La LHJMQ vise toujours le 1er octobre

À moins que le commissaire Gilles Courteau ne fasse l’annonce de changements dans les prochains jours, le mot d’ordre dans la LHJMQ est toujours de lancer la saison 2020-2021 le jeudi 1er octobre.

Cela dit, ils sont plusieurs à se demander si la LHJMQ n’imitera pas les deux autres circuits de la Ligue canadienne de hockey, la OHL et la WHL, qui ont fait savoir en milieu de semaine qu’ils repoussaient le début de leur saison en décembre.

Ce qui n’aide pas à tempérer les rumeurs c’est que le commissaire est actuellement en réunion avec le comité exécutif de la ligue. Tous ont hâte de savoir ce que cette rencontre va donner.

Ajoutez à cela que le calendrier de la prochaine campagne n’est toujours pas disponible sur le site de la LHJMQ. Le calendrier préparatoire non plus d’ailleurs.

Tout ça pour dire que le projet d’une saison à compter du 1er octobre n’est pas encore coulé dans le béton.

Bien qu’il soit en faveur du lancement de la saison dès octobre, le directeur général du Titan d’Acadie-Bathurst Sylvain Couturier est justement de ceux qui croit qu’il est possible que le tout soit repoussé.

«Je ne serais pas surpris, affirme Couturier. Mais je fais confiance à M. Courteau. Je sais qu’il va prendre les bonnes décisions. Jusqu’ici, je trouve qu’il fait très bien fait les choses.»

«Il ne faut pas oublier que contrairement aux deux autres ligues, nous n’avons pas d’équipes aux États-Unis. Alors c’est pourquoi je ne vois pas pourquoi on devrait attendre», a-t-il tenu à préciser.

Le directeur des opérations hockey des Wildcats de Moncton Ritchie Thibeau est lui aussi d’avis que la situation des deux autres circuits ne ressemble aucunement à celle de la LHJMQ.

«C’est beaucoup plus compliqué pour eux avec des équipes aux États-Unis», révèle Thibeau.

Rappelons que l’OHL compte trois clubs américains (Flint, Saginaw, Erie) alors que la WHL en compte cinq (Portland, Everett, Seattle, Spokane, Tri-City).

Interrogé sur un horaire réduit pour disputer des calendriers respectifs de 68 (WHL) et 64 (OHL) rencontres, Thibeau préfère ne pas se prononcer.

«Je ne connais pas tous les détails et je ne veux donc pas commenter là-dessus, dit-il. De toute façon, nous avons nous aussi plein de trucs à régler de notre côté.»

L’OHL et la WHL envisagent compléter leur saison respective le 29 avril. Ce qui veut dire que les deux ligues disposent respectivement de 151 et 148 jours pour disputer 64 et 68 parties.

En gros, ça veut dire que les équipes de l’OHL et de la WHL devront jouer en moyenne un match aux deux soirs, comparativement à la LHJMQ (60 matchs, 212 jours) qui permettra aux équipes de profiter d’une journée supplémentaire de repos entre chaque partie.

Reste aussi à savoir où les joueurs de l’OHL et de la WHL trouveront le temps pour étudier.