Volleyball: Julien Phillips écrit une page d’histoire

Julien Phillips. Retenez bien ce nom parce que vous risquez de l’entendre et de le voir souvent dans les prochaines années. Le jeune Acadien de Fredericton est devenu cette semaine le premier athlète dans l’histoire des Maritimes à joindre les rangs du très réputé programme de volleyball masculin des Golden Bears de l’Université de l’Alberta à Edmonton.

L’attaquant du côté gauche âgé de 17 ans, qui se joint à un programme qui a remporté huit fois le titre national depuis 1981, fera ses débuts avec les Golden Bears à temps pour la saison 2021-2022.

L’entraîneur-chef Brock Davidiuk a dû user de tout son charme pour convaincre le jeune géant de 6 pieds 6 pouces et 160 livres.

«Ça faisait depuis le mois de juillet que les Golden Bears me courtisaient, affirme l’élève de 12 année de l’École Sainte-Anne. J’ai quand même pris un mois pour penser à tout ça. Je voulais être certain de prendre la bonne décision.»

Il faut dire que Julien Phillips était courtisé par plusieurs autres universités canadiennes, dont évidemment les Varsity Reds de UNB.

«L’entraîneur de UNB Dan McMorran m’avait à l’œil depuis que je suis en deuxième année. Il a suivi de près ma progression. Et puis l’idée de jouer à la maison était quand même tentante», révèle-t-il.

Il finit finalement par accepter l’offre des Golden Bears, d’autant plus que ça pourrait bien le rapprocher davantage de son rêve. Bon an mal an, et cela depuis plusieurs décennies, une multitude de joueurs issus du programme des Golden Bears ont réussi à faire partie de l’équipe nationale senior.

«C’est certain qu’à long terme j’aimerais participer aux Jeux olympiques. Ce serait la réalisation d’un rêve de suivre les traces de Marc Albert. Mais pour dire vrai, ce que je veux surtout c’est de me rendre le plus loin possible selon mon potentiel», souligne celui qui a été choisi l’athlète masculin de l’année 2020 au sein de Volleyball Nouveau-Brunswick en septembre dernier.

«Je suis très excité. Je réaliserai probablement l’ampleur de tout ça seulement une fois rendu là-bas. L’entraîneur (Davidiuk) dit aimer mon offensive. Parmi mes autres qualités comme joueur, je dirais que je me débrouille bien au bloc et que je possède un bon service. Je suis un joueur assez complet», dit-il.

En bref…

À une certaine époque, Julien Phillips pratiquait aussi le football dans une ligue d’automne de la capitale provinciale. «Je me débrouillais pas trop mal. J’étais utilisé comme demi offensif et comme receveur de passe. J’étais meilleur comme demi offensif. Je trouvais ça un peu plus difficile de capter le ballon. J’ai finalement décidé de me concentrer sur le volleyball parce que c’est vraiment le sport qui me passionne», mentionne-t-il…

Julien Phillips soutient qu’il ne mesurerait même pas six pieds lorsqu’il a aidé l’équipe de volleyball du Sud-Est à prendre le troisième rang lors de la 38e Finale des Jeux de l’Acadie qui se tenait à Fredericton. «J’ai grandi d’au moins sept pouces depuis ce temps-là. C’est devenu assez difficile pour moi de s’habiller. C’est rendu que je dois magasiner mon linge sur le web», confie celui qui croit possible de gagner un ou deux autres pouces dans les prochaines années…

Julien Phillips a pris part au camp virtuel de l’équipe nationale des moins de 19 ans cet été…

En attendant de savoir si les activités sportives reprendront à l’école en janvier, Julien Phillips s’entraîne ces jours-ci avec le club Spartans.

«Il est même possible que nous commencions à jouer des matchs hors-concours contre les Reds Crimson, l’autre équipe des moins de 18 ans de Fredericton. Sinon, nous espérons tous que le volleyball scolaire va recommencer en janvier, mais il n’y a rien de coulé dans le béton», indique-t-il…

Depuis 1981, les Golden Bears ont participé à 27 reprises au Championnat canadien universitaire. Outre ses huit triomphes (1981, 1997, 2002, 2005, 2008, 2009, 2014, 2015), les Golden Bears ont aussi terminé sept fois en deuxième position et cinq fois au troisième rang. Ça leur fait donc 20 podiums en 39 ans…