Hockey féminin: Marie-Jo Pelletier reprend l’action

Avec la COVID-19 qui a mis plusieurs ligues sur pause, les hockeyeurs du Nouveau-Brunswick qui ont la chance de disputer des matchs sont très rares ces temps-ci.

À part Jake Allen, Sean Couturier et Philippe Myers qui sont dans la LNH, bien que les deux derniers soient blessés, et ceux qui évoluent dans la LHJMQ, hormis bien sûr les gars qui jouent à Bathurst, Moncton et Saint-Jean, les autres sont dans l’attente.

En fait non, il y a un autre nom à ajouter puisque Marie-Jo Pelletier vient d’entamer sa deuxième campagne avec les Beauts de Buffalo dans la National Women’s Hockey League (NWHL).

Une saison écourtée, certes, mais une saison quand même.

Les activités des six formations du circuit ont débuté samedi dernier et un petit calendrier de cinq parties est prévu pour chaque équipe. Un petit tournoi à la ronde de deux matchs par équipe suivra afin de déterminer les quatre meilleures équipes qui prendront part aux demi-finales. La grande finale pour l’obtention de la coupe Isobel complétera cette drôle de saison qui devrait se terminer d’ici deux semaines.

Juste pour vous donner une équipe, Marie-Jo et ses coéquipières des Beauts ne mettront qu’une semaine jouer leurs cinq parties du calendrier régulier.

Après avoir subi des revers de 2 à 1 face au Whale du Connecticut puis 5 à 1 devant le Pride de Boston, les Beauts disputeront mercredi soir la victoire aux Riveters de Metropolitan, ensuite aux représentantes de Toronto (jeudi) et enfin aux Whitecaps du Minnesota (samedi).

«C’est une petite saison, mais il n’en reste pas moins que je suis chanceuse de jouer au hockey, confie l’arrière de Dalhousie. J’en connais plusieurs qui aimeraient être à ma place avec leurs patins sur la glace en train de jouer.»

«Nous avons perdu le premier match en fusillade et notre deuxième partie n’indique pas l’allure de la rencontre. Nous avons raté plusieurs belles chances de marquer, mais la gardienne de Boston a été très bonne», dit-elle.

Marie-Jo jure n’avoir pas hésité un seul instant à disputer cette saison écourtée malgré la pandémie.

«J’habite à Niagara Falls, à quelques pas de la frontière américaine et de l’État de New York où sont disputés les matchs, et mon horaire de travail est plutôt flexible au Home Hardware qui m’embauche. Alors quand on m’a demandé si je voulais jouer la saison, j’ai dit oui sans aucune hésitation. Pour tout dire, toutes les filles sous contrat sont embarquées à bord. Ça démontre à quel point nous sommes des passionnées», raconte Marie-Jo.

«Je suis déménagée ici pour poursuivre mon rêve et je vais continuer de jouer au hockey le plus longtemps possible. Cela dit, je prends quand même ça une année à la fois», confie-t-elle.

En bref…

Marie-Jo Pelletier dit avoir eu beaucoup de plaisir à affronter le Pride de Boston, dimanche. On peut la comprendre puisque quatre de ses anciennes coéquipières de l’Université du New Hampshire évoluent pour le Pride. Il s’agit Meghara McManus, Taylor Wenczkowski, Jenna Rheault et Carlee Turner…

À sa saison recrue, Marie-Jo Pelletier a amassé six buts et 15 passes pour 21 points en 24 parties. Seulement deux autres arrières ont fait mieux qu’elle dans la ligue. «Pour ma première saison, mon objectif était surtout de me familiariser avec la ligue parce que le niveau de jeu est plus rapide qu’à l’université. Cette saison, c’est complètement différent parce que nous avons environ deux semaines pour jouer tous nos matchs. La préparation est donc différente», raconte l’Acadienne de 23 ans…

Marie-Jo dit ne pas avoir vu sa famille depuis un an. «Je m’ennuie d’eux c’est sûr, dit-elle. Je vais aller les voir aussitôt que nous n’aurons pas à nous taper des quarantaines». Notons que Marie-Jo est la sœur de l’ancien attaquant du Titan d’Acadie-Bathurst Robert Pelletier…