Maxime Boudreau devient un Bleu et Or

Les Aigles Bleus de l’Université de Moncton sont manifestement sur une belle lancée. Pour une troisième journée consécutive, le Bleu et Or avait au moins un nouveau visage à faire connaître à ses partisans. Après Alexis Arsenault, mardi, puis Nathaël Roy et Alexandre Couture, mercredi, voilà maintenant au tour de l’Acadien Maxime Boudreau de confirmer sa présence en vue de la prochaine campagne.

Et le natif de Shediac n’était pas peu fier de cette annonce.

«C’est la réalisation d’un rêve, dit-il. Mon père (Joël) est un partisan des Aigles Bleus et c’est pour lui une grosse fierté de savoir que je vais jouer pour eux.»

L’histoire de Maxime Boudreau sort un peu des sentiers battus, c’est le moins que l’on puisse dire.

Contrairement à ses coéquipiers, son développement ne comprend ni le midget AAA ni l’école privée. Pas plus que la LHJMQ. Maxime est plutôt passé par le hockey des écoles secondaires et le junior A. «À ma première année midget, j’ai pris part au camp des Flyers. J’ai été le dernier joueur retranché. Je me suis donc retrouvé avec l’équipe de mon école, les Patriotes de Louis-J.-Robichaud. L’année suivante, ç’a été la même histoire. J’ai été le dernier joueur coupé et j’ai encore une fois dû jouer pour les Patriotes», raconte Boudreau.

«Finalement, j’ai aussi joué mon année de 17 ans à LJR, puis Jeff LeBlanc m’a donné la chance de jouer junior A avec les Ramblers d’Amherst. Ça m’a permis de continuer de m’améliorer. Quelque part, je dois un peu à Jeff ma place avec les Aigles Bleus. L’entraîneur adjoint Mathieu Martin a aussi aidé, puisque c’est lui qui a parlé de moi à Judes Vallée au début de la saison.»

Ce n’est pourtant pas le talent qui lui manquait. Que ce soit avec les Patriotes ou les Ramblers, il a amassé les points à la pelle. Il a même remporté le championnat des pointeurs des écoles secondaires lors de ses deux dernières campagnes. Et à Amherst, après une année recrue correcte (9-5=14), il a pris le 15e rang des pointeurs de la LHM à 19 ans (22-38=60). Cette saison, il occupe le quatrième échelon (13-16=29) derrière Bair Godunov (20-20=40), des Bearcats de Truro, et ses coéquipiers des Ramblers Stephen Fox (15-19=34) et Aiden MacIntosh (11-19=30).

«Maxime est un bel exemple de joueur victime d’un mauvais timing, révèle Judes Vallée. Peut-être qu’il n’était pas prêt physiquement dans le temps, mais ce que je sais aujourd’hui, c’est qu’il joue une partie solide sur les 200 pieds de la patinoire. C’est le genre de gars qui peut jouer dans toutes les situations et qui ne te mettra jamais dans le trouble. Maxime joue de la bonne façon.»

Boudreau acquiesce aux dires de son futur entraîneur.

«J’aime jouer de façon responsable. J’aime garder mon jeu simple en m’assurant de bien jouer défensivement. Et quand tu fais bien les choses en défensive, ça te donne normalement des chances à l’attaque. Ce qui m’aide aussi c’est que j’ai une bonne tête de hockey. Je vois bien le jeu», mentionne l’attaquant de 5 pieds 10 pouces et 170 livres.

«C’est sûr que je vais avoir besoin d’une période d’adaptation, parce qu’il y a une grosse différence entre le junior A et le hockey universitaire. Mais j’ai toujours su m’adapter à chaque étape depuis que je joue au hockey. Quand j’ai fait le saut du hockey scolaire au junior A, c’était aussi une grosse marche et j’y suis arrivé», dit-il.

Le magasinage n’est pas terminé

Au moins deux autres joueurs seront confirmés dans les prochains jours, possiblement même un attaquant dès vendredi.

«C’est clair que nous avons d’autres annonces à faire. Nous avons un bon rythme depuis quelques jours et je ne vois pas pourquoi on s’arrêterait», indique Vallée en riant.

«C’est quand même une semaine importante pour nous, poursuit-il plus sérieusement. Nous voulions démontrer à nos partisans que nous n’avons pas dormi dans les derniers mois malgré la pandémie, loin de là. Tous ces nouveaux visages, en plus de ceux de l’an dernier qui attendent eux aussi leur tour pour commencer, dont Mika Cyr, représentent l’avenir de cette équipe.»

Alexandre Couture est là où il le voulait

Alexandre Couture a choisi les Aigles Bleus de l’Université de Moncton pour deux raisons majeures. La première, ses conversations avec l’entraîneur-chef Judes Vallée l’ont conquis. Et la deuxième, il voulait absolument jouer dans les Maritimes où on joue selon lui le meilleur hockey universitaire au pays.

Couture, un joueur de centre capable de jouer sur le flanc gauche, était également courtisé par les Stingers de l’Université Concordia.

«Ça aurait été facile pour moi de choisir Concordia qui se trouve à seulement 40 minutes de la maison familiale à Granby, dit-il. Mais la distance n’est pas quelque chose qui me fait peur. J’ai joué quatre ans à Val-d’Or, alors ça ne me fait rien de jouer loin de la famille.»

«Ça faisait déjà un bon bout de temps que j’avais des contacts avec Judes Vallée. En fait, ça remonte au moment où l’Armada de Blainville-Boisbriand m’a libéré pendant le camp d’entraînement. J’étais aussi attiré par le calibre de jeu dans les Maritimes. J’ai des amis qui y jouent et qui m’en ont parlé», révèle Couture, qui compte justement deux bons amis chez les Aigles Bleus, soit Étienne Montpetit et Yann-Félix Lapointe.

Surtout réputé pour son jeu défensif, Couture soutient qu’il peut également aider à l’attaque. C’est selon lui une facette de son jeu qu’il n’a pas pu exploiter comme il l’aurait voulu à Val-d’Or.

«J’ai un potentiel offensif inexploité, mentionne-t-il. Quand j’ai commencé avec les Foreurs, on m’a confié des tâches défensives et j’ai ensuite été étiqueté comme tel. Jusqu’au midget AAA, j’étais un joueur offensif. Mais je sais m’adapter. Ma plus grande force comme hockeyeur c’est ma compétitivité. Je travaille fort des deux bords de la patinoire. Je suis également un gars d’équipe.»

Questionné sur Couture, Judes Vallée ne s’est pas fait prier pour vanter son nouvel attaquant.

«Il n’a peut-être pas eu des grosses stats dans la LHJMQ, mais il a quand même un beau potentiel offensif. Cela dit, nous ne lui demandons pas de remplir le filet avec nous. Alexandre, c’est un joueur de profondeur qui sait jouer au hockey», note l’entraîneur-chef des Aigles Bleus.

Judes Vallée avait également des bons mots à adresser au sujet de Nathaël Roy.

«Nathaël, c’est un Rémy Anglehart en plus costaud. Il va définitivement jouer au sein de l’un de nos deux premiers trios. C’est un joueur qui a du caractère et c’est ce que nous recherchons», souligne Vallée. – RL