Dominic LeBlanc: un travaillant comme son père et son grand-père

À part le fait qu’il soit Acadien et qu’il porte désormais les couleurs des Wildcats de Moncton comme l’ont fait les trois autres dans le passé, qu’a en commun Dominic LeBlanc avec Charles Beattie, Guy Richard et Mika Cyr? Ils font tous partie d’un groupe ayant porté le numéro 24 avec également des joueurs tels que François Beauchemin, Jonathan Ferland, Mark Barberio, Zach Sill et l’actuel entraîneur adjoint Joshua Hepditch.

Si le nouvel attaquant des Wildcats semblait surpris de savoir qu’autant d’Acadiens avaient eu ce numéro, il était encore plus étonné d’apprendre que la cohorte comprenait autant de joueurs d’impact.

Inutile de vous dire que Dominic ne regrette vraiment pas son choix, déjà heureux de succéder à Cyr avec ce numéro.

«On m’a donné le 24 en arrivant au camp et j’ai aimé le numéro. J’ai donc décidé de le garder», affirme le sympathique ailier gauche de Shediac âgé de 17 ans.

Dominic LeBlanc s’est présenté au camp avec la ferme intention de reprendre là où il avait laissé à son premier camp en 2019, alors qu’il avait pris part à six parties préparatoires au cours desquelles il avait enregistré trois buts et deux passes. Cette année, après quatre duels préparatoires, il totalise un filet et quatre mentions d’aide pour cinq points.

«Mon camp de l’an dernier m’avait donné beaucoup de confiance, indique-t-il. Ça m’avait permis de voir que j’étais capable de jouer avec ces gars-là. Je suis vraiment content de mon camp jusqu’ici. Je n’ai pas eu une seule mauvaise journée. Et puis, ça m’a aidé pas mal de jouer en compagnie d’un bon vétéran comme Jacob Hudson.»

Le directeur des opérations hockey des Wildcats Ritchie Thibeau assure que LeBlanc n’a aucunement volé sa place.

«Il a très bien fait les choses, soutient Thibeau. Il avait déjà bien fait au camp l’an dernier et il a continué de récolter des points cette année. Il s’est bien développé dans sa dernière année midget. Les Flyers de Moncton sont une bonne organisation pour développer leurs joueurs. Dominic aura la chance de jouer un rôle offensif dans notre équipe. Nous allons le placer dans un bon trio. C’est évident pour nous qu’il va nous aider.»

LeBlanc croit lui aussi que sa dernière saison avec les Flyers a fait grandir sa confiance, lui qui a terminé au huitième rang des pointeurs du circuit midget AAA avec une récolte de 53 points (27-26) en 39 rencontres, séries éliminatoires incluses.

«Je me vois comme un joueur capable de jouer n’importe quel rôle. Mais après ma dernière saison midget, j’ai l’impression que je peux encore améliorer mon jeu offensif. Je sais que l’entraîneur (Daniel Lacroix) voit mon potentiel et il m’a juste recommandé de continuer de travailler fort, autant dans les entraînements que dans les matchs. Ça adonne que je n’ai pas peur de travailler. Mon père Michel et mon grand-père Alphonse sont eux aussi de grands travaillants. J’ai hérité ça d’eux», confie Dominic, qui ne cache cependant pas sa nervosité d’entamer sa première saison dans la LHJMQ.

«Ça fait un élan que j’attends ce jour, affirme-t-il. Quand j’avais 6 ou 7 ans, j’adorais venir voir jouer les frères Saulnier (Allain et Alex). Ils ont été mes premières idoles. Je n’étais cependant pas capable de les différencier.»

Est-ce que Dominic LeBlanc s’est fixé des objectifs pour sa première saison dans la LHJMQ?

«Ça serait cool de marquer une dizaine de buts et d’obtenir une vingtaine de points. Ça serait également incroyable si jamais je suis repêché par une équipe de la Ligue nationale l’été prochain. Ça ne coûte rien de rêver», termine le hockeyeur de 5 pieds 9 pouces et 168 livres que les Wildcats ont repêché en huitième ronde (136e) en 2019.