Hockey féminin: l’alignement des Aigles se précise

Même s’il ne dirait pas non à l’idée de trouver une autre marqueuse de buts, Marc-André Côté semble plutôt satisfait du recrutement réalisé dans les derniers mois en vue de la saison 2021-2022.

Après les Acadiennes Érica Plourde et Maritza Labrie, l’entraîneur-chef de l’équipe de hockey des Aigles Bleues de l’Université de Moncton a confirmé jeudi l’arrivée des Québécoises Clémence Dumesnil et Alixia D’Amours, ainsi que de l’Ontarienne Émily Gravelle.

Dumesnil, une attaquante qui évolue depuis trois ans pour les Pionnières du Cégep de Rimouski, s’amène à l’U de M avec une belle réputation et un certain talent offensif. Elle a d’ailleurs été la meilleure pointeuse des Pionnières en 2019-2020 avec une récolte de 14 points (7-7) en 24 rencontres.

«Je suis extrêmement heureuse de me joindre aux Aigles Bleues, indique Dumesnil. J’ai toujours travaillé dans le but d’atteindre les rangs universitaires. Aujourd’hui, c’est un rêve de petite fille qui se réalise.»

«Moncton est une ville chaleureuse et l’université a l’avantage d’être francophone. Cela me permettra de continuer mes études dans ma langue maternelle. J’apporte mon attitude positive et mon leadership. Ce sont des qualités que je souhaite exprimer autant dans mon jeu que dans le vestiaire. Bien que Moncton se situe à environ 10 heures de chez moi, je sais que je serai bien encadrée et que j’y trouverai un deuxième foyer. Le hockey m’a permis de visiter plusieurs pays à travers l’Europe et de sortir de ma zone de confort. Après trois ans à Rimouski, je suis maintenant prête à m’établir à Moncton pour commencer une nouvelle aventure avec la grande famille des Aigles Bleues», ajoute Dumesnil.

«Clémence va apporter du leadership à notre équipe, affirme Côté au sujet de la Lavalloise de 5 pieds 4 pouces âgée de 20 ans. Elle est une joueuse qui prend de bonnes décisions sur la glace et qui a une volonté de s’améliorer. Nous avons bien hâte de l’avoir avec nous en septembre. Elle nous apporte de la profondeur, mais elle pourrait avoir à moyen terme un bel impact avec le club.»

D’Amours, une Drummondvilloise de 21 ans, possède sensiblement les mêmes qualités que Dumesnil. Celle qui évolue depuis trois ans avec le Boomerang du Cégep André-Laurendeau de LaSalle est aussi la capitaine de l’équipe.

«C’est une fille très intelligente sur la patinoire. Elle est également une bonne patineuse. Comme Clémence, Alixia nous apporte de la profondeur à l’attaque», révèle l’entraîneur Côté.

En ce qui concerne Gravelle, une arrière de seulement 18 ans qui évolue pour les Sharks de Barrie, Marc-André Côté voit en elle un fort beau potentiel.

«Émily a un bon flair offensif, est mobile et elle bouge bien la rondelle. J’aime son potentiel offensif», confie-t-il.

Selon Côté, le recrutement n’est probablement pas terminé.

«Nous travaillons toujours pour tenter d’améliorer le club. Dans un monde idéal, j’aimerais trouver une autre marqueuse. Érica Plourde a déjà le profil, mais ça en prend d’autres pour compter des buts», mentionne-t-il.

Une chose est sûre, les partisans du Bleu et Or vont découvrir plusieurs nouveaux visages en septembre puisque ces cinq recrues viennent s’ajouter aux six autres de l’an dernier qui n’ont toujours pas eu la chance de jouer un match en raison de l’annulation de la saison par la COVID-19.

Ces six hockeyeuses sont l’Acadienne Pénéloppe Ringuette, la Manitobaine Janelle Perrault, de même que les Ontariennes Stéphanie Péladeau, Marika Gagnon, Émilie Comeau et Vanessa McKinnon. Des six, Marc-André Côté fonde de grands espoirs sur Péladeau, une arrière, et Gagnon, une attaquante.

Par ailleurs, l’équipe a récemment repris l’entraînement et l’entraîneur dit être surpris par la bonne condition physique de ses joueuses.

«Elles sont en forme malgré la situation anormale dans laquelle nous nous trouvons, dit-il. Même si la saison est annulée, nous avons toujours l’espoir que nous pourrons disputer des parties hors-concours dans les prochaines semaines. Les Athletics de Mount Allison et les Reds de UNB pensent sans doute la même chose que nous. Nous nous croisons les doigts pour que ça arrive.»