Deux attaquants se joignent au Bleu et Or

Vingt-quatre heures après avoir annoncé la venue du défenseur Alexis Arsenault pour la prochaine saison, l’entraîneur-chef des Aigles Bleus de l’Université de Moncton Judes Vallée avait deux autres bonnes nouvelles à partager mercredi avec les acquisitions de l’ailier droit Nathaël Roy et de l’ailier gauche Alexandre Couture.

Roy, un gaillard de 6 pieds 1 pouce et 185 livres, est le deuxième meilleur pointeur du Drakkar de Baie-Comeau dans la LHJMQ. En 29 duels, il présente un dossier de neuf buts et 11 passes pour 20 points.

La saison dernière, Roy avait inscrit 21 buts et 34 points avec le Phoenix de Sherbrooke. En 171 parties en carrière, ses statistiques se chiffrent à 40 buts et 37 mentions d’aide pour 77 points.

«Ma grande force comme joueur est ma vitesse, soutient le hockeyeur de Saint-Rédempteur. Ça me permet de créer des revirements en échec avant. J’aime aussi aller devant le filet parce que c’est là que l’action se passe.»

«Je me considère comme un joueur complet qui peut aider une équipe dans les unités spéciales. La saison dernière à Sherbrooke, malgré que j’évoluais dans un rôle secondaire en raison de la profondeur dans l’équipe, j’ai su tirer profit de mes occasions pour marquer 21 buts», révèle Roy, qui dit avoir eu des discussions avec les Gee-Gees de l’Université d’Ottawa et les Redbirds de l’Université McGill.

«Le fait que les trois joueurs de 20 ans du Phœnix (Félix Robert, Alex-Olivier Voyer et Yann-Félix Lapointe) ont choisi les Aigles Bleus l’an dernier m’avait ouvert les yeux sur Moncton, dit-il. Mais ce sont surtout mes discussions avec Judes Vallée qui m’ont convaincu de choisir le Bleu et Or. Judes a démontré un grand intérêt à m’avoir dans son équipe.»

Roy, qui a déjà entamé ses études à distance à l’U de M en kinésiologie, ne ferme par ailleurs pas la porte au hockey professionnel.

«C’est une option c’est certain, mais les Aigles Bleus me semblent un bon endroit pour poursuivre mon cheminement dans le hockey», mentionne l’attaquant de 20 ans.

Pour ce qui est d’Alexandre Couture, un ailier gauche de 20 ans qui fait 5 pieds 11 pouces et 181 livres, il a malheureusement été impossible de lui parler.

Celui qui devait normalement évoluer pour le Inouk de Granby cette saison, a toutefois 209 matchs d’expérience dans la LHJMQ avec les Foreurs de Val-d’Or et l’Armada de Blainville-Boisbriand. Sa fiche offensive est de 28 buts et 35 passes pour 63 points.

Arsenault content

Par ailleurs, le défenseur Alexis Arsenault, dont l’acquisition a été confirmée mardi, affirme que sa décision de choisir l’Université de Moncton a été mûrement réfléchie.

«J’ai parlé avec pas mal d’universités, dont Trois-Rivières et Ottawa. J’ai pris mon temps avant de prendre ma décision. J’ai parlé à ma famille, à ma blonde et à des amis. Rémy Anglehart, qui joue justement avec l’équipe, est l’un des amis que j’ai consultés. Il a donc fait partie du processus. J’ai bien sûr eu de bonnes discussions avec Judes Vallée. Et puis je voulais vraiment jouer dans les Maritimes, où on me dit que le calibre de jeu est très relevé. J’ai hâte de commencer», confie l’athlète de Bonaventure.

«En choisissant Moncton, je voulais aussi me rapprocher de la maison, note celui qui a surtout évolué à Rouyn-Noranda pendant sa carrière junior, avant d’être échangé aux Tigres de Victoriaville pendant la dernière période de transaction. Plus jeunes, nous allions parfois dans le coin de Moncton pour aller à la plage. Et j’ai toujours aimé aller y jouer avec les Huskies.»

«Je viens de la Gaspésie et j’ai probablement des racines acadiennes. D’ailleurs, nous célébrons toujours la Fête des Acadiens à Bonaventure», lance-t-il avec entrain.

Arsenault, dont le leadership a régulièrement été vanté par Mario Pouliot chez les Huskies, compte justement apporter avec lui cette qualité à Moncton.

«Je suis un gars qui aime gagner. En fait, je veux toujours gagner. J’ai d’ailleurs eu la chance de remporter à Rouyn-Noranda et c’est quelque chose que j’espère revivre avec les Tigres cette année», dit-il.

Des couleurs familières

Bonaventure, c’est aussi l’endroit d’où vient l’une des plus grandes joueuses dans l’histoire de l’équipe féminine du Bleu et Or, Marie-Pier Arsenault.

«Je connais bien Marie-Pier, mais nous ne sommes pas parents même si nos deux familles se connaissent très bien. J’ai d’ailleurs parlé avec son copain pendant les Fêtes et il m’a dit à quel point Marie-Pier avait aimé son passage à Moncton. Il m’a lui aussi fortement recommandé l’U de M», souligne-t-il.

– Est-ce que les couleurs du Bleu et Or vont bien t’aller?

«Ce sont des couleurs que je connais bien parce que ce sont les mêmes que mon équipe midget AAA, les Albatros du Collège Notre-Dame», rétorque Arsenault en riant.