Les Wildcats ont misé juste avec Vincent Labelle

À regarder aller le franco-ontarien Vincent Labelle qui empile les points à un rythme pouvant lui permettre de viser une saison de plus de 80 points, les Knights de London doivent sûrement se demander s’ils n’ont pas commis une belle gaffe en laissant partir le petit attaquant. Une chose est sûre, ce ne sont pas les Wildcats de Moncton qui vont s’en plaindre.

Pour ceux et celles qui n’ont pas zieuté récemment les statistiques des Chats sauvages, sachez qu’après sept parties Labelle domine la colonne des pointeurs de son équipe avec un total de 10 points (3-7), ce qui se veut aussi un sommet chez les recrues dans le circuit.

La LHJMQ a justement voulu souligner son excellent départ en lui octroyant le titre de recrue du mois d’octobre.

Et comme si ce n’était pas assez, le hasard a voulu que Labelle se retrouve au sein de l’équipe d’étoiles pour la dernière semaine en compagnie de ses coéquipiers Jordan Spence et Philippe Daoust.

Pas si mal pour un gars qui s’est amené à Moncton par le biais d’une invitation et à qui, au départ, rien n’avait été promis si ce n’est un essai sérieux.

Depuis quelques jours, Vincent Labelle a donc plusieurs raisons d’avoir le sourire fendu jusqu’aux oreilles.

«J’avoue que je suis surpris par mon début de saison, confie le numéro 18 des Wildcats. Je ne m’attendais vraiment pas à un tel début.»

«Je suis arrivé ici sans avoir de grandes attentes. Honnêtement, tout ce que je voulais, c’était de me faire une place dans l’équipe. C’était mon objectif. Sinon, je voulais jouer avec confiance et avoir du plaisir.»

Après un camp d’entraînement encourageant, où il a complété le calendrier préparatoire avec une récolte de trois points (1-2) en cinq parties, Labelle a véritablement pris son envol dès le lancement de la saison régulière en marquant les deux buts des siens dans un revers de 4 à 2 aux mains des puissants Islanders de Charlottetown.

Il n’a depuis rien fait pour arrêter le directeur des opérations hockey Ritchie Thibeau de se frotter les mains de satisfaction.

À l’évidence, Vincent Labelle a eu du flair en choisissant l’option des Wildcats, parce qu’il avait l’embarras du choix.

Plusieurs équipes de la LHJMQ lui ont fait de l’œil pendant l’été. Et sérieusement à part ça. C’est sans oublier qu’il y avait aussi la NCAA qui est demeurée dans le portrait jusqu’à la toute fin.

«Mario Pouliot des Huskies de Rouyn-Noranda m’a contacté, ainsi que Jocelyn Thibault du Phoenix de Sherbrooke. Ils voulaient m’avoir à leur camp. Il y a aussi les Eagles du Cap-Breton parmi les autres équipes qui ont montré de l’intérêt. Ce sont d’ailleurs toutes d’excellentes organisations. Mais j’ai finalement choisi les Wildcats parce que Ritchie Thibeau m’a bien vendu son équipe.»

«Ritchie m’a convaincu que j’avais une bonne chance de me faire une place à Moncton parce que l’équipe est en reconstruction et qu’il y a de la place pour les jeunes. Je sais aujourd’hui que j’ai pris la bonne décision en venant ici. J’ai eu un bon camp d’entraînement et les entraîneurs m’ont fait confiance et m’ont fait jouer avec des bons joueurs. Lors des deux dernières parties, j’ai même joué avec (Gabriel) Fortier et (Philippe) Daoust», raconte Labelle.

Malgré ses succès offensifs, le joueur de centre de 5 pieds 7 pouces et 160 livres estime qu’il peut procurer davantage que des points au tableau à une équipe de hockey.

«C’est sûr que ma vitesse est ma principale qualité, mais je suis aussi un joueur qui apporte beaucoup d’importance aux moindres petits détails. Je tiens à bien jouer sur les 200 pieds de la patinoire. Je crois également que mon jeu défensif est ma deuxième principale qualité. Malgré ma petite taille, je n’ai pas peur d’aller dans les coins. Je ne veux pas me comparer à eux parce que ce sont des vedettes de la Ligue nationale, mais des gars comme Brad Marchand et Brendan Gallagher sont des inspirations pour moi», mentionne le patineur d’Ottawa.

En bref…

Aussi incroyable que ça puisse l’être, Vincent Labelle a un frère jumeau (Simon) qui serait, semble-t-il, meilleur que lui sur le plan offensif. Il s’agit «Simon et moi sommes des joueurs différents, concède Vincent. Simon, peu importe la situation, il trouve toujours le moyen de produire». Mentionnons par ailleurs que Simon Labelle s’est déjà compromis avec les Raiders de l’Université Colgate en vue de la saison 2021-2022 et qu’il n’a nullement l’intention de venir rejoindre son frère à Moncton…

Vincent est un excellent joueur de tennis. En compagnie d’un ami, il s’est même rendu jusqu’à la ronde des quarts de finale aux Championnats des écoles secondaires de l’Ontario…

Vincent et ses coéquipiers des Wildcats auront l’occasion de poursuivre leur série de victoires en disputant trois matchs cette semaine. Mercredi soir, ils accueillent d’abord les Sea Dogs de Saint-Jean. Les deux mêmes équipes se retrouveront à nouveau au Centre Avenir vendredi. Enfin, samedi, les Wildcats seront les visiteurs à Charlottetown pour se mesurer à Lukas Cormier et les Islanders…