Érica Plourde se joindra aux Aigles Bleues en 2021-2022

Ce n’était un secret pour personne qu’Érica Plourde rêvait depuis longtemps de porter les couleurs des Aigles Bleues de l’Université de Moncton. Il n’en reste pas moins que l’entraîneur-chef Marc-André Côté a craint jusqu’à la dernière minute qu’une université américaine, ou ailleurs au Canada, parvienne à convaincre la jeune surdouée de Pigeon Hill de s’exiler comme plusieurs autres avant elle.

Côté ne s’en cache pas, l’ajout d’Érica Plourde dans le programme du Bleu et Or est une grande nouvelle.

«Nous tentons par tous les moyens d’améliorer l’équipe et notre priorité est de persuader les bonnes joueuses acadiennes de venir jouer ici. Érica remplit tous les critères du genre de filles que nous recherchons», affirme Côté.

«C’est pourquoi nous sommes extrêmement contents que ce dossier soit réglé. Je sais qu’elle voulait jouer pour les Aigles Bleues depuis longtemps, mais il y a tellement une grosse concurrence avec les universitaires américaines, entre autres, que je voulais être certain avant de trop m’exciter. Tout peut changer tellement rapidement dans le hockey», dit-il.

L’entraîneur croit que l’Acadienne de 5 pieds 5 pouces pourrait avoir un impact dès sa première campagne avec l’équipe.

«On est jamais sûr de rien, mais je crois qu’elle a le potentiel d’avoir un impact rapidement. À la base, même si c’est son talent offensif qui ressort, Érica possède surtout une belle éthique de travail. C’est une fille qui aime avoir la rondelle, qui anticipe bien le jeu et qui sait comment créer des jeux. On parle ici d’une fille qui est identifiée par Hockey Canada. Malheureusement pour elle, à cause de la pandémie, le camp d’été des moins de 18 ans a été virtuel. Sa tante Marie-Hélène a joué en même temps que moi et je me souviens qu’elle était une très bonne joueuse. J’espère qu’Érica va devenir aussi bonne», révèle Marc-André Côté.

Érica, à qui il reste une dernière saison midget à disputer avant de faire le saut avec les Aigles Bleues, estime que l’Université de Moncton est l’endroit parfait pour elle.

«C’est non seulement important pour moi de jouer pour les Aigles Bleues, mais je tenais aussi à étudier dans une université qui ne soit pas trop loin de la maison et dans ma langue», confie celle qui hésite encore entre devenir enseignante en mathématique ou bien comptable.

Réputée pour son talent offensif, l’Acadienne de 17 ans se considère néanmoins comme une joueuse complète.

«Mon père (Éric), quand il me dirigeait chez le Lightning du Nord, a mis beaucoup d’emphase à m’apprendre à jouer sans la rondelle. Donc oui ma grande force est l’attaque, mais je suis également consciente de ma défensive. Ma vitesse, ma vision du jeu et mon lancer sont mes autres forces», révèle-t-elle.

Elle poursuit en disant tout le bien qu’elle pense du programme du Bleu et Or, qu’elle a découvert en suivant les exploits de sa tante (et marraine) Marie-Hélène Plourde à la fin de la décennie précédente.

«Quand j’étais petite, j’allais souvent voir ma marraine jouer et je trouvais ça cool. Elle et mon frère Yan (ancien Titan d’Acadie-Bathurst) ont été mes premières idoles», lance l’élève de 12e année à l’école Marie-Esther de Shippagan.

Jointe mercredi après-midi, Marie-Hélène Plourde ne s’est pas fait prier longtemps pour vanter les qualités de sa nièce.

«Je crois sincèrement qu’elle va faire mieux que moi», mentionne celle qui a joué pour l’U de M de 2006 à 2010, côtoyant Marie-Ève Provost, Kristine Labrie, Kathy Desjardins, Joannie Thibault et Valérie Boisclair, entre autres.

«J’ai vu jouer Érica souvent et son style ressemble pas mal au mien dans le temps. Je me vois en elle. Je suis certaine qu’elle va avoir un impact important dans l’équipe, surtout qu’elle va continuer de se développer. Si je peux lui donner un conseil, c’est de ne pas avoir peur de l’adversité et de se faire confiance», ajoute Mme Plourde.

En plus de deux championnats universitaires atlantiques (2006 et 2008), Marie-Hélène Plourde a aussi remporté une médaille de bronze en 2008 au Championnat canadien présenté à Antigonish, en Nouvelle-Écosse. Les Aigles Bleues avaient alors battu les Bisons de l’Université du Manitoba 3 à 2 en prolongation grâce à un but de Marie-Ève Provost. Marie-Hélène avait toutefois inscrit l’un des deux buts en temps réglementaire.

Érica Plourde évolue pour les Rockets d’Edza Est, où elle évoluait déjà la saison dernière avec une récolte de 16 buts et 23 points en seulement 18 duels.

«L’équipe était déjà complète quand la pandémie est venue arrêter les activités récemment, indique Érica. J’espère que nous allons recommencer à jouer bientôt. En attendant, je m’entraîne avec des garçons à l’aréna de Lamèque.»