs de l’Atlantique ont été sélectionnés dans les cinq premières rondes en 2019, ce qui était considéré comme une bonne récolte. En 2018, ils avaient été 19 à trouver preneurs parmi les 90 premiers élus.

Évidemment, Samuel Savoie a accueilli la nouvelle de sa quatrième place avec grand bonheur.

«C’est une surprise pour moi, s’exclame-t-il. Je croyais à un top-10, mais pas à un top-5. J’en suis très fier.»

Le numéro 20 des Flyers a désormais une idée plus précise de l’endroit où il risque de se retrouver le vendredi 5 juin, soir du repêchage.

Ainsi, les Olympiques de Gatineau ont trois des quatre premières sélections (1, 2 et 4), les Sea Dogs de Saint-Jean parleront au troisième rang, alors que les Remparts ont le 5e choix et les Foreurs de Val-d’Or les deux suivants.

«De ces équipes, il y a juste les Foreurs avec qui je n’ai pas encore parlé, mais ça devrait se faire bientôt d’après mon agent (Phil Reid). Je m’attends aussi à reparler aux trois autres clubs», annonce-t-il.

S’il avait à choisir, les Olympiques seraient son choix. Il rêve d’un club qui pourrait lui donner un rôle important dès cet automne et c’est ce que cette équipe peut lui offrir. Du côté des Sea Dogs, rien n’est moins sûr.

«J’avoue que j’ai une petite crainte par rapport aux Sea Dogs. Ils ont déjà tellement de bons jeunes. En même temps, ça reste une bonne organisation et c’est proche de la maison. J’aimerais cependant aller à Gatineau. Ça me semble un bon endroit pour moi», soutient le centre de 5 pieds 10 pouces et 175 livres.

Un autre représentant des Flyers a réussi à se trouver une place parmi les 18 premiers espoirs, soit le défenseur format géant Matteo Mann. (15e rang).

Cinq autres Néo-Brunswickois figurent en troisième ronde. Il s’agit du défenseur Lane Hinkley (37e), de Moncton, du centre Sam Oliver (40e), de Quispamsis, des arrières Jérémie Thibodeau (46e), de Saint-Léonard, et Dyllan Gill (47e), de Riverview, ainsi que du centre Andrew Gweon (52e), de Fredericton.

L’ailier gauche Noah Gibbs (70e), de Saint-Basile, et le centre gaucher Antoine Roy (74e), de Petit-Rocher, sont les autres joueurs de la province à figurer parmi les 90 premiers espoirs (voir tableau pour les autres joueurs du Nouveau-Brunswick répertoriés)

Un rêve d’enfance pour Thibodeau

Jérémie Thibodeau – Gracieuseté

Jérémie Thibodeau, un défenseur déjà doté d’une belle maturité physique du haut de ses 6 pieds 1 pouce et 190 livres, se dit très honoré de se retrouver au 46e échelon des meilleurs espoirs.

Le hockeyeur de Saint-Léonard se décrit comme un arrière qui patine bien avec la rondelle et qui sait créer des jeux pour ses coéquipiers avec l’aide de ses passes précises.

«La LHJMQ, c’est un rêve d’enfance pour moi. Cela dit, le repêchage est juste une étape. C’est le travail que je vais mettre dans mon entraînement cet été et l’état d’esprit dans lequel j’arriverai au camp d’entraînement de mon équipe qui est le plus important», révèle le jeune hockeyeur.

«J’ai gagné beaucoup de masse musculaire depuis Noël et mon gabarit devrait m’aider (pour la prochaine étape). De plus, j’ai eu la chance de disputer quelques parties avec le Blizzard d’Edmundston cet hiver et ça m’a permis d’avoir une meilleure idée de ce qui m’attend dans le junior majeur. J’ai d’ailleurs été surpris quand j’ai eu l’appel du Blizzard», confie Thibodeau qui est représenté par Bryce Milson de l’agence Will Sports Group (WSP).

«Mon modèle c’est Thomas Chabot des Sénateurs d’Ottawa. Comme nous sommes représentés par la même agence, j’ai eu la chance de patiner avec lui l’été dernier. Ç’a été une très belle expérience», ajoute celui qui s’entraîne chaque été avec un certain Mika Cyr, qui habite à seulement cinq minutes de route.

Noah Gibbs, le marchand de vitesse

Noah Gibbs – Gracieuseté

Désigné en quatrième ronde la CSR, l’ailier gauche Noah Gibbs ne cachait pas sa fierté de figurer au 70e échelon, étant donné qu’une blessure à une jambe lui a fait rater plusieurs matchs en début de campagne.

«Je me suis cassé une jambe pendant le calendrier présaison et je n’ai pu revenir au jeu qu’aux environs de Noël. Ça m’a ensuite pris un peu de temps pour retrouver mon synchronisme. Mais plus la saison avançait, plus ça allait bien», indique le marchand de vitesse de Saint-Basile.

«Mes principales qualités sont ma rapidité et le fait que je joue avec beaucoup d’énergie. Je suis petit de taille, mais je ne me laisse jamais intimider. Je suis capable d’aller dans les coins et gagner mes batailles», indique l’attaquant de 5 pieds 7 pouces et 160 livres, qui est représenté par Nick Bilotto de Sports Corporation.

«Je veux jouer dans la LHJMQ et l’endroit n’a pas vraiment d’importance pour moi. Mon modèle c’est Brandon Gallagher. C’est un petit joueur qui n’a pas peur d’aller dans le trafic. Et comme lui, j’aime marquer des buts», souligne Noah Gibbs.

Antoine Roy, l’attaquant de puissance

Antoine Roy – Gracieuseté

Originaire de Petit-Rocher, comme Justin Haché et Rémi Doucet, Antoine Roy est un solide gaillard de 6 pieds 1 pouce et 182 livres qui possède tout ce qu’il faut pour devenir un attaquant de puissance.

Roy se décrit comme un joueur qui n’hésite pas à se tremper le nez dans les trois zones, qui peut aider autant en infériorité qu’en avantage numérique et qui excelle en protection de rondelle. C’est sans oublier qu’il aime compléter ses mises en échec.

«Je m’attendais à un meilleur classement, avoue toutefois celui qui figure au 74e échelon dans la liste du CSR. Je croyais voir mon nom en deuxième ou en troisième ronde. On verra bien au repêchage.»

Au cours de la dernière année, Roy dit avoir beaucoup travaillé à améliorer son coup de patin, particulièrement son explosion.

«Il y a par contre encore du travail à faire à ce niveau. Je dois aussi être plus rapide. C’est pourquoi j’ai l’intention de travailler fort cet été en faisant des sprints et des sauts. Je m’entraîne sous la direction de Derek Cormier. Il connaît vraiment son affaire», soutient Roy, qui a préféré rejoindre les rangs de l’école privée de Rothesay Netherwood au lieu du Contendo Moose du Nord.

«J’estimais que d’aller jouer là-bas allait mieux me préparer pour le junior. Dans le midget AAA, tu affrontes des gars de 15 à 17 ans. Aux États-Unis, le calibre était plus élevé et nous avions la chance de jouer contre des joueurs de 18 et 19 ans», affirme Roy, qui est représenté par Taylor MacDougall de l’agence Roy Sports Group (RSG).

Si la NCAA demeure une option, il dit privilégier pour l’instant la LHJMQ.

«Si l’équipe qui me repêche me fait savoir qu’elle veut me garder, je vais probablement accepter de jouer dans la LHJMQ, mais si je vois que mes chances de graduer à 16 ans ne sont pas là je vais utiliser la clause de 48 heures pour garder mon option avec la NCAA», explique Roy avec franchise, dont la sœur Ariane évoluera avec l’Université Concordia à compter de cet automne.