Wildcats: Thibeau cherche preneur pour Daoust

Il ne reste plus beaucoup de dodos d’ici la fin de la période des transactions, lundi. Dans le camp des Wildcats de Moncton, le dossier le plus important est sans aucun doute celui du vétéran Philippe Daoust que le directeur des opérations hockey Ritchie Thibeau a mis sur le marché. Cela dit, aucune offre intéressante n’a encore été déposée.

Pour l’attaquant de 19 ans, Thibeau exige un choix de première ronde et un excellent espoir de 16 ou 17 ans.

«Si on me fait une offre de ce genre-là, je vais dire oui, dit-il. Mais pour l’instant, la meilleure offre sur la table comprend trois choix au repêchage, dont deux de deuxième ronde. Ça ne m’intéresse pas. Ce n’est même pas proche de ce que je veux. À ce prix-là, je suis aussi bien d’attendre au repêchage puisque je pourrai alors avoir pas mal la même chose.»

Le fait que plusieurs autres joueurs élites sont encore sur le marché, à commencer par Xavier Simoneau à Drummondville, Alex Beaucage à Rouyn-Noranda et Samuel Poulin à Sherbrooke, complique évidemment les choses. Quoique…

«Je pense que les clubs sous-estiment pas mal Philippe. J’imagine qu’ils le voient comme un joueur faisant partie du deuxième tiers des joueurs actuellement sur le marché. Moi, je crois au contraire qu’ils devraient le considérer comme l’un des meilleurs joueurs disponibles. On ne parle pas d’un joueur de location qui va être là pour quelques mois, mais bien pour une saison et demie. En plus, c’est un gars qui peut produire en moyenne un point par partie», explique Thibeau.

L’homme de hockey avait toutefois de bonnes nouvelles au sujet du jeune Maxim Barbashev.

«J’ai été très impressionné par son physique. Il est beaucoup plus grand que nous ne le pensions. Nous l’avons repêché à 5 pieds 11 pouces et 173 livres, alors qu’il mesure en fait 6 pieds 2 pouces. Son frère Ivan était aussi un gros bonhomme à 6 pieds 1 pouce, mais je crois que Maxim va devenir encore plus costaud», révèle Thibeau.

«C’est également plaisant que son anglais soit bon. Nous pouvons donc déjà communiquer facilement avec lui. D’ailleurs, il n’arrête pas de demander quand il va pouvoir commencer à s’entraîner sur la glace.»

«Il fait penser à un gentil chien qui ne demande qu’à courir partout et à qui nous devons malheureusement dire sans cesse d’arrêter de bouger. Il a tellement hâte de jouer», termine Thibeau en riant.