Après un début de saison éclatant, le Canadien fait face à un peu d’adversité

L’entraîneur-chef du Canadien, Claude Julien, avait affirmé samedi matin que son équipe allait éventuellement faire face à de l’adversité cette saison.

Ce fut le cas samedi soir, quand la formation montréalaise s’est butée au gardien des Flames de Calgary Jacob Markstrom dans un revers de 2-0.

Pour une première fois en huit matchs cette saison, l’offensive du Tricolore a été neutralisée. Ce n’est toutefois pas par manque de volonté. Le Canadien a généré de nombreuses occasions de marquer.

Selon le site NaturalStatTrick, le Tricolore a dominé les Flames 36-19 au chapitre des chances de marquer, et 17-4 pour les chances de marquer à partir de la zone dangereuse.

« C’est bizarre à dire, mais dans le match que nous avons gagné (contre les Flames), nous n’avons pas vraiment aimé notre jeu à cinq contre cinq et dans le match que nous avons perdu, nous avons été bons à cinq contre cinq », a affirmé l’attaquant Brendan Gallagher samedi soir, en faisant la comparaison avec la victoire de 4-2 du Canadien jeudi.

« Le gardien a été bon de l’autre côté, mais peu importe le gardien, il faut s’appliquer », a-t-il ajouté en notant aussi que le Canadien n’avait peut-être pas suffisamment embêté Markstrom dans son travail.

Julien a également noté que l’avantage numérique, blanchi en cinq occasions, avait peut-être trop cherché à faire dans la dentelle plutôt que de provoquer des occasions en envoyant la rondelle au filet.

De son côté, le défenseur Ben Chiarot a mentionné que le Tricolore devait continuer à grandir dans sa nouvelle identité, celle d’une équipe robuste qui n’a pas froid aux yeux. Officiellement, les Flames ont distribué 23 mises en échec contre 17 de la part du Canadien.

Les Flames ont toutefois joué du hockey beaucoup plus inspiré que jeudi, quand ils avaient encaissé un troisième revers consécutif.

La pression augmente rapidement sur les équipes cette saison. Dans la section Nord, les Flames, les Oilers d’Edmonton et les Canucks de Vancouver ont déjà ressenti le mécontentement de leurs partisans après des séries de défaites.

Les Flames avaient l’intention de jouer avec émotion samedi contre le Canadien et c’est ce qu’ils ont fait. Les mêlées ont été nombreuses. Personne n’a voulu concéder quoi que ce soit à l’adversaire.

« Nous savions qu’ils allaient rehausser leur niveau de jeu, qu’ils allaient jouer avec l’énergie du désespoir, a noté Gallagher. Il faut s’amuser dans des matchs comme ceux-là.

« Le côté physique nous a ramenés dans le match. »

Chiarot croit toutefois que le Tricolore aura peut-être encore besoin d’un peu de temps pour s’adapter à l’intensité des confrontations à répétition contre ses rivaux de section.

« Surtout pour nos jeunes joueurs comme Nick Suzuki, Jake Evans ou Alexander Romanov, même si celui-ci n’a peur de rien. Il vont gagner en expérience et être plus à l’aise dans les matchs riches en émotion, a affirmé Chiarot. Les nouveaux joueurs aussi vont gagner en aisance et nous devrions les voir utiliser leurs muscles. »

Si tout avait semblé facile jusqu’ici pour le Canadien, particulièrement à l’attaque, le vrai test commence maintenant, alors que l’équipe ne voudra pas glisser au classement.

Seuls les Sénateurs d’Ottawa traînent la patte dans la section Nord. Pour ce qui est du reste, on assistera vraisemblablement à une lutte à six pour les quatre billets pour les séries éliminatoires.

Au Canadien de démontrer comment il réagira dans l’adversité, même s’il n’y avait rien de très alarmant dans sa première défaite en temps réglementaire de la campagne.

Il a su rebondir après chacune de ses deux premières défaites en bris d’égalité. Il retrouvera les Canucks au Centre Bell lundi et mardi.