Soccer au N.-B.: une occasion à saisir

Le soccer néo-brunswickois parvient-il à se maintenir la tête hors de l’eau malgré cette COVID-19 qui complique drôlement la vie des multiples sports? La réponse est oui.

Le directeur général et directeur provincial de développement technique au sein de Soccer NB, Younes Bouida, avoue toutefois qu’on respire nettement mieux depuis que le gouvernement a annoncé la troisième phase de déconfinement, vendredi dernier (mais reporté d’une semaine jeudi, NDLR).

On baignait jusqu’alors dans une mer d’incertitudes, particulièrement au niveau des inscriptions dont on redoutait une sévère baisse.

«C’est beaucoup moins dramatique que ce dont les gens auraient pu croire», affirme Younes Bouida.

«Certes, nous n’avons pas les mêmes chiffres que d’habitude, mais ça va mieux depuis l’annonce du gouvernement au sujet de la reprise des sports à faible contact. Cette annonce a grandement aidé. Ç’a eu comme résultat que les parents se sentent plus en sécurité d’inscrire leurs jeunes. Le téléphone n’arrête pas de sonner ces temps-ci», révèle celui qui gère le quotidien d’un organisme qui comptait aux environs de 15 000 membres en 2019.

«Aussitôt l’annonce, nous sommes devenus comme des enfants, soutient-il. Nous sommes excités que le soccer recommence. Nous avions tellement hâte. Il n’y a pas que les enfants qui veulent bouger, les adultes aussi. Tout le monde en a besoin.»

Exceptionnellement, les inscriptions se poursuivront pendant la majeure partie de l’été.

«Nous accepterons même des inscriptions au-delà de juin. La situation n’est pas normale et il nous faut donc être plus flexibles. C’est sûr que ça représente plus de logistique pour les associations régionales, mais il faut le faire. Il y a des gens qui attendent de voir comment ça va se passer avant d’envoyer leurs enfants», souligne Younes Bouida.

Le développement en priorité

Pour l’instant, la reprise des activités va se limiter à des entraînements puisque les matchs demeurent interdits en raison, entre autres, de la distanciation physique qui est toujours de mise.

Younes Bouida est cependant d’avis que l’occasion est belle pour améliorer la culture du sport.

«Nous allons nous concentrer sur la remise en forme et sur le développement technique individuel, confie-t-il. Nous avons une belle occasion de développer les habiletés des athlètes. Par exemple, celui ou celle qui excelle à frapper le ballon du pied gauche aura l’occasion de développer son tir du pied droit et ainsi de suite.»

«On entendait souvent que nous n’avions pas assez de temps pour nous concentrer sur le développement en raison que la pression qui venait de la soif de gagner. On appelait ça du développement à long terme, mais le fait demeure que nous étions souvent forcés de brûler des étapes. Là, nous avons le temps. Nous avons le luxe de prendre le temps de développer nos jeunes», mentionne-t-il.

«Au lieu de jouer pour gagner, nous allons gagner en jouant. Bien sûr, même s’il n’y aura pas de matchs, il y aura de la compétition. Sauf que ce sera toujours dans le cadre de défis techniques. Ça va ressembler un peu au concours d’habiletés que l’on peut voir lors du week-end du match des étoiles au hockey. Les jeunes pourront ainsi s’amuser et le développement technique va se faire», explique Younes Bouida.

Changer les habitudes

Évidemment, la relance du soccer vient avec quelques contraintes. Chacune des 36 associations régionales aura pour mandat de faire respecter les règles mises en place.

Un guide du plan opérationnel du retour au jeu est d’ailleurs disponible sur le site web de Soccer NB.

De plus, huit employés de Soccer NB sillonneront la province pour donner un coup de main et pour s’assurer que tout est fait dans les règles.

Notons également que les programmes pour les groupes d’âge moins-3 ans à moins-6 ans ne commenceront pas tout de suite. Soccer NB doit d’abord s’assurer de la collaboration des parents avant d’aller de l’avant.