Le hockeyeur Jacob LeBlanc déjà rendu à sa septième quarantaine!

On peut dire sans se tromper qu’une quarantaine de 14 jours à la maison (ou à l’hôtel) ne fait partie de la bucket list d’aucune personne sur Terre. Imaginez que Jacob LeBlanc, lui, en est déjà à son septième confinement depuis mai dernier.

Même s’il ne cache pas qu’il a souvent ressenti de la frustration au fur et à mesure que les quarantaines se sont empilées, le gardien de but des Western Capitals de Summerside préfère désormais en rire tellement le ridicule de la situation le dépasse.

«J’aime mieux en rire, s’exclame le Dieppois qui était de fort belle humeur à l’autre bout du combiné. J’ai un bon ami à moi, Ed McNeill, qui joue maintenant avec l’Armada de Blainville-Boisbriand, qui est rendu à six quarantaines. Mais je ne connais personne qui soit rendu à sept comme moi.»

«Il n’y a rien que je puisse faire. C’est complètement hors de mon contrôle. Je choisis plutôt de prendre ça une journée à la fois», confie Jacob avec sagesse.

Cette dernière quarantaine s’explique par un cas de COVID-19 dans l’équipe. La nouvelle est sortie lundi et la Ligue de hockey des Maritimes a aussitôt annoncé que les six prochaines parties des Western Capitals étaient repoussées.

Notons que le gardien de 18 ans a vécu la même chose en octobre dernier quand sept cas de COVID ont été dépistés dans l’organisation des Voltigeurs de Drummondville, où l’Acadien évoluait avant Noël.

Un changement de décor

Comme si la pandémie n’était pas assez, Jacob LeBlanc a dû composer avec également beaucoup d’adversité pendant son séjour d’une saison et demie avec les Voltigeurs. Il s’est ainsi retrouvé bien malgré continuellement dans des ménages à trois gardiens.

«Quand je suis revenu à la maison pour les Fêtes, j’ai parlé avec mon agent (Bryan Dubé), avec mon entraîneur privé (Dave Kennedy) et mes parents de ma situation. Je n’ai pas joué beaucoup depuis deux ans. J’ai dû jouer une dizaine de matchs en tout. Ç’a avait plutôt bien été à ma première saison, mais avec la pandémie ç’a été très différent cette année. J’ai donc choisi de ne pas retourner à Drummondville et de demander une transaction», mentionne-t-il.

Il tient toutefois à préciser qu’il n’a aucun ressentiment envers la direction des Voltigeurs.

«J’aime vraiment tout le monde là-bas, dit-il. Il n’y avait juste pas de place pour moi avec (Francesco) Lapenna, qui est devenu l’un de mes meilleurs amis et avec qui je discute pratiquement tous les jours, et le jeune Riley Mercer. Tous deux devraient encore être là la saison prochaine.»

«Je préfère regarder tout ça de façon positive et me dire que tout arrive pour une raison. Je suis loin d’avoir tiré un trait sur la LHJMQ. Je crois encore que je vais pouvoir me trouver une place. Bryan (Dubé) m’a dit qu’il y a un certain intérêt chez certaines équipes», révèle le portier de 6 pieds et 160 livres.

«Tout ce que je demande c’est d’avoir une chance. Dans ma tête, je sais que je peux jouer dans la LHJMQ. Je me vois dans cette ligue et je continue de travailler fort pour y arriver. Chaque gardien a son trajet qui lui appartient. Il s’agit juste de ne pas abandonner et de continuer à y croire. Parce que si tu n’y crois pas, personne ne va y croire pour toi», indique-t-il.

Un cuisinier hors pair

Quand Jacob terminera cette septième quarantaine, le 5 avril, il aura donc été isolé pendant 98 jours. C’est beaucoup.

Si Netflix l’aide à passer un peu de son temps libre, il dit qu’il consacre surtout ses énergies à ses études et à son entraînement.

«J’aime également beaucoup me faire à manger. Je suis devenu pas mal bon cuisinier. C’est mon oncle Luc, qui a déjà été un champion canadien de taekwondo, qui m’a appris à cuisiner. Ma spécialité c’est la brochette de boeuf Teriyaki», termine Jacob LeBlanc en riant.