Sports scolaires: beaucoup de questions devant l’incertitude

L’Association sportive interscolaire du Nouveau-Brunswick (ASINB) a causé un certain émoi il y a une dizaine de jours en annonçant que certains sports d’automne étaient suspendus jusqu’à avis contraire. Ces suspensions sont évidemment reliées à la pandémie de la COVID-19.

Les sports touchés sont le baseball, la balle molle, le hockey sur gazon, le football, le soccer, le basketball, la lutte, le hockey sur glace, le volleyball, le rugby et le cheerleading.

Seuls le badminton, qui a été reporté à l’hiver, le golf, le cross-country et la natation ont été épargnés par cette annonce.

Dans un premier temps, les entraîneurs des équipes de football scolaire sont déjà à l’oeuvre afin de tenter de trouver une solution.

D’ailleurs, parce qu’ils s’attendaient à une telle annonce, ils avaient déjà entamé des discussions avec Football NB afin de concocter un plan B.

À noter que Football NB, en conjonction avec Football Canada, a récemment publié un document expliquant de long en large comment le retour au jeu devait se faire. Le document n’est pas sans rappeler celui de Soccer NB en proposant quatre étapes devant ramener le football à ce qu’il était avant la pandémie.

En ce qui concerne le football, l’idée serait de disputer une saison hors des réglementations de l’ASINB tout en respectant le protocole de Football NB.

On ignore toutefois encore à quoi ça pourrait ressembler. Ça pourrait aussi bien être du flag-football ou du touch-football à sept ou neuf joueurs, ou encore du vrai football à six, neuf ou 12 joueurs. On devrait en savoir davantage au terme de la prochaine réunion prévue le 16 juillet.

«Nous comprenons la décision de l’ASINB qui veut protéger les jeunes et les entraîneurs. Mais en même temps, nous remarquons aussi que certains sports sont déjà en train de se relancer. Je pense au soccer, par exemple», révèle l’entraîneur-chef des Castors de l’école Sainte-Anne de Fredericton, Steve Drisdelle.

«Notre programme de football est très jeune et ça pourrait nous faire très mal si jamais il n’y a pas de football cette année. Nous ne voulons surtout pas perdre le momentum que nous avons réussi à installer», soutient Steve Drisdelle.

Les programmes des Tommies de James M. Hill et des Pulamoos de Miramichi Valley, qui sont également relativement jeunes et dans lesquels on retrouve des athlètes francophones, ont sensiblement le même problème que les Castors.

L’entraîneur-chef des Matadors de Mathieu-Martin de Dieppe, Philippe Long, est lui aussi d’avis qu’une année sans football n’est pas envisageable.

«Nous étudions toutes nos options, dit-il. Nous ne voulons pas d’un an sans football. Ça ne ferait que ralentir la reconstruction de notre équipe qui allait fort bien. Nous étudions toutes nos options. Nous travaillons même sur un plan C si jamais le plan B avec Football NB ne fonctionne pas. Mais dans un monde idéal, nous espérons que tout va revenir à la normale pour la rentrée des classes.»

Hockey

En ce qui concerne le hockey, l’entraîneur-chef des Vikings de Marie-Esther de Shippagan, Dave Brown, est d’avis qu’il ne sert absolument rien de paniquer puisque bien des choses peuvent changer d’ici septembre.

«Je ne suis pas au courant de tous les détails, mais c’est clair que ça peut changer d’ici là. Je ne panique pas avec ça. Il ne faut pas oublier que la saison de hockey scolaire ne débute qu’en novembre. Nous sommes donc encore très loin j’ai confiance que les choses vont évoluer d’ici là», affirme-t-il.