Jacob Long veut devenir un défenseur de la LHJMQ

Il n’a peut-être pas le talent offensif de son coéquipier des Caps de Fredericton Jérémie Thibodeau, mais Jacob Long possède des qualités indéniables qui, à terme, pourraient en faire un solide défenseur dans la Ligue de hockey junior majeur du Québec.

Répertorié comme un éventuel choix de 9e à 12e ronde par le Centre de soutien au recrutement (CSR) en vue du prochain encan de la LHJMQ, Jacob Long a amassé cinq buts et cinq passes pour 10 points en 34 rencontres en 2019-2020.

Signe que sa réputation est en hausse, une dizaine d’équipes de la LHJMQ lui ont déjà fait la jasette et d’autres clubs devraient se manifester d’ici le repêchage les 5 et 6 juin.

«Je veux jouer dans la LHJMQ», s’exclame d’une voix assurée le jeune costaud de 6 pieds 1 pouce et 170 livres.

«Le hockey c’est ma passion. Je me vois comme un défenseur défensif qui aime le jeu physique et qui fait une bonne première passe. J’ai aussi un gros lancer frappé et je suis rapide sur mes patins», affirme Jacob Long lorsqu’invité à se décrire comme joueur.

Une analyse que l’entraîneur des Caps Éric Bissonnette partage entièrement.

«La progression de Jacob ne fait que commencer, révèle Bissonnette. Un bon recruteur n’est pas celui qui sélectionne un Lukas Cormier en première ronde. Tout le monde avait déjà vu ce qu’était Lukas. Le bon recruteur est celui qui voit que le plafond d’un jeune comme Jacob est encore loin d’être atteint. Pour ma part, je peux te dire qu’il sera dominant la saison prochaine dans le midget AAA.»

Pourtant, lorsque Jacob Long s’est présenté au camp d’entraînement des Caps l’automne dernier, il lui a fallu un certain temps avant de réellement se mettre en marche.

«La marche est haute entre le bantam et le midget, dit-il. C’est sûr que mon physique et mon coup de patin m’ont aidé. Mais j’ai eu besoin d’une période d’adaptation.»

«J’ai commencé la saison comme cinquième défenseur et Éric Bissonnette m’a ensuite grandement aidé à m’améliorer. Plus la saison avançait, plus il m’a donné de responsabilités», raconte celui qui se débrouille aussi fort bien au golf et au baseball, en plus d’avoir représenté le Madawaska-Victoria au soccer et au mini-handball aux Jeux de l’Acadie.

Son entraîneur personnel, Andrew Pierce, lui a par ailleurs préparé un programme d’entraînement visant à améliorer sa force physique.

«D’ici la fin de l’été, je veux être plus fort et prendre un peu de poids. J’aimerais me présenter au camp d’entraînement aux environs de 175 livres», signale Long, qui est représenté par l’agent Bryce Milson.

«Mon modèle comme joueur, c’est Shea Weber. Comme lui, je veux devenir un gros bonhomme avec un gros lancer et qui aime frapper», ajoute le hockeyeur d’Edmundston.

Une famille d’athlètes

À noter que Jacob Long nous vient d’une véritable famille d’athlètes.

Son oncle Marc Long, qui excellait au baseball, a même pris part à un camp d’entraînement des Expos de Montréal au milieu des années 1970.

Son cousin Dean Ouellet a été l’un des plus grands joueurs de l’histoire des Eagles du Cap-Breton et se veut aujourd’hui le meilleur patineur du Circuit régional.

Un autre de ses cousins, Charles Cyr, a pendant longtemps été considéré comme l’un des meilleurs arrières du Circuit Roger Lizotte.

Ses sœurs Cassandra et Vanessa sont également de bonnes athlètes, particulièrement au soccer.

Et c’est sans oublier que son grand-père Aldéo Long, malheureusement décédé il y a exactement un an (le 19 mai), était lui aussi un très bon joueur de baseball. Aldéo a d’ailleurs évolué pour les Braves de Cabano pendant les années 1940, 1950 et 1960.

Bref, Jacob Long a de qui tenir.