Un premier club d’arts martiaux mixtes voit le jour dans la Péninsule acadienne

Depuis le temps que ça lui trottait dans la tête, Gabriel Vienneau a finalement décidé d’ouvrir son propre club d’arts martiaux mixtes. Depuis le 14 septembre, lui et son coentraîneur Kevin Kenny travaillent au développement d’une trentaine d’enfants et d’adultes à Pont-Lafrance.

«Ça fait longtemps que ça me jouait dans la tête, dit-il. Cet été, je n’avais rien à faire, nous étions en pleine pandémie et j’ai dit à ma conjointe que c’était le temps de foncer.»

«J’ai donc vidé le garage, qui était devenu davantage une salle de débarras, j’ai fait un peu de rénovation puis j’ai donné un coup de peinture sur les murs. Ensuite, j’ai acheté de l’équipement et j’ai enfin ouvert le club il y a un peu plus de deux semaines. J’ai décidé d’appeler le club Vienneau MMA. J’ai même trouvé le nom pour notre groupe de combattants. Quand nous allons nous rendre ailleurs pour combattre, les gens vont voir notre logo Acadian Fight Team», raconte-t-il.

Vienneau n’est pas peu fier d’être celui qui a été le premier à ouvrir un club d’arts martiaux mixtes dans la Péninsule acadienne. Il n’a également pas mis de temps à savoir qu’il a vu juste en fonçant dans ce projet.

«La demande est là, mentionne-t-il. Nous avons deux classes et elles sont déjà remplies à pleine capacité. J’ai un groupe d’enfants (9 à 16 ans) pour les lundis et les mercredis et un groupe d’adultes (17 ans et plus) pour les mardis et les jeudis. Nous avons des élèves de partout dans la Péninsule. Je peux aussi t’assurer que toutes les mesures sanitaires sont prises sérieusement. Nous suivons les règlements à la lettre. Nous prenons même la température de chaque élève avant chaque cours.»

Selon Vienneau, le succès est tel qu’il n’a déjà pas le choix de procéder à l’agrandissement du local.

«C’est trop petit et c’est dans les plans d’agrandir ce printemps. Le charpentier est même déjà trouvé. Écoute, je refuse déjà régulièrement du monde tellement il y a de la demande. J’aimerais pouvoir doubler le nombre d’élèves», indique-t-il.

À court terme, Gabriel Vienneau veut aider les plus jeunes à prendre confiance en eux tout en apprenant l’auto-défense. En ce qui concerne les adultes, il veut les aider dans leur cheminement en arts martiaux mixtes. Selon lui, la majorité souhaite éventuellement combattre.

«À plus long terme, poursuit-il, j’aimerais pouvoir organiser des galas dans la Péninsule acadienne qui mettront en vedette nos combattants. Ce n’est pas pour demain, mais c’est certain que je veux arriver à le faire un jour.»

Gabriel Vienneau termine en disant qu’il n’abandonne pas pour autant sa carrière amateur.

«Une fois que des galas pourront être présentés de nouveau dans la province, j’aimerais bien avoir un combat revanche contre Marlo Raymond pour le titre canadien de muay-thaï chez les poids lourds. Marlo est devenu un ami et nous nous parlons de temps en temps sur Facebook. Mais il m’a dit après m’avoir battu l’année passée qu’il était prêt à me donner une revanche. Je lui ai alors dit que j’avais une terre dure et que c’était mon intention d’avoir ce match», affirme celui qui détient une ceinture noire en taekwondo, en karaté et en tema-jutsu.