Alexis Daniel a gagné des points aux yeux des recruteurs

Après avoir vécu une amère déception lorsque les 18 formations de la LHJMQ ont levé le nez sur lui au repêchage de 2019, Alexis Daniel a tout mis en oeuvre dans la dernière année pour améliorer sa valeur aux yeux des recruteurs.

Le Dieppois peut dire mission accomplie puisque le Centre de soutien au recrutement (CSR) le place comme un espoir de 9e à 12e ronde.

Sa plus grosse décision aura été de quitter le programme de l’école privée de Stanstead, au Québec, où il évoluait depuis trois ans en compagnie de son frère aîné Olivier.

Alexis a plutôt choisi de s’en retourner à la maison pour joindre les rangs des Flyers de Moncton, sous la gouverne de l’entraîneur John Decourcey.

«Je ne regretterai jamais d’avoir été à Stanstead, mais il n’y avait malheureusement pas beaucoup de recruteurs aux matchs. Ce n’était donc pas là que je pouvais me faire voir», confie l’attaquant de 16 ans (il aura 17 ans le 2 août).

«De ne pas avoir été repêché l’an dernier m’a fait douter de moi, dit-il. Puis, j’ai décidé de me retrousser les manches et de travailler encore plus fort.»

Avec comme résultat que les Flyers l’ont rapidement mis en position de progresser rapidement.

«Moi qui m’étais toujours considéré comme un joueur défensif, je me suis retrouvé au sein du premier trio en compagnie de Samuel Savoie et Dominic LeBlanc. J’ai été obligé de changer un peu ma façon de jouer et ça m’a permis de découvrir que je pouvais jouer n’importe lequel rôle dans une équipe», raconte Alexis Daniel.

Avec comme résultat qu’il a inscrit 23 buts et 21 passes pour 44 points en 37 rencontres. Il a aussi disputé sept parties avec le Blizzard d’Edmundston en tant que joueur affilié. La formation de la Ligue junior des Maritimes avait fait de Daniel son choix de 6e ronde (61e au total) l’été dernier.

«Ç’a été une expérience incroyable, indique-t-il. Au début, je me débrouillais avec les minutes que l’entraîneur voulait bien me donner. Mais plus ça allait et plus on m’utilisait. J’ai surtout apprécié d’avoir l’occasion de voir que je pouvais jouer contre des gars plus vieux.»

La saison de Daniel a toutefois pris fin dès le premier match éliminatoire lorsqu’il s’est blessé à la rate. Il avait néanmoins eu le temps d’amasser trois mentions d’aide avant de se blesser.

«C’est plate parce que mon retour au jeu était prévu pour le tournoi de la coupe Telus. Et malgré ma blessure et celle de (Alex) Petrie, nous avions l’équipe pour nous qualifier. Ç’a été difficile à accepter parce que nous avions le sentiment que nous pouvions bien faire à la coupe Telus», révèle-t-il.

Un autre élément qui a permis à Alexis Daniel de progresser, c’est le fait qu’il a gagné deux pouces et plus de 40 livres en un an. Dans le relevé du CSR de 2019, Daniel était listé à 5 pieds 8 pouces et 140 livres. Il a complété la dernière campagne à 5 pieds 10 pouces et 183 livres.

«J’ai depuis perdu cinq livres, précise Daniel. Grâce à un programme que m’ont préparé Derek Cormier et Rick Légère, je travaille fort pour améliorer mon cardio et la force de mes jambes.»

Invité à nous parler de ses qualités comme joueur, Alexis Daniel estime que son éthique de travail est sa principale qualité.

«Je suis un joueur qui travaille fort. J’aime aller devant le filet et gagner mes batailles dans les coins de patinoire. Ce ne sont pas tous les joueurs qui sont prêts à faire ça, mais moi j’aime ça», souligne-t-il en riant.

«Mon lancer et ma force physique sont deux autres de mes atouts», mentionne Daniel qui dit n’avoir aucun agent.

«C’est mon père et moi qui nous occupons de ça», lance-t-il simplement.

Quelques clubs l’ont déjà approché, dont les Wildcats de Moncton, les Huskies de Rouyn-Noranda et l’Océanic de Rimouski.

«C’est mon rêve de jouer dans la LHJMQ et tu peux être sûr que je serai devant mon ordinateur le 6 juin pour suivre le repêchage sur YouTube», termine Alexis Daniel, dont le joueur préféré dans la Ligue nationale est Patrick Kane.