Les équipes du N.-B. soutiennent le plan Courteau

Titan et Wildcats font pleinement confiance au commissaire Gilles Courteau dans sa projection de lancer la saison 2020-2021 de la Ligue de hockey junior majeur du Québec devant des spectateurs le 1er octobre. Et ce, même si le gouvernement du Nouveau-Brunswick a déjà décidé que jusqu’à nouvel ordre, il interdisait tout rassemblement de 50 personnes et plus jusqu’au 31 décembre.

Ainsi, selon les intentions du grand patron de la LHJMQ, les camps d’entraînement débuteraient vers la mi-septembre et les deux premières semaines de la saison régulière seraient déplacées en fin de saison.

Les circuits juniors majeurs de l’Ontario et de l’Ouest ont des objectifs semblables.

«Nous faisons pleinement confiance aux dirigeants de la ligue et à M. Courteau. Je ne vois pas de problème et je suis persuadé qu’on va prendre la bonne décision pour la sécurité des joueurs. Ça fait 20 ans que je connais Gilles et je suis convaincu que son but premier est le bien de tout le monde et des joueurs», a commenté le directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst, Sylvain Couturier.

«Nous sommes contents d’avoir une date, a affirmé Rtichie Thibeau, DG par intérim des Wildcats. La priorité demeure la santé de nos joueurs, de nos partisans et de nos employés. La ligue travaille avec le gouvernement pour voir s’il y a moyen de changer les restrictions et on les laisse s’arranger avec ça. Mais pour nous, on peut commencer à planifier comme si le retour le 1er octobre était possible.»

Compte tenu de la situation avec la pandémie de la COVID-19 dans les provinces maritimes, il est dans l’air du temps que le circuit songe à faire jouer une contre l’autre les six formations pendant une certaine période.

Car, aux dernières nouvelles, les frontières entre le Nouveau-Brunswick et le Québec sont toujours fermées. Ce qui signifie que les Mooseheads de Halifax, les Eagles du Cap-Breton et les Islanders de Charlottetown sont, par la force des choses, limités dans leur déplacement.

«Étant donné que la situation de la COVID-19 est en pleine évolution, il est prématuré pour la Santé publique de commenter le retour du hockey junior majeur en octobre», a laissé savoir le porte-parole aux communications en matière de santé au Nouveau-Brunswick, Bruce MacFarlane.

Là-dessus, Couturier insiste pour affirmer que la haute direction de la LHJMQ va prendre les bonnes décisions.

«La ligue est en contact constant avec ces gouvernements et la Santé publique. S’il est question de nous limiter à des matchs dans les Maritimes, c’est M. Courteau que ça regarde. C’est pour cela que je lui fais confiance», poursuit le DG du Titan, qui ajoute que les formations n’ont pas échangé sur le sujet.

En fait, les ajustements, qui seront immanquables, ne seront pas si énormes que ça, suggère Couturier. Il y a le dossier des pensions et des écoles, mais il n’y voit pas un gros problème.

«Tout le monde a hâte de jouer. Au 1er octobre, ça va faire presque sept mois que nous serons arrêtés. C’est long. Oui, on a hâte, mais ça ne se fera pas au détriment des risques. Il suffit de jouer dans le bon environnement et ça ne m’inquiète aucunement, parce que M. Courteau a la santé des joueurs à coeur. Nous sommes prêts à toute éventualité, comme le reste de la société. Ce seront des ajustements pour tout le monde», assure-t-il.

Le journal a tenté d’obtenir l’opinion de la direction des Sea Dogs de Saint-Jean, sans succès.